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Juillet 1999

les filles et les garçons
en rose et en bleu

orange3.gif (1014 octets)L'art de gérer ses émotions
bvert1.gif (123 octets) Emoi,émoi,émoi
bvert1.gif (123 octets) Le coup de foudre, c'est du tonnerre !
bvert1.gif (123 octets) Un jour mon prince viendra
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bvert1.gif (123 octets) Réconcilier la tête et le coeur
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bvert1.gif (301 octets) Fiches pratiques
orange1.gif (606 octets) Cliniques privées
bvert1.gif (301 octets)
bvert1.gif (301 octets) compresses oubliées
orange1.gif (606 octets) Habitat de santé
bvert1.gif (301 octets) Feng Shui
bvert1.gif (301 octets) A fond la forme
bvert1.gif (301 octets) La maison comme une peau
bvert1.gif (301 octets) Pour en savoir plus
bvert1.gif (301 octets) Astre au logis
bvert1.gif (301 octets) Comprendre la lune
 

 

 

 

Les enfants ne se comportent-ils pas en fonction de l’attente des parents et de leurs préjugés ? Ainsi, les filles seraient sensibles et les gars durs. Mais les choses changent…, du moins peut-on l’espérer.
Pierre Michaud

 

Les filles et les garçons n’expriment pas leurs émotions de la même façon. Les hommes et les femmes ne parlent pas le même langage émotionnel. Pourquoi ? « Dès les premiers jours de son existence, un bébé se retrouve dans un monde masculin-féminin, hautement différencié, explique Alain Braconnier, psychiatre, directeur du centre Alfred-Binet à Paris et auteur du Sexe des émotions (Le Sexe des émotions, Alain Braconnier, éd. Odile Jacob, Opus, 1998). L’instruction des pères et des mères, l’attitude des enseignants et le contexte social dans son ensemble renforcent très tôt, et le plus souvent à l’insu des uns et des autres, les différences émotionnelles. Par-delà la génétique, c’est l’éducation au sens large qui favorise le développement des différences. »Après de nombreuses années passées à étudier ces différences, Alain Braconnier a constaté que les filles sont plus stables émotionnellement, plus faciles à consoler que les garçons, qu’elles expriment davantage leurs émotions. Elles communiquent rapidement et d’ailleurs parleront plus tôt et mieux que les garçons. À peine âgées de quelques heures, elles manifestent une grande réceptivité aux émotions des autres, répondant par exemple aux pleurs d’un autre bébé alors qu’un garçon n’y prête aucune attention. Rien de génétique dans tout cela, affirment les chercheurs en psychologie. « Les petites filles ont dû apprendre très tôt à s’intéresser aux expressions des autres afin de s’assurer que leurs propres sentiments seraient pris en compte... De ce fait, elles développent de meilleurs capacités de communication. »

Ça change

L’attitude des parents, leur attente et leur interprétation des émotions… sont très importants. Si l’on projette l’image d’un bébé de neuf mois en pleurs et que l’on interroge un groupe d’adultes des deux sexes en demandant : « Pourquoi ce petit garçon pleure-t il ? » « Parce qu’il est en colère », répondent les hommes comme les femmes. Mais : « Pourquoi cette petite fille pleure-t-elle ? » « Parce qu’elle a du chagrin… », répondent les uns et les autres. Tout au long de l’enfance, les parents mais aussi les enseignants vont adopter un comportement différent à l’égard des filles et des garçons. À une petite fille en conflit à l’école on demandera d’être gentille, à un garçon la mère dira « défends toi ! ». Tout parent attribue à son enfant des émois qu’il ou elle est encore incapable de ressentir. Leur interprétation illustre simplement le poids des stéréotypes culturels : les garçons seraient ainsi « naturellement plus agressifs » et les filles « sensibles ».« Le monde des émotions est coupé en deux, explique Paule Salomon, philosophe-thérapeute, autrice de La Femme solaire et Les hommes se transforment (Les hommes se transforment, Paule Salomon, éd. Albin Michel, 1999.). L’expression des émotions est reliée au féminin. Exprimer ou ne pas exprimer ses émotions est un partage dont notre monde est encore tributaire. Les femmes se plaignent des hommes qui n’expriment pas leurs émotions et les hommes parlent de leur incapacité à le faire. Les hommes aiment le sexe, les femmes l’intimité. » Pourtant, cela est en train de changer, même si le phénomène est encore marginal. Paule Salomon anime des stages de développement personnel pour les hommes et les femmes et constate une évolution : « Les larmes font fondre la cuirasse du guerrier et le pont entre l’homme et la femme se construit. Les identités se mixent de plus en plus, le féminin intégrant du masculin et vice versa. La marche sera longue et difficile car les valeurs féminines, contrairement à ce que certains prétendent, n’ont jamais irrigué les civilisations. Mais nous sommes dans un temps de passage et, si le masculin s’ouvre, le féminin se durcit. Les femmes ont porté le flambeau de l’amour pendant des siècles ; aujourd’hui, elles découvrent la liberté et l’autonomie et semblent préférer la puissance. »

Martine Laganier impatient@medecines-douces.com

 

Pour l’aspect thérapeutique : Émotionnel masculin et remèdes de Bach, Stefan Ball, éd. Le courrier du livre. Des remèdes pour les problèmes émotionnels spécifiquement féminins, et pour aider l’homme à se libérer du poids des stéréotypes culturels.

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