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Septembre 1999

les critères de l’eau de vie

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Potabilité ne signifie pas qualité biologique de l’eau. Trois critères sont à surveiller.

 

 

La réglementation et les contrôles font de l’eau le produit de Alternative Santé L'Impatient 259 Septembre 1999consommation courante le plus surveillé, ce qui représente un grand progrès, nous épargnant les épidémies qui ont décimé nos ancêtres et ravagent encore de nombreuses régions du monde.Mais l’eau n’est pas un produit banal : sa fonction biologique de maintien des équilibres fondamentaux de la vie en fait un corps encore énigmatique pour la science.Au-delà des normes officielles qui représentent une base de sécurité, Louis-Claude Vincent, ingénieur hydrologue, a proposé trois paramètres d’appréciation de la qualité biologique de l’eau :


orange1.gif (606 octets) Le potentiel hydrogène (pH) qui indique si elle est acide ou alcaline : pour qu’une eau joue convenablement son rôle de catalyseur des réactions biochimiques, son pH doit être compris entre 6 et 7. Les normes autorisent la distribution d’eau avec un pH compris entre 6,5 et 9.


orange1.gif (606 octets) La résistivité évalue la quantité de minéraux dissous dans l’eau : des valeurs égales ou supérieures à 7 000 ohms (mesure de la résistance électrique) donne à l’eau une meilleure efficacité d’épuration.


orange1.gif (606 octets) Le potentiel d’oxydo-réduction (rH2) indique la quantité d’électrons disponibles pour les réactions chimiques : ses valeurs optimales se situent entre 25 et 28.Mis à part le pH, ces valeurs ne font pas partie des normes officielles. Les meilleures eaux sont celles qui répondent à ces critères… et les affichent.Méfiants envers l’eau du robinet, les Français consomment de plus en plus d’eau en bouteille. Cette méfiance et cet engouement ne sont pas vraiment justifiés.Les eaux minérales représentent un formidable succès du marketing, reposant sur un formidable malentendu ! En effet, elles ne sont pas soumises à la même réglementation que les autres eaux de consommation. Leurs vertus thérapeutiques sont liées à des teneurs en minéraux qui dépassent bien souvent les normes exigées pour les eaux potables. Contrexéville et Hépar contiennent quatre à six fois plus de sulfates que le maximum autorisé au robinet. D’autres contiennent des doses de sodium contre-indiquées aux femmes enceintes, aux cardiaques, aux hypertendus, aux obèses. Les eaux minérales, de par leurs propriétés réputées thérapeutiques, ne devraient pas être consommées quotidiennement. C’est aussi le cas des eaux gazeuses, minérales ou non.Une eau normalement minéralisée doit avoir un résidu sec inférieur à 500 mg/l. L’ancienne norme était de 1 500 mg/l maximum.Les eaux de sources sont des eaux d’origine déterminée, répondant aux critères de potabilité sans avoir eu besoin de traitement. Elles n’apportent pas plus de garanties que beaucoup d’eaux du robinet faiblement traitées et à faible teneur en nitrates.Il ne faut pas oublier deux choses : les emballages en plastique libèrent du chlorure de vinyle lors de leur stockage. D’autre part, si les eaux sont bactériologiquement irréprochables à l’embouteillage, une fois ouvertes, les germes contenus dans l’air ambiant peuvent les contaminer et proliférer à température ambiante.

Jérôme Gous

 

 

 

 

 

 

 
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