Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 

 

Septembre 1999

sectes

orange3.gif (1014 octets)
Eau
bvert1.gif (123 octets) enjeu du XXIe siècle
bvert1.gif (123 octets) eau potable
bvert1.gif (123 octets) interview
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets) polluants
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (301 octets) L'Europe toilette
bvert1.gif (123 octets) agriculture
bvert1.gif (301 octets)
bvert1.gif (301 octets) bons tuyaux
bvert1.gif (123 octets) que boire?
bvert1.gif (301 octets) fiches pratiques
orange3.gif (1014 octets)
Sectes
bvert1.gif (301 octets) rumeurs
bvert1.gif (301 octets) interview
bvert1.gif (301 octets) charlatans ?
bvert1.gif (301 octets) haro...
bvert1.gif (301 octets) avis des sociologues
bvert1.gif (301 octets) statut
   
orange3.gif (1014 octets)
Guerre bactériologique
bvert1.gif (301 octets) bombe à virus
bvert1.gif (301 octets) récemment
 

 

 

 

Rumeur sur les médecines alternatives

 

Alternative Santé L'Impatient 259 Septembre 1999

Les attaques contre les médecines alternatives se multiplient. Prétexte : elles serviraient de paravents aux sectes. L’homéopathie et l’anthroposophie sont visées. La pensée unique cherche à imposer sa loi, en médecine comme ailleurs. Enquête.

“Les rumeurs concernant les effets secondaires du vaccin hépatite B sont d’origine sectaire », déclare de manière péremptoire le secrétaire d’État à la Santé, le 21 janvier 1998. Quelques semaines plus tard, Bernard Kouchner fait machine arrière et suspend les campagnes de vaccination dans les collèges. Mais l’amalgame facile auquel il a cédé fait florès. Ceux qui se soignent par les médecines alternatives et ceux qui dénoncent la sous-estimation des effets secondaires des vaccins sont de plus en plus souvent accusés de faire le jeu des sectes, sinon d’y adhérer. Selon l’Omnium des libertés, petite association dont les communiqués sont souvent repris dans les bulletins des groupes santé et associations de défense des médecines non conventionnelles, on assisterait à une véritable « chasse aux sorcières » : « La ligne actuelle de l’inquisition est tournée vers une répression dure des médecines douces », dénonce l’Omnium, qui met particulièrement en cause les Adfi (Associations de défense de la famille et de l’individu), associations départementales réunies au sein d’une Union nationale (Unadfi), qui luttent contre les sectes depuis plus de quinze ans.

Des menaces sur les associations de santé ?

Depuis 1996, les associations de santé sont sur le qui-vive. À cette époque, le rapport parlementaire Les Sectes en France publie une liste de 172 mouvements sectaires, mettant en cause plusieurs associations recommandant les médecines alternatives, dont le CDIC, Vie et action et Vital harmony. Or ces trois associations n’ont aucun rapport de près ou de loin avec les sectes, comme le confirmait l’Unadfi à notre demande (voir Alternative - Santé - L’Impatient, mars et mai 1996). Mais le mal était fait. L’amalgame sectes et santé est désormais monnaie courante, notamment dans les médias. Après la publication, à l’automne 1998, du livre Les Charlatans de la santé, du Dr Jean-Marie Abgrall, puis celle du rapport Les Sectes et l’argent, au début de l’été 1999, les accusations redoublent.

S’agit-il, comme l’affirme l’Omnium, d’une chasse aux sorcières ? À notre connaissance, une seule association se dit victime de l’Unadfi. L’Adis (Association de défense et d’information sur la santé) aurait été obligée de quitter la Maison des associations de Strasbourg où elle avait son siège. « Nous avions été montrés du doigt parce que nous avions organisé une conférence sur le “chanelling” (contact avec l’au-delà - Ndlr). Nous avons désormais du mal à trouver une salle, lorsque nous voulons organiser des conférences », se plaint son président. D’où provenaient ces accusations ? D’un sympathisant de l’Adfi ? Mais celle-ci affirme ne plus avoir d’antenne à Strasbourg depuis trois ans !…Elisabeth, documentaliste à l’Unadfi, assure que son association ne s’attaque pas aux médecines alternatives : « Nous sommes plusieurs à utiliser nous-mêmes ces médecines », même si elle veut mettre en garde contre les dérives. Janine Tavernier, présidente de l’Unadfi, se déclare d’ailleurs choquée des accusations portées contre l’homéopathie et l’acupuncture.

