Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement
     

 

 

 

 

Avril 1999

Ventilation

 
bvert1.gif (123 octets) Bouleversement
bvert1.gif (123 octets) Associer les acteurs de santé
bvert1.gif (123 octets) Drôles d'horaires
bvert1.gif (123 octets) Bon appui-conseil
orange1.gif (606 octets)
orange1.gif (606 octets) Sources de pollution
orange1.gif (606 octets) Composés Organiques Volatils
orange1.gif (606 octets) Les sources d'humidité
orange1.gif (606 octets) Interview
orange1.gif (606 octets) Principaux polluants
orange1.gif (606 octets) Maisons en bois de pays
orange1.gif (606 octets) Ventilation
orange1.gif (606 octets) Conséquences d'une
mauvaise ventilation
orange1.gif (606 octets) Matériaux et techniques
orange1.gif (606 octets) Laine de verre radioactive?
orange1.gif (606 octets) Labels écologiques
orange1.gif (606 octets) Isolation
 
 

 

 

 

Un grand bol d’air reste le meilleur remède contre la pollution intérieure. Pour faire respirer l’habitation, il faut l’aérer et la ventiler.

 

 

Changer d'air. Photo JP-Roux/BSIPAprès le choc pétrolier des années 70, plus question de laisser filer les précieuses calories. "La chasse au gaspi" est ouverte : portes étanches, doubles vitrages, matériaux d’isolation en tous genres font maintenant partie intégrante des logements. Cette protection est pourtant trompeuse : si elle permet de garder la maison fraîche en été et chaude en hiver, elle offre aussi un abri confortable à quelques hôtes indésirables. Trop isolée et mal aérée, la maison devient un véritable réservoir d’humidité, de polluants, et d’allergènes. Sans compter les risques d’asphyxie. Indispensable à une bonne hygiène, la ventilation évacue l’air vicié par les polluants, apporte de l’air neuf qui dilue les contaminants et lutte contre l’humidité et les condensations.

Les différentes méthodes

Dans une maison isolée thermiquement mais sans ventilation, le renouvellement de l’air intérieur se fait en 10 heures, contre 1 heure dans une maison standard et 1/2 heure dans une maison ancienne. Depuis 1982, les normes fixent un renouvellement de 0,5 volume/heure dans les pièces principales. Au Danemark, dans des constructions expérimentales, il a été démontré qu’une ventilation assurant un renouvellement en permanence de l’air 1 à 1,3 fois par heure permettait une très forte diminution de la présence des allergènes.Pour assurer le grand bol d’oxygène, il existe plusieurs méthodes, des plus simples aux plus sophistiquées.

Aération empirique

L’ouverture en grand des fenêtres plusieurs fois par jour, sans s’occuper de l’étanchéité des menuiseries (portes et fenêtres), est une méthode facile à appliquer et économique. Mais elle entraîne perte de chaleur, courants d’air, non-maîtrise de l’hygrométrie et de la qualité de l’air en cas d’habitat en zone polluée (circulation automobile, industrie…).

Ventilation naturelle

La pose de grilles d’aération, en haut et en bas, dans les pièces de service (WC, cuisine, salle de bain) assure la ventilation grâce à la différence de température entre l’intérieur du logement et l’extérieur. L’air chaud étant plus léger que l’air froid, l’entrée d’air se fait par la partie basse et la sortie par le haut. Ce système peu coûteux a longtemps été utilisé. Mais en été, il n’y a pas de différence de température entre intérieur et extérieur, donc pas de renouvellement d’air ; et en hiver, on perd beaucoup de chaleur par l’entrée d’air froid.

Ventilations mécaniques contrôlées (VMC) etventilation mécano-statique

Le principe est le même que pour la ventilation naturelle. L’air vicié est évacué par un ventilateur mécanique (ou équipé d’un moteur) dont la rotation est déclenchée par la différence entre masses d’air chaud et froid. Ce procédé rudimentaire n’est pas très efficace.

VMC à simple flux

L’air neuf entre par les ouvertures (grilles) installées dans les parties hautes des pièces principales et sort par les ouvertures, prévues également en partie haute, dans les pièces de service. L’extraction vers l’extérieur est assurée par un ventilateur.Cette aération permanente est indépendante des conditions atmosphériques mais ne tient pas compte de la qualité de l’air extérieur et des variations d’humidité et de chaleur.

VMC à double flux

Un ventilateur extrait l’air vicié depuis les pièces de service et le rejette directement dehors. L’air extérieur est filtré, réchauffé par récupération de la chaleur de l’air extrait, et soufflé dans les pièces principales. Un peu plus onéreux, ce système permet de purifier l’air venant de l’extérieur en limitant les pertes thermiques.

Autres méthodes

Certains systèmes de VMC sophistiqués se règlent automatiquement en fonction de l’hygrométrie, de l’occupation et des activités du local. Ils permettent aussi de filtrer l’air selon les polluants présents.En période de froid ou par négligence, 60 % des habitants en collectifs obstruent les sorties d’aération. Et 44 % des usagers interrompent la VMC la nuit, pour ne pas être gênés par le bruit…Malgré le bien-être qu’elle peut apporter, la ventilation reste le parent pauvre de l’aménagement de la maison : " Si nous intervenons souvent sur des bâtiments publics, rares sont les particuliers qui font appel à nos compétences pour installer ou perfectionner leur ventilation ", constate M. Laposta, thermicien. Pourtant, l’installation en réhabilitation de la VMC, sans une étude correcte, est une des causes d’augmentation de l’asthme, a constaté le ministère de la Santé.

Des plantes polluvores

Pour filtrer de façon efficace l’air confiné des capsules spatiales, la Nasa a eu l’idée de faire appel aux ressources de la nature. Ses études ont démontré que certaines plantes sont particulièrement gloutonnes pour absorber les polluants. Le lierre filtre le formaldéhyde émis par la combustion du tabac ou les panneaux de bois agglomérés. Il s’attaque aussi au trichloréthylène qu’on trouve dans les peintures et vernis, par exemple. La langue de belle-mère (Sanseviera), les ficus et les dracaenas dévorent indifféremment formaldéhyde, trichloréthylène, benzène. À leur appétit pour les polluants, ces plantes ajoutent leur facilité d’entretien. Pour assainir l’air de sa maison, mieux vaut pourtant éviter de la transformer en serre tropicale, surtout les chambres à coucher. La moisissure qui se forme à la surface de la terre des plantes en pots est un régal pour les acariens. Les allergiques devront donc éviter la compagnie des plantes en pot.Grâce à la photosynthèse, les plantes vertes absorbent le gaz carbonique et le transforment en oxygène ; mais faute de lumière, cette opération d’épuration s’inverse la nuit : elles émettent alors du CO2 : il est donc préférable de faire chambre à part et d’aérer, le matin, les pièces contenant des plantes vertes.Grâce aux ions négatifs qu’elles émettent, les plantes d’appartement ont aussi un effet apaisant et relaxant. Raison de plus pour avoir la main verte.

Fabienne de Jenlis impatient@medecines-douces.com

Pour commander ce numéro, Cliquez ici

 

 

 

 

 

 

 
Abonnement à notre News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription Désinscription

Retour

Accueil - Dossiers - S'abonner - Email - Livres conseillés - Forum - News letter -
Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2002