Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Le
prix de leau grimpe. Il faudrait que cette augmentation
corresponde à une amélioration de sa qualité.
En
France, la production deau destinée à lutilisation
humaine est de 5,9 milliards de mètres cubes par an.
Sur ce total, 43 % sont consommés par lagriculture, 42 %
(environ 2,5 milliards de m3) sont distribués en eau potable,
7 % sont utilisés par lindustrie, 8 % servent au refroidissement
des centrales électriques (nucléaires ou classiques). En fait,
la production délectricité est responsable de prélèvements
beaucoup plus importants (63 % du total) mais elle en restitue
la majeure partie après refroidissement des réacteurs. Cette eau
restituée est réchauffée ; elle a donc une capacité de régénération
(oxygénation) diminuée et les équilibres biologiques des écosystèmes
aquatiques sen retrouvent perturbés.Depuis quelques années,
le prix de leau grimpe régulièrement. Daprès le ministère
de lEnvironnement, son prix moyen était de 14 F/m3 en 1995,
pour une consommation moyenne de 120 m3 par logement. Il ne faut
pas oublier quavec la facture deau nous payons aussi
la récupération de nos eaux usées, et que les redevances (agences
de leau principalement) servent à financer la gestion globale
des ressources en eau. Laugmentation des prix est due à
plusieurs facteurs :
une aggravation de certaines pollutions entraînant des opérations
plus nombreuses et plus coûteuses ;
des exigences de qualité plus strictes nécessitant des analyses
plus fréquentes et plus complexes, et plus de traitements ;
la lourdeur des investissements nécessaires pour créer ou moderniser
des installations répondant à ces exigences de qualité et de sécurité
sanitaire ;
la nécessité de sengager au niveau collectif dans une réelle
gestion des ressources en eau, nécessitant plus de moyens pour
les agences de leau ;Limportance des services à gérer
a entraîné, depuis vingt ans, le passage dune gestion en
service public à une mise en concession auprès de sociétés privées,
dominées par trois dentre elles, liées à des puissances
financières et industrielles : Générale des eaux (Vivendi), Lyonnaise
des eaux, Saur (groupe Bouyghes). Ces trois groupes se sont hissés
aux premières places mondiales et exportent largement leurs technologies.
Dépassées par lampleur du problème, et parfois alléchées
par des retombées, les collectivités ont souvent démissionné et
laissé le champ libre à ces intérêts privés.Seuls une transparence
des facturations et un contrôle par les collectivités, qui restent
légalement responsables, peuvent permettre que laugmentation
du prix de leau corresponde uniquement à des nécessités
techniques et non à augmenter les taux de profit. Il faudrait
non seulement appliquer le principe « pollueur-payeur », mais
que la tarification crée une incitation à la non-pollution ; pour
cela, il faut quelle tienne compte du niveau de pollution
des eaux après leur utilisation.Depuis 1998, une synthèse annuelle,
préparée et signée par la DDASS, est obligatoirement jointe à
la facture des habitants des communes ou syndicats de communes
de plus de 30 000 habitants, soit 24 millions de personnes en
France. Linformation porte sur la qualité bactériologique,
les teneurs en nitrates, pesticides et fluor et la dureté des
eaux distribuées lannée précédente.Cette obligation sera
étendue progressivement à toutes les communes dici à 2001.Chaque
citoyen peut consulter les résultats complets des analyses deau
en mairie (article 13 de la loi sur leau du 3 janvier 1992).