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Mai 1999

téléphones et antennes relais

Portables : danger !

bvert1.gif (123 octets) Portables: danger !
bvert1.gif (123 octets) Hypersensibilité à l'électricité
bvert1.gif (123 octets) Un système cellulaire
bvert1.gif (123 octets) Conseils
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bvert1.gif (123 octets) Hold-up sur les toits
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bvert1.gif (301 octets) Affaire Jeanpert et Leroy
bvert1.gif (301 octets) Force Ouvrière enquête
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bvert1.gif (301 octets) Les solutions
bvert1.gif (301 octets) Quelques chiffres
bvert1.gif (301 octets) Attention
 

 

 

Perturbation du cerveau, risque de tumeurs du cerveau et de la glande parotide (glande salivaire dans la joue), dégénérescence de l’œil, altération de la mémoire et de la formule sanguine… On n’en finit pas de découvrir les conséquences du portable sur la santé.

 

Téléphones Portables : danger. Photo Gilles Larbi/DiatonikLe nombre des utilisateurs de téléphones mobiles explose. Ils étaient 1,5 million en France en 1996. Ils seront au moins 5 millions en l’an 2 000. Cette technologie s’est développée sans que son impact sur la santé ait été étudié. Il n’est pas trop tard pour évaluer ses effets et prendre les mesures de précaution nécessaires.

Pratique, utile, discret (quand il est éteint), tout-terrain, le portable est l’accessoire devenu indispensable des " branchés " – si l’on peut dire ! – affranchis des postes téléphoniques fixes, et des jeunes loups constamment sur la brèche. Le bout du monde à portée de voix au plus profond du désert : une vraie révolution en matière de communication. Révolution dont on commence à s’inquiéter. Ne menace-t-elle pas la santé des utilisateurs et celle des personnes dont l’habitat ou la chambre à coucher jouxte les antennes relais installées sur le toit d’immeubles ? Car le " kit " vendu à l’utilisateur est indissociable des antennes érigées par les opérateurs (Itineris, SFR et Ola) sur l’ensemble du territoire.


Branchés sur un micro-ondes

Les téléphones portables et leurs antennes relais fonctionnent chacun à la fois comme émetteur et comme récepteur, et à la même fréquence quand ils appartiennent au même réseau. Le signal émis par le téléphone portable est capté par l’antenne relais la plus proche qui, elle, renvoie le signal soit vers le réseau téléphonique traditionnel, soit vers d’autres antennes relais, soit encore vers un autre téléphone portable, celui-ci étant alors le récepteur de la communication.

La transmission des communications se fait par ondes électromagnétiques qui se propagent dans l’air ambiant entre l’antenne relais et le poste portatif (ou vice-versa). Les réseaux utilisent les fréquences (la gamme des hyperfréquences ou micro-ondes) qui leur sont attribuées – de même qu’il existe des fréquences d’émission réservées aux stations radio. Soit la bande des 900 mégahertz pour le réseau GSM (1) d’Itineris et SFR, soit celle des 1800 mégahertz pour le réseau DCS (2) d’Ola. Comme l’ensemble de ces bandes est près d’être saturé, on prévoit d’attribuer bientôt aux portables la bande de 2 000 mégahertz. On se rapproche de plus en plus de la fréquence de 2450 mégahertz utilisée dans les fours à micro-ondes (3). Avec tout de même une différence notable entre les deux : le four à micro-ondes a une puissance comprise entre 500 et 1000 watts, les téléphones mobiles portables ont une puissance de 1 à 2 watts et ceux des voitures de 7 à 8 watts. Les antennes stations relais ont quant à elles une puissance d’émission de l’ordre de 400 watts (4). Mais le four à micro-ondes est blindé, les portables et les antennes ne le sont pas.

Que sait-on de l’effet sur la santé de cette technologie nouvelle pour l’homme de la rue, mais depuis longtemps utilisée et très réglementée dans le domaine militaire ?

 

(1) GSM pour Global system for mobil communication.

(2) DCS pour Digital communication system.

(3) La bande des micro-ondes ou hyperfréquences est comprise entre 300 mégahertz et 300 gigahertz.

