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Mai 1999

Hold-up sur les toits

bvert1.gif (123 octets) Portables: danger !
bvert1.gif (123 octets) Hypersensibilité à l'électricité
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bvert1.gif (123 octets) Conseils
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bvert1.gif (123 octets) Hold-up sur les toits
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bvert1.gif (301 octets) Les solutions
bvert1.gif (301 octets) Quelques chiffres
bvert1.gif (301 octets) Attention
 

 

 

 

 

 

 

"Mailler le territoire ", cela signifie pour les opérateurs installer suffisamment d’antennes proches les unes des autres. Comme chaque opérateur a son propre maillage, les antennes fleurissent un peu partout en France.

Hold-up sur les toits. Photo Moschetti/REA" À Toulouse, nous dit Daniel Depris, du CEPHES (Comité européen pour la protection de l’habitat, de l’environnement et de la santé), il y en a environ une tous les trois cents mètres ". Un quadrillage mené tambour battant par des opérateurs pressés, peu soucieux d’esthétisme et des risques qu’ils peuvent faire courir aux populations. Quand ils décident d’implanter une antenne dans une zone donnée :

• Ils font un repérage très précis des lieux à l’aide de photos aériennes, de plans d’occupation des sols, de cartes IGN, de plans d’immeubles… ;

• Ces documents en main, ils s’adressent aux maires des communes, aux sociétés d’autoroute, aux syndics d’immeubles… Et proposent contre espèces sonnantes et trébuchantes la location d’un bout de terre ou de toit. L’accord signé, les travaux sont faits dans la foulée et les résultats sont parfois déroutants. M. et Mme Delmarle, d’Octeville-sur-Mer (près de Rouen), se sont retrouvés quasiment du jour au lendemain avec une antenne de 34 m de haut (1m de diamètre à la base) à 30 mètres de leur chambre à coucher, non loin de l’entrée de leur maison. " Comble du paradoxe, nous sommes entourés de champs, s’insurgent-ils, alors pourquoi là ? ". Parce que le terrain sur lequel est plantée l’antenne appartient à un agriculteur qui, après que la mairie avait donné son accord, a accepté l’implantation. Et parce que l’opérateur a installé l’antenne dans l’endroit dudit terrain le plus facilement accessible ; à savoir l’extrémité de l’impasse dans laquelle habitent M. et Mme Delmarle, sans que leur avis ait été sollicité.

Autre cas, les parents d’enfants de l’école primaire Montolivet, de Villeneuve-les-Avignon ont eu la surprise de voir, le jour de la rentrée de septembre 1997, des installateurs sur le toit de l’école en train de poser deux antennes relais. Sans que personne ait été informé.

Autre exemple, celui de Madeleine qui habite avenue Victor-Hugo, à Paris, un immeuble de neuf étages. Là, c’est le syndic qui a été contacté par France Télécom. En échange de 40 000 francs par an de location, l’opérateur propose d’implanter différentes antennes sur la terrasse. Et de refaire à sa charge l’escalier qui y mène, ainsi que de procéder à la réfection de l’installation téléphonique de l’immeuble (coût approximatif des différents travaux : 150 000 F). " Les décisions du syndic se prennent à la majorité absolue (50 % des voix plus une). Autant dire que la demande a été acceptée sans hésitation. Même moi, je me suis fait piéger tellement les choses étaient bien présentées et l’offre alléchante. Ils sont prêts à offrir des sommes exorbitantes pour obtenir le droit de s’implanter. C’est après que j’ai réfléchi et que je me suis renseignée sur les risques pour la santé. Car je suis propriétaire de la terrasse que j’ai entièrement aménagée en appartement et l’une des plus grosses antennes sera directement au-dessus de mon lit. Je suis carrément inquiète. " Depuis peu, Bouygues surenchérit sur l’offre de France télécom, offrant 54 000 frans par an pour un contrat de dix ans…

Toujours à Paris, France est propriétaire d’une terrasse qu’elle a transformée en habitation juste en face de la Maison de la radio. Son syndic a lui aussi été entrepris par un opérateur. Elle affûte actuellement ses arguments pour convaincre l’assemblée de propriétaires de ne pas donner suite à la demande. Actuellement, il n’existe aucune législation concernant le respect d’une distance entre les habitations et les lieux d’implantation d’antenne. Et l’argument financier, terriblement tentant, fait le plus souvent pencher la balance, au mépris des populations les plus exposées – enfants, personnes fragiles… – et des personnes les plus proches.

Cécile baudet impatient@medecines-douces.com

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