Bienvenue sur Alternative Santé - L'Impatient le site  de défense de notre santé

Vaccin Hépatite B

Vaccin Hépatite B

Farines animales

 






On attend encore la vérité !

Un an après la décision de Bernard Kouchner de suspendre les campagnes de vaccination contre l’hépatite B dans les collèges, le dossier piétine. À la faveur du changement de titulaire, le secrétariat d’État à la Santé semble avoir renvoyé les dossiers aux calendes grecques, alors que le nombre de victimes recensées continue d’augmenter.

Dans les nouvelles études sur le vaccin hépatite B annoncées il y a un an par Bernard Kouchner, l’une d’entre elles était très attendue. Contrairement aux précédentes, centrées sur la sclérose en plaques et les atteintes du système nerveux central, celle-ci concernait les maladies auto-immunes. Promise pour avril, elle fut repoussée à mai. Puis, le 21 juin, dans une interview au Figaro où il fustige les conditions dans lesquelles la campagne de vaccination a été mise en œuvre, le responsable de cette étude, le Pr Abenhaim annonce qu’il n’en a pas encore les résultats. Depuis cette interview, silence complet : aucun communiqué officiel n’est venu expliquer les raisons de ce retard. Que va-t-il faire maintenant qu’il a été nommé directeur de la santé ? Et quelle sera l’attitude de la nouvelle secrétaire d’État à la Santé Dominique Gillot ? Il y a urgence.Le nombre de dossiers recensés par le Révahb (Réseau vaccin hépatite B (Révahb), 8, rue Joséphine. 94170 Le Perreux Sur Marne . 01 48 71 80 20), l’association des victimes du vaccin, ne cesse d’augmenter. « Nous recevons toujours une dizaine de nouveaux témoignages par semaine. L’association compte désormais 1 200 adhérents et, après revérification des courriers reçus, nous avons enregistré environ 1 700 cas », explique Jean-Marie Petit, président du Révahb. De son côté, le Dr Jakubowicz signale deux thèses de doctorat en médecine, soutenues fin 1998, l’une à Rennes, l’autre à Lyon, sur les liens entre la sclérose en plaques et la vaccination contre l’hépatite B. Dans la première, le Dr Marc Coustans a interrogé 735 patients hospitalisés pour sclérose en plaques, à l’hôpital de Rennes. Sur 92 patients ayant été vaccinés contre l’hépatite B, il retient les 20 cas où les premières manifestations de la maladie sont survenues moins de deux mois après le vaccin. Un chiffre qu’il faut doubler si l’on y ajoute les cas qui se produisent plus de deux mois mais moins d’un an après le vaccin.Ces chiffres sont des indices significatifs des questions qui se posent dans les hôpitaux, lorsque les médecins veulent bien les voir en face. Le Dr Coustans constate qu’il n’est pas possible de prouver l’existence d’un lien de cause à effet, mais qu’il n’est pas possible de l’écarter non plus. Il conclut donc que la vaccination doit être contre-indiquée chez les personnes ayant des antécédents personnels et familiaux de SEP. « Les récentes modifications des modalités de vaccination contre le VHB vont dans ce sens », remarque-t-il. Dommage qu’il ait fallu attendre si longtemps.

Aucun système de surveillance des effets du vaccin !

Dans son interview au Figaro, le Pr Abenhaim juge très sévèrement les failles de l’épidémiologie et de la veille sanitaire en France, en prenant notamment l’exemple de la vaccination hépatite B : « La France a vacciné 45 % de la population – un record dans les pays industrialisés, à titre d’exemple la Grande-Bretagne ne compte que 5 % de vaccinés – sans système de surveillance adéquate de l’hépatite B et des risques de la vaccination. Aucune cohorte n’a été mise en place par les firmes pour surveiller de manière prospective les effets du vaccin. » Le Pr Abenhaim sait de quoi il parle : il a été directeur du centre d’épidémiologie et de recherche en santé publique, à l’université Mac Gill de Montréal. Dans un long article de la Presse médicale (26 juin 1999), revue scientifique qui a plusieurs fois publié des observations d’effets secondaires graves après vaccin hépatite B, le Dr Poirriez, chercheur à l’hôpital de Dunkerque, fait une analyse très semblable à celles du Pr Abenhaim (« Quelques commentaires sur la vaccination contre l’hépatite B en France », Dr Poirriez, La Presse Médicale, 26 juin 1999.). Il estime qu’une vaccination de masse ne pourrait être reprise sans une révision de la composition du vaccin, une meilleure définition des groupes à risque et des contre-indications et restrictions de la vaccination, ni sans avoir au préalable mis en place un système de surveillance actif des effets secondaires des vaccinations. Le Dr Poirriez montre notamment que les mesures de prévention de l’hépatite B (hygiène, dépistage et vaccination) qui étaient limitées aux populations à risques, avaient entraîné une forte diminution des cas d’hépatite B, avant que ne démarrent, fin 1994, les vaccinations massives. Il remarque aussi que les vaccins sont dosés dans des proportions largement supérieures à ce qui est nécessaire pour obtenir l’immunité. Tout cela est dit en termes très diplomatiques. Le Dr Poirriez ne veut pas émettre de critiques, juste « quelques commentaires ». Pourtant, il démontre que la campagne de vaccination de masse n’avait aucune justification, et en particulier que l’on faisait courir des risques inutiles aux collégiens qui avaient très peu de chances de contracter la maladie (99 % des cas ont lieu après 14 ans, précise-t-il). En outre, si les vaccins sont surdosés, n’a-t-on pas contribué ainsi à multiplier les accidents post-vaccinaux ?

Reconnaissance des droits des victimes

Tout cela ne peut que renforcer la détermination des victimes qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits. Un combat long et difficile mais qui permet peu à peu de faire avancer les choses. Douze personnes ont ainsi pu obtenir une reconnaissance d’accident du travail ou une indemnisation pour accident provoqué par une vaccination obligatoire. En outre, un arrêt qui fait jurisprudence allonge le délai de recours des victimes, en le faisant commencer deux ans après la reconnaissance du lien entre la vaccination et la maladie, et non plus deux ans après le début de la maladie. « On se heurte à tant de murs, dans notre vie sociale et professionnelle, que ces résultats sont un grand soulagement et encouragent les autres à continuer à se battre », déclare Brigitte, une infirmière bretonne atteinte de SEP, qui avait été une des premières à témoigner dans notre journal (Alternative Santé - L’impatient, octobre 1996) et qui vient enfin d’obtenir la reconnaissance de son accident du travail.

 

Dossiers - Thèmes - Accueil - S'abonner - Email - Accueil Médecines-Douces

Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1999