Alternative
Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Constipation,
coliques, colite, ballonnements
Les colopathies traduisent des souffrances de la sphère intestinale,
liées parfois à des situations de stress.
Comment y faire face.
Comme
leur nom lindique, les colopathies concernent le côlon.
Elles correspondent à un mauvais fonctionnement intestinal qui
regroupe les troubles dits " fonctionnels " : troubles
du transit, douleurs abdominales aiguës (coliques) ou chroniques
(colites), ballonnements, excès de gaz. Seuls ou associés, ils
gâchent le quotidien.
" Jai un travail passionnant, une vie de famille qui
me comble. Tout irait pour le mieux sans ces ballonnements après
les repas et ces lourdeurs. Quand je ne dois pas en plus supporter
une alternance de constipation et de diarrhées ", reconnaît
Monique, 43 ans.
Nadia, 27 ans, étudiante, a souvent mal au ventre : " Ça
me tord, jusquà me donner des nausées. Et je souffre de
constipation, état qui empire à lapproche des examens, comme
si tout était bloqué à lintérieur "
Pour Nadia
et Monique, peu importe le nom de leurs troubles, elles aimeraient
les comprendre pour mieux les combattre. Et surtout ne plus sentendre
dire par leur environnement et leur médecin : " Tout ça,
cest dans la tête ". Elles voudraient être prises au
sérieux " comme nimporte quel malade venant consulter
".
Maux
du corps
Les changements
de terme au fil des années sont révélateurs de lavancée
des connaissances. Suite à de récentes études, les médecins parlent
désormais de " syndrome de lintestin irritable ",
signalant la réalité dune hypersensibilité intestinale,
au niveau du côlon ou du rectum. Les personnes dont le seuil de
douleur est bas, ont plus vite mal au ventre que dautres.
Il y aurait donc un terrain physiologique propice. Le terrain
est naturellement influencé par lalimentation les
colopathes lapprennent vite à leurs dépens. Certaines fibres
(son des céréales, poireaux, ananas ) nécessitent pour leur
dégradation (1) laction
de bactéries particulières faisant partie de la flore intestinale.
Or la diversité des bactéries dépend à la fois des individus,
des traitements quils prennent (les antibiotiques mettent
à mal cette flore ; les laxatifs et anti-constipants également)
et de lalimentation.
La digestion
libère des quantités plus ou moins importantes de produits de
fermentation : hydrogène et méthane responsables des ballonnements
et dexcès de gaz Lamidon, que lon trouve
dans les céréales, les pommes de terre, les féculents, les châtaignes ,
insuffisamment digéré, induit également la formation de gaz. Autre
aliment fréquemment mis en cause : le sucre du lait, le lactose,
chez les personnes dites " intolérantes " (au lait).
En fait, leur système enzymatique ne contient pas lenzyme
capable de dégrader le lactose, et le lait mal transformé oblige
les bactéries à intervenir, conduisant à la formation de gaz.
Lensemble
de ces raisons " physiologiques " ne suffit pas à expliquer
toutes les colopathies. Alors, influence du psychologique ?
72 % des patients consultant pour ces troubles signalent également
des problèmes dordre psychologique, tels que lanxiété
ou la déprime Proportion sans commune mesure avec ce qui
se passe dans les autres pathologies, où seulement 18 % des patients
expriment des difficultés à vivre. De plus, selon les études,
entre 70 et 80 % des colopathes voient leurs symptômes exacerbés
en cas de stress ou de contrariétés affectives. Le plus souvent,
dailleurs, ces malades " sanalysent " bien
plus que les autres.
Pleinement
conscients du lien entre leurs maux et leur état psychologique,
ils voient sinstaller un cycle infernal. Plus ils souffrent,
plus ils angoissent et plus leurs symptômes empirent ! Finalement,
il est très difficile de savoir lequel de lesprit ou du
corps devance lautre, tant les deux sont intimement liés.
Même si les médecins nont pas prouvé lexistence dun
rapport étiologique de cause à effet entre langoisse
et la survenue du syndrome de lintestin irritable, ils constatent
que le stress, chez ces patients, se reporte sur la sphère digestive.