Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 

 

Septembre 1999

Interview
jean-marc nesen, ingénieur du génie sanitaire
« Il faut anticiper les problèmes, mener des campagnes de prévention »

orange3.gif (1014 octets)
Eau
bvert1.gif (123 octets) enjeu du XXIe siècle
bvert1.gif (123 octets) eau potable
bvert1.gif (123 octets) interview
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets) polluants
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (301 octets) L'Europe toilette
bvert1.gif (123 octets) agriculture
bvert1.gif (301 octets)
bvert1.gif (301 octets) bons tuyaux
bvert1.gif (123 octets) que boire?
bvert1.gif (301 octets) fiches pratiques
orange3.gif (1014 octets)
Sectes
bvert1.gif (301 octets) rumeurs
bvert1.gif (301 octets) interview
bvert1.gif (301 octets) charlatans ?
bvert1.gif (301 octets) haro...
bvert1.gif (301 octets) avis des sociologues
bvert1.gif (301 octets) statut
   
orange3.gif (1014 octets)
Guerre bactériologique
bvert1.gif (301 octets) bombe à virus
bvert1.gif (301 octets) récemment
 

 

 

 

La surveillance de l’eau va bien au-delà du simple respect des normes. C’est ce qu’explique Jean-Marc Nesen, ingénieur du génie sanitaire à la Direction départementale à l’action sanitaire et sociale.

 

 

ALTERNATIVE SANTÉ - L’Impatient : Peut-on vous qualifier de « gendarme » de l’eau potable, chargé de faire respecter des normes ?

Jean-Marc Nesen : Dans chaque département, la mission de la Direction départementale à l’action sanitaire et sociale (DDASS) est d’inciter les distributeurs d’eau à faire toujours mieux. Mon rôle est de veiller non seulement à ce que l’eau soit conforme, mais surtout qu’elle soit de la meilleure qualité possible.L’eau bouge et change, chaque analyse est un instantané. On se focalise sur des dépassements de normes, alors que le vrai danger, ce n’est pas trop de nitrates ou de pesticides un ou deux jours par an, mais des taux élevés toute l’année. C’est l’étude des résultats au jour le jour qui permet de comprendre et de prévoir.

Il y a cent ans, on contrôlait huit paramètres. Les nouvelles normes européennes, adoptées l’an dernier, portent sur quarante-huit paramètres. Quelle confiance peut-on avoir dans ces normes ?

Avec l’eau, on est dans le domaine du vivant, donc du complexe. En 1999, on ne connaît pas encore tout sur les composants et polluants de l’eau. Sans compter que de nouvelles molécules sont créées et commercialisées alors que l’on n’a pas les moyens techniques de les détecter. Entre le moment où commence une recherche sur une molécule et celui où les résultats peuvent être traduits en normes, il se passe plusieurs années. Puisqu’on ne sait pas tout et qu’on ne peut pas tout chercher, il faut choisir des indicateurs représentatifs qui soient fiables, faciles à mesurer et d’un coût acceptable. Les normes retenues pour l’eau potable sont donc un consensus entre des données de santé, des limites techniques et économiques et des volontés politiques.

Les pesticides ne sont-ils pas en train de devenir un problème de santé publique d’autant plus préoccupant qu’ils risquent de contaminer les nappes phréatiques pour longtemps ?

Après avoir mis le projecteur sur les nitrates, c’est au tour des pesticides. Autant faire un dosage de nitrates est facile et peu coûteux, autant les recherches de pesticides sont complexes et onéreuses. Souvent les nitrates indiquent une activité agricole et donc la présence de pesticides. Plutôt que de nous lancer dans des études en aveugle, nous ciblons nos recherches. Par exemple, dans une zone de captage à côté de cultures de céréales, on ne trouvera pas de produits phytosanitaires utilisés pour la vigne, et inversement. Nous nous tenons informés des nouvelles molécules créées. Pour protéger les rivières aujourd’hui et, à plus long terme les nappes phréatiques, il faut anticiper les problèmes et mener des campagnes de prévention. En repérant les sources de pollution, en protégeant les captages et en suscitant la modification des pratiques domestiques, agricoles, industrielles. Les pesticides sont au cœur d’un vrai débat de société : pour nous nourrir, que veut-on privilégier, la quantité ou la qualité ?

Propos recueillis par Fabienne de Jenlis impatient@medecines-douces.com





















 

 

 

 

 

 

 
Abonnement à notre News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription Désinscription

Retour

Accueil - Dossiers - S'abonner - Email - Livres conseillés - Forum - News letter -
Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2002