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Septembre 1999

le prix de l’eau

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Le prix de l’eau grimpe. Il faudrait que cette augmentation corresponde à une amélioration de sa qualité.

 

 

En France, la production d’eau destinée à l’utilisation humaine est de 5,9 milliards de mètres cubes par an.   
Sur ce total, 43 % sont consommés par l’agriculture, 42 % (environ 2,5 milliards de m3) sont distribués en eau potable, 7 % sont utilisés par l’industrie, 8 % servent au refroidissement des centrales électriques (nucléaires ou classiques). En fait, la production d’électricité est responsable de prélèvements beaucoup plus importants (63 % du total) mais elle en restitue la majeure partie après refroidissement des réacteurs. Cette eau restituée est réchauffée ; elle a donc une capacité de régénération (oxygénation) diminuée et les équilibres biologiques des écosystèmes aquatiques s’en retrouvent perturbés.Depuis quelques années, le prix de l’eau grimpe régulièrement. D’après le ministère de l’Environnement, son prix moyen était de 14 F/m3 en 1995, pour une consommation moyenne de 120 m3 par logement. Il ne faut pas oublier qu’avec la facture d’eau nous payons aussi la récupération de nos eaux usées, et que les redevances (agences de l’eau principalement) servent à financer la gestion globale des ressources en eau. L’augmentation des prix est due à plusieurs facteurs :
orange1.gif (606 octets) une aggravation de certaines pollutions entraînant des opérations plus nombreuses et plus coûteuses ;
orange1.gif (606 octets) des exigences de qualité plus strictes nécessitant des analyses plus fréquentes et plus complexes, et plus de traitements ;
orange1.gif (606 octets) la lourdeur des investissements nécessaires pour créer ou moderniser des installations répondant à ces exigences de qualité et de sécurité sanitaire ;
orange1.gif (606 octets) la nécessité de s’engager au niveau collectif dans une réelle gestion des ressources en eau, nécessitant plus de moyens pour les agences de l’eau ;L’importance des services à gérer a entraîné, depuis vingt ans, le passage d’une gestion en service public à une mise en concession auprès de sociétés privées, dominées par trois d’entre elles, liées à des puissances financières et industrielles : Générale des eaux (Vivendi), Lyonnaise des eaux, Saur (groupe Bouyghes). Ces trois groupes se sont hissés aux premières places mondiales et exportent largement leurs technologies. Dépassées par l’ampleur du problème, et parfois alléchées par des retombées, les collectivités ont souvent démissionné et laissé le champ libre à ces intérêts privés.Seuls une transparence des facturations et un contrôle par les collectivités, qui restent légalement responsables, peuvent permettre que l’augmentation du prix de l’eau corresponde uniquement à des nécessités techniques et non à augmenter les taux de profit. Il faudrait non seulement appliquer le principe « pollueur-payeur », mais que la tarification crée une incitation à la non-pollution ; pour cela, il faut qu’elle tienne compte du niveau de pollution des eaux après leur utilisation.Depuis 1998, une synthèse annuelle, préparée et signée par la DDASS, est obligatoirement jointe à la facture des habitants des communes ou syndicats de communes de plus de 30 000 habitants, soit 24 millions de personnes en France. L’information porte sur la qualité bactériologique, les teneurs en nitrates, pesticides et fluor et la dureté des eaux distribuées l’année précédente.Cette obligation sera étendue progressivement à toutes les communes d’ici à 2001.Chaque citoyen peut consulter les résultats complets des analyses d’eau en mairie (article 13 de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992).

Jérôme Goust impatient@medecines-douces.com









 

 

 

 

 

 
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