(4) Donnée fournie par le CEFE, le Centre d’études et de formation en écologie de Namur. La puissance des émetteurs est de 8 watts, mais celle-ci est multipliée par le coefficient d’amplification de l’antenne, qui selon les opérateurs serait de 50. Le fabricant allemand Kathrein signale une puissance maximale de 600 watts.

Perturbation du cerveau

L’effet principal des hyperfréquences est de provoquer un échauffement (principe du four à micro-ondes) dont l’intensité est liée à la puissance de l’appareil et qui varie en fonction du carré de la distance d’exposition entre l’appareil et la surface exposée. Plus l’appareil est près, plus c’est dangereux.

Dans l’aide-mémoire n° 183 examiné en mai 1998, l’Organisation mondiale de la santé fait le point. " Il a été signalé que l’exposition à des champs de radiofréquences trop faibles (c’est le cas des téléphones mobiles) pour provoquer un échauffement pouvait tout de même perturber l’activité électrique du cerveau chez le chat ou le lapin. Cet effet a également été décrit dans des tissus et des cellules isolées. D’autres études laissent supposer que les champs de radiofréquences agiraient sur le taux de prolifération de cellules, l’activité des enzymes ou les gènes de l’ADN cellulaire… Il faut poursuivre les recherches (5) pour dresser un tableau plus complet des risques sanitaires, notamment des risques éventuels de cancer résultant de l’exposition à des champs de radiofréquences de faible intensité. "

Ces préoccupations font suite à une étude publiée en 1998 dans un journal médical australien (6) faisant état d’un lien possible entre l’augmentation du nombre de tumeurs cérébrales dans l’Ouest australien (de 1982 à 1994) et le développement de l’utilisation du téléphone mobile dans la population. L’inquiétude est là-bas très grande, au point que l’Autorité de régulation des communications australiennes a décidé, le 1er février dernier, de limiter l’exposition du public aux champs électromagnétiques provenant des téléphones mobiles et de leurs stations relais.

De son côté, le Centre international de recherche sur le cancer, à Lyon, vient de lancer une étude internationale sur le risque de tumeurs du cerveau, de la glande parotide (glande salivaire située dans la joue) et du nerf auditif lié à l’utilisation de téléphones portables. La Commission européenne est elle aussi en état d’alerte. L’une de ses directions, la DG XIII, étudie les effets sur la santé des fréquences utilisées dans les radiocommunications, dont le téléphone portable.

D’autres effets ont été rapportés (7) : dégénérescence tissulaire de la rétine, de la cornée et de l’iris de l’œil ; modifications de la chimie du cerveau avec des interactions possibles avec certains médicaments ; altérations des fonctions d’attention et de la mémoire ; altérations de la formule sanguine ; altérations du système immunitaire (notamment de l’hormone mélatonine) ; augmentation de la pression artérielle de 10 % chez les utilisateurs de portables.

Par ailleurs, il a été mis en évidence que les téléphones portables peuvent influencer et dérégler les appareils médicaux électroniques : déclenchement d’alarme d’appareils d’assistance cardiorespiratoire, fauteuil roulant devenu incontrôlable, pompe à insuline déréglée, prothèse auditive brouillée, pacemaker affolé. " Une zone de sécurité est préconisée, souligne Daniel Comblin, ingénieur industriel, éco-conseiller du Centre d’études et de formation en écologie de Namur, qui va de 4 à 5 mètres, pour les téléphones mobiles de 2 watts, à plus de 10 mètres pour les mobilophones des voitures. "Enfin dans son ouvrage Téléphones cellulaires : danger ? (7) Roger Santini, docteur ès sciences, enseignant-chercheur à l’Institut national des sciences appliquées de Lyon, s’inquiète du taux d’absorption des ondes d’hyperfréquences plus important chez les enfants (selon des expériences effectuées sur des têtes en tissus artificiels). Ce qui devrait inciter à limiter l’usage des appareils portables par les adolescents.