Alternative Santé L'Impatient 259 Septembre 1999L’Unadfi a rassemblé une documentation abondante sur plusieurs dizaines d’associations s’occupant de santé et de médecines alternatives. Les dossiers que nous avons consultés ne contiennent en règle générale que les statuts de ces associations et les documents qu’elles éditent. « En dehors des sectes guérisseuses comme IVI (Invitation à la vie intense) ou HUE (Energie universelle et humaine), seuls deux groupes nous posent des problèmes : les adeptes du Dr Hamer et ceux du Reiki. Dans le cas du Reiki, ce sont plus les groupes formés autour de certains “maîtres” que la technique en elle-même qui posent problème. Nous avons aussi dénoncé les dérives sectaires d’ACC (Association au cœur de la communication) qui a disparu depuis la mort de sa fondatrice », précise Elisabeth. D’où viennent alors les accusations de l’Omnium ? De contradictions graves de l’Unadfi. En effet, ce qui est dit ci-dessus de façon très nuancée ne figure jamais dans Bulles, le bulletin trimestriel de l’association. On y trouve au contraire des propos fort critiques sur les médecines non conventionnelles, (notamment dans les numéros 54, 55, 60).

Dans Bulles numéro 61 (1er trimestre 1999), on peut lire : « Les tenants des médecines nouvelles s’en donnent à cœur joie pour inventer toutes sortes de traitements, ce qui ne serait pas dramatique si de très nombreux, parmi eux, ne revendiquaient pas la capacité de tout guérir, n’utilisaient pas les traitements du mental pour persuader leurs patients qu’effectivement ils guérissaient tout, ou, pire, ne demandaient pas à leurs patients d’arrêter tout traitement au profit de leurs seules médecines. Alors, ce déferlement de guérisseurs de tout acabit devient peu à peu une catastrophe pour la santé. » Or cette analyse péremptoire est bien une position officielle de l’association, puisqu’elle provient du rapport moral adopté lors de sa dernière assemblée générale. On est en pleine confusion.Comment expliquer les contradictions entre Bulles et les propos de la présidente de l’Unadfi ? Il y a sans doute des divergences entre les responsables de l’association, comme me l’a laissé entendre l’un d’entre eux. En outre, les associations départementales ne sont pas aussi prudentes qu’au niveau national. Ayant récemment demandé de la documentation sur la santé à une ADFI départementale, j’ai reçu, outre les derniers numéros de Bulles, une photocopie couleur de la couverture du livre Les Charlatans de la santé avec une mention manuscrite m’en recommandant la lecture !

Alternative Santé L'Impatient 259 Septembre 1999Autre ambiguïté : l’Adfi diffuse une liste de critères permettant de « reconnaître une personne en danger : multiplication des réunions, changements de régime alimentaire ou de comportement vestimentaire, repli sur soi ou exaltation, etc. ». Beaucoup de monde pourrait se retrouver dans des critères aussi simplistes, notamment des adolescents en conflit avec leurs famille, des personnes en recherche spirituelle, etc. À l’Adfi, on admet qu’il s’agit d’un document ancien et dépassé. Mais pourquoi est-il toujours en circulation ?Par ailleurs, l’Omnium a raison de tirer la sonnette d’alarme, mais échappe-t-il à la critique ? Ses communiqués alambiqués, qui pratiquent eux aussi bien des amalgames, augmentent la confusion. L’Adfi reproche à l’Omnium et aux associations qui soutiennent les médecines non conventionnelles de ne pas avoir de critères pour distinguer les charlatans des praticiens sérieux. Cette critique n’est pas sans fondement. Deux exceptions notables toutefois : la Fédération nationale des médecins de médecines naturelles et le Collectif national pour la défense et l’évaluation des médecines alternatives, qui ont des critères très stricts pour l’admission de nouveaux membres. Néanmoins, les ambiguïtés de l’Unadfi font le jeu des détracteurs des médecines non conventionnelles. À Alternative Santé - L’Impatient, nous avons jusqu’ici fait confiance à cette association, et certaines associations de santé ont travaillé par le passé avec elle. Mais il est urgent qu’elle prenne publiquement une position claire par rapport au pluralisme thérapeutique. Dans le rapport Les Sectes et l’argent sont affirmées des contre-vérités concernant l’ensemble des mouvements qui s’inspirent de l’anthroposophie. Si les recommandations de ce rapport étaient appliquées, ce sont progressivement toutes les médecines alternatives, puis à terme tous ceux qui essaient d’inventer de nouveaux modes de vie dans l’éducation, l’alimentation, l’écologie, la spiritualité, qui seraient menacés.

Régis Pluchet impatient@medecines-douces.com

Union nationale de défense de la famille et de l’individu, 10, rue du Père-Julien-Dhuit, 75010 Paris. Tél. : 01 47 97 96 08.

Omnium des libertés, 40, rue de Paradis, 76350 Grand-Couronne. Tél. : 02 35 67 55 62.

Les Sectes et l’argent (juin 1999) et Les Sectes en France (décembre 1995), rapports disponibles au kiosque de l’Assemblée nationale, 4, rue Aristide-Briand, 75007 Paris.

Pour commander ce numéro, Cliquez ici

 

 

 

 

 

 

 
Abonnement à notre News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription Désinscription

Retour

Accueil - Dossiers - S'abonner - Email - Livres conseillés - Forum - News letter -
Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2002