Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Plus de 500 exposants, dont
une majorité issus de lagriculture biologique seront rassemblés
au Salon Marjolaine, du 6 au 14 novembre, au parc floral du
bois de Vincennes, à Paris.Loccasion pour nous de présenter
deux mouvements qui comptent dans le monde de la bio : Nature
et Progrès, et les Civam bio.
Nature et progrès
Les années 60 ont été marquées par le décollage de lagriculture
chimique qui a envahi les campagnes et les assiettes, à la satisfaction
générale ou presque. Parmi les réfractaires, une
poignée dirréductibles qui décident de promouvoir une
agriculture biologique libre et indépendante de tout intérêt
commercial : cest-à-dire ne liant pas le producteur à
des fournisseurs particuliers. En mars 1964, ils créent lAssociation
européenne dagriculture et dhygiène biologique Nature
et Progrès. Vision prémonitoire : alors que le monde agricole
senfonce dans le « tout technique- tout chimique », ils
affirment la dimension humaine de lagriculture et leur
volonté de faire travailler ensemble producteurs et consommateurs
! Pendant des années, Nature et Progrès sera « LA » bio : première
au monde à publier un cahier des charges en 1972, puis créatrice
de la mention Nature et Progrès en 1973. Toujours dans cette
volonté dassocier le public, le 1er Salon Marjolaine souvre
en 1976. Lorsquentre 1980 et 1986 intervient la reconnaissance
de lagriculture biologique, le cahier des charges et la
mention Nature et Progrès sont les premiers homologués.
une
éthique plus que jamais nécessaire !
À lheure
où la consommation bio se développe formidablement, quelle peut
être la place dun organisme historique comme Nature et
Progrès ? On peut constater, en suivant lactualité, que
sa vision est plus que jamais essentielle :
Larrivée des OGM, la volonté des multinationales dimposer
leurs aliments (viande aux hormones ) rendent encore plus
nécessaire cette agriculture alternative et non chimique.
La communauté européenne vient dadopter un cahier des
charges de lélevage bio dont même le ministère français
de lAgriculture déplore quil prévoie de nombreuses
dérogations: Nature et Progrès maintient le sérieux et la rigueur
de son cahier des charges pour lélevage.
À lheure où agroalimentaire et grande distribution lorgnent
sur le développement des produits biologiques, il faut continuer
à défendre une agriculture bio à échelle humaine.
Une
charte des mouvements bio
Pour
faire face à cette situation, pour lutter contre les dérives
productivistes quelle entraîne, Nature et Progrès maintient
le cap. Pour renforcer le camp de cette bio « éthique », elle
appelle au rassemblement du plus grand nombre. Deux initiatives
ont été prises en ce sens : début 1999, les partenaires historiques
de la bio ont publié une charte des mouvements bio, pour une
agriculture déquilibre, écologique et alternative. Cette
démarche de rassemblement a trouvé sa concrétisation dans Les
Bonnes Adresses de la bio. Ce guide réunit les titulaires des
mentions Nature et Progrès, Biofranc, Demeter, Simples et BioBourgogne,
avec les adresses des Biocoops, des marchés et manifestations
bio. Au consommateur de marquer sa confiance en préférant les
produits des professionnels qui ont choisi la rigueur et la
transparence.Près de 600 titulaires ont droit à la mention Nature
et Progrès : producteurs, boulangers, transformateurs, fournisseurs
(engrais, etc.). Il existe aussi une revue, actuellement coordonnée
par le groupe Nature et Progrès Belgique, qui sadresse
aussi bien aux consommateurs quaux producteurs.Nature
et Progrès fédère plus de 30 groupes départementaux ou régionaux
qui animent les Comacs locales (Commission mixte dagrément
et de contrôle où siègent ensemble producteurs et consommateurs).
Ils participent à diverses activités : marchés et foires bio,
visites de ferme, promenades botaniques, etc. Dans certains
départements, ils organisent aussi des actions de solidarité
où chacun est invité à prêter main forte à un producteur en
difficulté. En rejoignant ces groupes, ou en les créant là où
ils sont absents, chaque consommateur peut augmenter la force
de lassociation.