Taux d'absorption spécifiques (TAS)
d'une onde hyperfréquence de 835 Mhz
générée par un téléphone mobile
cellulaire dans des modèles de:
TAS   TAS

tête d'adulte

 

d'un enfant de 10 ans

TAS   TAS

d'un enfant de 5 ans

 

Echelle des valeurs du
TAS en W/kg

Figures publiées avec l'autorisation de l'auteur


(5) L’OMS a initié, dès 1996, un projet EMF international qui a pour objet d’évaluer les effets sanitaires et écologiques de l’exposition à des champs électriques et magnétiques ou variables dans le temps des fréquences comprises entre 0 et 300 Gigahertz. Ce projet devrait s’achever en 2005.

(6) MJA 1998. 168 : 48 Brain tumours and mobiles phones. J. A. Davidson.

(7) Téléphones cellulaires : danger ? de Roger Santini. Ouvrage disponible par correspondance contre un chèque de 185 FF (TTC franco) à l’ordre des éditions Marco Pietteur, 39, avenue du Centenaire, B-4053 Embourg, Belgique ou en librairie (DG Diffusion), 208 pages, 1999



       

 

 

Antennes relais

Installation d'une antenne relais. Photo Georges Bartoli/REA

En ce qui concerne les antennes relais, leurs concepteurs se défendent de tout effet néfaste, considérant que l’émission de micro-ondes est directionnelle, selon des angles bien définis, dans les plans horizontaux et verticaux. " Mais il existe, considère Roger Santini, autour de l’antenne, derrière elle et sous l’horizontale des zones plus petites où des hyperfréquences sont également émises. Celles-ci peuvent, par exemple, entrer en résonance avec l’armature métallique en béton ou les poutres de soutien en acier présentes sur le toit. Ce phénomène risque alors de transformer les structures métalliques du toit en "ré-émetteurs passifs" pouvant affecter les occupants des appartements. "

Par ailleurs, toute personne susceptible d’intervenir sur le toit : pompier, policier, couvreur, électricien, voire sur un bâtiment très proche, peut se trouver directement dans le cône d’émission maximale de l’antenne durant des temps plus ou moins importants.Une réglementation délimite l’exposition professionnelle aux hyperfréquences, mais les intervenants occasionnels ne sont pas forcément prévenus des risques encourus qui sont, en outre, fonction des caractéristiques propres à chaque antenne. Surtout, on mesure dans l’environnement de ces stations relais des niveaux de radiations d’hyperfréquences importants. Un document gouvernemental australien (8) de 1996 fait état de mesures effectuées à 250 mètres d’une station relais de téléphones mobiles, à l’extérieur et à l’intérieur d’une école. Les valeurs trouvées, exprimées en watts par centimètre carré, vont de 15 à 45 microwatts par cm2.

Ces valeurs dépendent du nombre de communications transitant par la station relais, elles varient donc selon le moment de la journée et de l’année. " Or, des études, note Roger Santini, font état d’effets sur la reproduction, de perturbations comportementales et d’une augmentation du risque de cancer dès, respectivement, 80 microwatts, 10 microwatts et 1 microwatts par centimètre carré. " Selon le même rapport australien, des personnes habitant à 200 mètres d’une station relais de téléphones mobiles se plaignent de troubles divers tels que ménopause prématurée, fatigue chronique, perturbation du sommeil, allergies multiples…

Ce qui est sûr, c’est que le développement du téléphone mobile et de ses stations relais participe à l’augmentation du champ électromagnétique autour de la Terre. Comme le font les antennes de stations radio ou de télé et l’ensemble des activités qui font appel à l’électricité. À titre de comparaison, le rayonnement radioélectrique naturel du Soleil et des étoiles au-niveau du sol, toutes fréquences confondues, est de 0,1 microwatt par mètre carré. Actuellement ce rayonnement est estimé – selon des mesures réalisées au cours des années 80 aux États Unis ! – à 10 microwatts par m2 à la campagne (sans source émettrice proche) et entre 20 et 50 dans les villes. Il est grand temps d’étudier l’impact de ces modifications environnementales sur la santé publique. Et peut-être de résister à l’engouement pour le portable quand celui-ci n’est pas absolument nécessaire, ou au moins d’en limiter l’usage.

 

(8) Rapport australien. A local governement and community ressource document : Mobiles phones and their transmitter base stations. The evidence for health hazards. EMfacts information service. 1996, 240 pages.

 

 

 

 

 

 

 
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