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LES COUCHES JETABLES: POUR ET CONTRE


Les couches jetables classiques

Contre

Les couches jetables classiques représentent une pollution pour l’environnement et un risque pour la santé des enfants.

Une couche jetable, c’est :

* De la pâte à bois d’arbres non gérés durablement. Ce qui représente 4,5 arbres coupés par enfant jusqu’à l’âge de la propreté (vers deux ans et demi en moyenne).
* Du plastique non biodégradable à base de pétrole, une matière première non renouvelable.
* Un super absorbant synthétique, le polyacrylate de sodium (ou SAP) dont rien ne prouve qu’il ne soit nocif mais qui n’est pas biodégradable.
* Des parfums allergisants et agressifs pour la peau des bambins. Des produits chimiques et des composés organiques volatiles nocifs - non mentionnés par les fabricants car aucune législation ne les contraint à le faire. Les risques sanitaires connus liés à ces substances ? Dérèglements hormonaux, déficiences immunitaires, troubles de la fertilité, cancers. Cependant, il n’existe pour le moment aucune étude qui dise quels sont les risques réels de ces composants, aux taux de concentration auxquels ils sont présents dans les couches, pour la santé des bambins. Enfin, la température plus élevée des testicules dans les couches jetables, non respirantes, engendrerait une possible stérilité des garçons.
* Un blanchiment au chlore qui produit des émanations de produits toxiques pour l’environnement, produits qui se retrouvent dans les couches.
* Un effet « fesse au sec » qui provoque parfois des érythèmes fessiers si la couche n’est pas changée suffisamment souvent. L’air circulant peu, la température augmente, ce qui favorise le développement des bactéries et accentue l’effet agressif de la transformation de l’urine en ammoniaque.
* Une tonne de déchets par enfant jusqu’à ce qu’il soit propre. Et des poubelles à vider sans arrêt sous peine de mauvaises odeurs.
* Des dioxines toxiques qui se dégagent des couches jetables incinérées. Enfouies sous terre, elles mettraient entre 200 et 500 ans à se décomposer sans être assimilées par la nature. Et les excréments (qui devraient être jetés dans les toilettes) et bactéries qu’elles contiennent risquent de contaminer les sols et l’eau.

Pour

Si vraiment vous ne pouvez pas faire autrement. Si vous avez des difficultés à vous procurer des couches jetables biodégradables et que la crèche ne veut pas entendre parler des couches lavables.

 

Les couches jetables biodégradables

Pour

Les couches jetables biodégradables sont incontestablement plus écologiques que les couches jetables classiques et plus confortables pour bébé. Elles sont principalement composées d’ouate de cellulose biodégradable (blanchie en partie ou non à l’oxygène et non au chlore), sont sans agents conservateurs ni parfums nocifs (remplacé par des extraits de feuilles de l’arbre à thé, antibactérien et antifongique) et sont plus respirantes que les couches jetables classiques. Tout cela permet de limiter allergies et érythèmes fessiers sur la peau délicate des petits.

D’autre part, la cellulose qui les compose provient du bois de forêts gérées durablement qui n’ont connu ni engrais ni pesticides de synthèse (ou un minimum et tolérables pour la nature).

Leurs emballages, en amidon de maïs, sont biodégradables. Mais elles contiennent encore du plastique, remplacé chez quelques rares marques par de l’amidon de maïs, et du super absorbant chimique.

Les couches jetables sont donc biodégradables en partie seulement. Et elles ne sont pas bio au sens de « biologiques » certifié par les labels. C’est pourquoi nous pouvons ne pas être tout à fait enchantés par leur utilisation (voir notre sujet « Contre les couches jetables biodégradables ») !


Contre

Les couches jetables dites biodégradables ne le sont pas tout à fait. Elles contiennent en effet pour la plupart du polyacrylate de sodium (ou SAP), en moindre quantité quand même que dans les couches jetables classiques car il est associé à de l’amidon de blé ou à du coton. Ce super absorbant, qui garantit le fameux effet « fesses au sec », est d’origine synthétique. Si son pH est neutre, il n’est cependant pas biodégradable : la nature ne l’assimile pas. Pas plus que les Velcro et les élastiques qui sont souvent en plastique (à couper avant d’envisager un compostage des couches).

Le coton et le maïs (notamment le maïs des emballages) sont certes biodégradables et souvent garantis sans OGM. Mais ils ne sont pas forcément issus de cultures biologiques labellisées « AB » et ont donc connu pesticides et engrais de synthèse (qui ne sont pas ce qu’il y a de mieux pour les sols et les nappes phréatiques). De même, leur transformation n’est pas forcément propre non plus. Quant aux emballages en maïs : oui ils sont biodégradables ou recyclables, mais qu’en est-il des encres d’impression ?

 

 


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