Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Pendant la
guerre du Golfe (1990-1991), on craignait que lIrak nutilise
ses armes bactériologiques. Des milliers de soldats américains
et britanniques souffrent aujourdhui des vaccins quon
leur a injectés pour résister aux virus La guerre bactériologique
nest pas de la science-fiction.
Aucun doute,
la guerre du Golfe a servi de détonateur en 1990 : les nations
riches et super-équipées militairement se sont trouvées dramatiquement
faibles face aux armes chimiques et, surtout, biologiques. Avant
le conflit, les forces alliées ignoraient lampleur de larsenal
de Bagdad : au moins deux cents bombes, missiles et roquettes
chargés dagents biologiques et prêts à être utilisés en
cas dattaque nucléaire ! Heureusement pour lespèce
humaine, lIrak na pas pu et na pas eu le temps
de sen servir. Mais huit ans après la fin de cette guerre,
les conséquences infectieuses ne sont pas là où on les attendait.
Le
syndrome de la guerre du Golfe
Des milliers
de soldats américains et britanniques souffrent en effet de ce
quon nomme aujourdhui « le syndrome du Golfe » (GWS
: Golf War Syndrome). Or, ce ne sont pas les virus irakiens qui
les ont infectés, mais les vaccins quon leur a injectés
pour résister aux virus ! Pendant longtemps, les services de santé
des armées américaine et britannique ont tout simplement nié le
syndrome. Les symptômes : nausées, douleurs, désordres de la glande
thyroïde, violentes migraines, pertes de mémoire, paralysies,
nombre anormalement élevé de naissances denfants sévèrement
handicapés chez des parents ayant servi dans les armées ,
tout cela a été pendant plusieurs années mis sur le compte de
désordres psychologiques ! Mais les 100 000 soldats américains
concernés ont fini par obtenir quune commission indépendante
soit chargée denquêter. Depuis, les résultats des travaux
de recherche ne laissent guère de doutes. Pour Bob Garry, virologiste
à luniversité Tulane de New Orleans, « une substance graisseuse,
qui est extraite du requin, pourrait expliquer le syndrome ».
Cette substance, la « squalene », aurait été utilisée parmi les
ingrédients des vaccins expérimentaux reçus par les soldats. Lanalyse
du sang des victimes révèle des traces danticorps à ce produit,
ce qui nest jamais le cas chez les soldats non atteints.
Pour prouver sa théorie, Bob Garry a testé sur deux volontaires
un vaccin expérimental contre lherpès, contenant cette même
substance.
Tous les deux
ont immédiatement développé les mêmes anticorps et les mêmes symptômes
que les victimes du GWS. Or toutes les victimes ont un point commun
: avoir reçu, précipitamment, des combinaisons de vaccins expérimentaux
contre les maladies du charbon et de la peste. « Nous avons refusé
que nos soldats reçoivent ces vaccins, que nous jugions à un stade
beaucoup trop expérimental, et aujourdhui nous nous félicitons
de cette décision, aucun soldat français nayant été victime
du syndrome », affirmait récemment un haut gradé. Ce qui nest
pas le cas des soldats britanniques, qui, ayant reçu les vaccins
américains, sont plusieurs milliers à être atteints du GWS. La
commission indépendante la bien souligné : largument
de lUS Army, qui soutient maintenant que ses soldats ont
été victimes de nuages toxiques lancés par les Irakiens, ne tient
pas face à la bonne santé de leurs collègues français. Et voilà
larmée américaine bien embarrassée. « Nous navons
jamais utilisé ce produit dans nos vaccins », a vivement protesté
Jim Turner, représentant du département de la Défense américain.
Avec une vigueur bien compréhensible : ce produit nest pas
autorisé dans les vaccins ! Si la preuve formelle de son utilisation
était apportée, il sagirait tout simplement dune violation
de la Convention internationale de Nuremberg qui précise que «
le personnel militaire ne doit jamais être lobjet dexpérimentation
». Comme par hasard, il ne resterait plus aucune dose des vaccins
fournis en 1991. Les lots auraient été, soit entièrement utilisés,
soit détruits Autre résultat des recherches embarrassant
pour les responsables américains : une revue médicale vient de
publier des travaux prouvant que près de 50 % des victimes du
GWS présentent une anomalie génétique localisée dans le chromosome
22. Cette partie de leur patrimoine génétique aurait subi une
transformation provoquant une activation anormale de leur système
immunitaire. Quelle est la cause de cette dégradation ? Le mystère
reste entier mais, encore une fois, ces fameux vaccins expérimentaux
sont dans la ligne de mire.
Une
prolifération darmes biologiques
Pourquoi cette
précipitation sur ces vaccins contre le charbon et la peste ?