Civam
Centre dinitiatives pour valoriser lagriculture
et le milieu rural
Il y a cinquante ans, la mécanisation et les produits chimiques
(engrais, produits de traitement) se sont développés de manière
massive en agriculture : cétait la « révolution verte
». Pour répandre ce « progrès » technique, des groupes de
vulgarisation agricole virent le jour partout en France. Parmi
eux, les Civam (Centres dinitiatives pour valoriser
lagriculture et le milieu rural) liés au mouvement laïque
de la Ligue de lenseignement. Les Civam avaient une
démarche globale intégrant technique, connaissances culturelles
et citoyenneté.Ils ont permis aux agriculteurs biologiques
dêtre représentés (et non récupérés) dans des instances
professionnelles locales, et daccéder à certains financements.
Par la suite, des Civam spécifiquement bio sont apparus dans
un certain nombre de départements.Depuis que les pouvoirs
publics ont annoncé des financements spécifiques pour lagriculture
biologique (plan bio 1998-2002), certains se sont brusquement
découvert un intérêt pour la bio Comme le signale Dominique
Loir-Mongazon, chargé de mission bio à la Fédération des Civam
« Le développement actuel de lagriculture biologique,
en raison des nouvelles aides qui lui sont allouées, risque
dentraîner des comportements opportunistes. » Pour éviter
toute récupération, la Fédération nationale des Civam a décidé
daider les groupes de base ex-marginaux aujourdhui
courtisés à obtenir une reconnaissance légitime des
actions entreprises depuis vingt ans. Le but étant quils
gardent la maîtrise de leurs savoir-faire tant au niveau de
la production quà celui de la transformation (pain,
fromage, etc.) et de la commercialisation (vente directe ou
semi-directe).Laction de soutien des Civam se traduit
par des initiatives diverses. En Aquitaine, le suivi de 40
« fermes ressources » bio a permis dobtenir des indicateurs
pertinents sur les avantages de la bio pour lenvironnement
; en Ariège, cest au niveau du Civam que des éleveurs
ont commencé à monter un projet de commercialisation de viande
bio. Dans le Gard, le partenariat entre le Civam bio et le
centre de loisirs de Vauvert a permis dy servir 1200
repas bio ; et 15 autres sites sengagent dans le même
sens : cantines scolaires, centres de loisirs, et le restaurant
interadministratif du conseil général du Gard proposera peut-être
même bientôt des repas bio !Les Civam aident ainsi les groupes
dagriculteurs à faire passer leurs dossiers (administratifs
ou de financement) auprès des instances officielles, et à
monter des projets qui permettent à une agriculture fermière
et bio de se développer au plus près des consommateurs ; et
cela dans une éthique de respect de lhomme et de la
nature.Cette démarche rejoint celle dune bonne part
du mouvement bio, inquiet des évolutions productivistes ou
spéculatives.
Lassociation des malades atteints de dystonie Soutenir
les malades et défendre leurs intérêts.
Les dystonies sont des maladies neuromusculaires qui atteignent
certaines parties du corps. La plus connue est le blépharospasme,
contraction spasmodique des paupières, mais on recense aussi
le torticolis spasmodique, le syndrome de Meige pour le visage,
la crampe de lécrivain, voire la dystonie généralisée,
forme la plus grave et la plus spectaculaire (spasmes et douleurs
dans plusieurs parties du corps). On ne connaît pas lorigine
de ces pathologies, même si pour certaines, on soupçonne une
origine génétique. En France, 40 000 personnes seraient concernées.
La seule thérapeutique connue est linjection de toxine
botulique.LAssociation des malades atteints de dystonie
(Amadys) (20, rue de la Côte-du-Theil, 03310 Mavault-Sainte-Anne.
Tél : 04 70 29 17 71 et 04 71 00 46 15. http://perso.Wanadoo.fr/amadys/
), créée en 1987 par le Dr Henri Bigorre, lui-même concerné
par la maladie, rassemble aujourdhui plus de 1 500 personnes.Reconnue
dintérêt général en 1995, lassociation a des représentants
dans la plupart des régions de France. Elle soutient les malades
et cherche à faire connaître les dystonies aussi bien du grand
public que des médecins. Elle défend les lintérêts des
malades auprès des pouvoirs publics. À lheure actuelle,
elle se bat pour une prise en charge cohérente de ces pathologies
par la Sécurité sociale. Chaque caisse régionale ayant sa
façon de faire ! Ladhésion, de 150 F minimum, permet
dassister à des rencontres et de recevoir un bulletin
dinformation trois fois par an.