Parce que les militaires ont soudain pris conscience de lurgence
de la situation. Jusque-là, lopinion couramment admise était
que les armes biologiques étaient dun usage difficile et
peu fiable. Le réveil a été brutal. « La prolifération des armes
de destruction massive utilisant la génétique et le génie bio-moléculaire
nest plus une vue de lesprit. La communauté internationale
prend aujourdhui très au sérieux la prolifération des armes
biologiques », expliquait le délégué général pour lArmement,
Jean-Yves Helmer, lors des derniers Entretiens science et défense
dont un des thèmes était : « la maîtrise des risques biologiques
». Quelles maladies seraient susceptibles dêtre propagées
? Entrons dans le catalogue de lhorreur. « Une centaine
dagents biologiques peuvent être utilisés comme bombes en
puissance. Parmi eux, on a recensé 31 agents infectieux qui causeraient
réellement de grandes catastrophes. Sur ces 31, il y en a peut-être
11 qui peuvent être utilisés avec suffisamment de fiabilité. »
rapporte Donald Henderson, chercheur américain, spécialiste mondial
du sujet. Au hit-parade de la terreur, dabord le charbon
(anthrax), maladie bactérienne, mortelle en deux ou trois jours
; vient ensuite la variole, (maladie dautant plus dangereuse
quelle est actuellement complètement éradiquée), mortelle
dans 30 % des cas ; la peste bubonique, mortelle en un à deux
jours ; toutes les fièvres hémorragiques type Ebola, mortelles
; les diverses maladies telles que le botulisme, provoquées par
des toxines, déclenchant des détresses respiratoires mortelles
et foudroyantes ; les diverses encéphalites, les salmonelles pouvant
empoisonner rapidement la nourriture, les nombreuses formes de
diarrhées fortement anémiantes, etc.Pour ajouter encore à la noirceur
du tableau, il faut préciser que tous ces virus, bactéries et
toxines, peuvent désormais être « améliorés » pour devenir encore
plus tueurs, transformés pour être indécelables aux premiers symptômes
et résistants à tous les médicaments connus !
Des
scénarios de cauchemard
Comment se
défendre contre ces agressions qui pourraient être le fait de
terroristes ou de maniaques ? Les Américains, les premiers, ont
pris le problème en main en consacrant des dizaines de millions
de dollars à cette nouvelle forme de lutte. Car il sagit
de savoir organiser des ripostes totalement nouvelles : disposer
de diagnostics précis en quelques heures, fabriquer les antidotes,
vaccins ou antibiotiques le plus rapidement possible et dans des
quantités énormes, traiter en même temps des milliers, voire des
centaines de milliers de personnes, isoler les milliers de contagieux
; le tout, en sachant que les personnels de santé, de recherche
et de sécurité ou leur entourage proche peuvent eux-mêmes être
atteints, que les grands services dÉtat peuvent être désorganisés
par labsence de très nombreux salariés et que la panique
peut venir sajouter à ce scénario dramatique, surtout si,
à lattaque, sajoute une probable campagne de rumeurs
et de désinformation. Comment parvenir à surmonter un tel désastre
?
Plans
durgence
Pour répondre
aux éventuelles attaques par les armes biologiques et chimiques,
les services américains travaillent sur des plans défensifs suivis
de très près par les militaires européens. Il sagit en premier
lieu dencourager la recherche fondamentale. Désormais, tous
les grands laboratoires civils américains sont invités à infléchir
une partie de leurs travaux vers ces questions. Bien sûr, officiellement,
il ny a pas de développement darmes bactériologiques
ni chimiques parmi les signataires de la Convention de 1972, les
recherches ne portent donc que sur la défense contre celles-ci.
« Le seul gaz auquel nous avons droit est le gaz hilarant », déclarait
sans rire Claude Weisbuch directeur scientifique
auprès de la Délégation à larmement. Recherches sur les
protections, auxquelles sajoute un travail de prise de conscience
de lensemble des professionnels concernés. Ainsi, les réseaux
de surveillance épidémiologiques de la population sont de plus
en plus organisés pour pouvoir détecter très vite toutes sortes
dhospitalisations ou de cas suspects ; une procédure dalerte
est mise au point avec les industriels producteurs de médicaments
; les services de sécurité apprennent les bases de la biochimie
et les protections durgence ; les services techniques travaillent
sur la mise au point dappareils de détection dagents
contaminants dans les systèmes dair conditionné ; les services
secrets ont réorienté une partie de leurs effectifs sur la surveillance
des milieux de la biochimie et de la biotechnologie ; enfin, 27
grandes villes américaines se sont associées dans un programme
de simulation dattaques afin dentraîner leurs équipes
et de vérifier les rouages de décisions. Quant à lhypothèse
de trouver des vaccins correspondant à toutes les formes possibles
de maladies, plus personne ny croit. La recherche fondamentale
soriente plutôt vers la construction de base de données
répertoriant le maximum de variations possibles de chacune des
souches virulentes avec les réponses thérapeutiques correspondantes.
La
cible des gènes
À ce tableau
pas franchement réjouissant sajoute maintenant un deuxième
champ de bataille, lui aussi issu des progrès de la génétique.
Il sagit des dangers potentiels que représentent les fichiers
génétiques des populations. Le Projet génome humain, (HGP) vise
à séquencer intégralement, avant 2005, un génome humain type,
à partir de lADN dindividus de type européen. Lautre
projet, le Human Genome Diversity Project (HGDP), veut rendre
compte de la diversité de ce même génome humain, intégrant dans
celui-ci aussi bien les peuples menacés de disparition que les
peuples « dominants ». Dautres projets, portant sur des
zones géographiques précises, sont actuellement en cours dorganisation.
Lobjectif est bien évidemment de mieux connaître le bagage
génétique humain afin de créer des réponses thérapeutiques plus
précises. Mais ces projets soulèvent deux grandes craintes. Dabord
quune utilisation commerciale en soit faite, sans bénéfice
financier ou médical pour les peuples concernés. Et surtout, que
ces identifications génétiques nouvrent la porte à des manipulations
de virus, les rendant extrêmement virulents pour des groupes humains
ciblés, comme des minorités ethniques dont on voudrait se débarrasser.
Exactement comme la tuberculose a aidé, en son temps, les conquistadores,
en exterminant les populations indiennes locales.