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Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Voici
quelques témoignages vécus de personnes qui ont trouvé dans les
gymnastiques douces un chemin de vie.
Walter
Ribour, 24 ans, étudiant en psychologie et en anti-gymnastique.
Walter
Ribour entame une « carrière » sportive, dès 7 ans, par des
championnats de patins à roulettes ! Il enchaîne les compétitions
jusquà 14 ans. Puis il découvre le footing et le vélo.
Il pratique ensuite de façon intensive les danses classique
et contemporaine ainsi que le théâtre. Atteint, vers 20 ans,
dun début de scoliose et de cyphose, sa rencontre avec
une kinésithérapeute méziériste est décisive.
Elle lui propose une rééducation physique et lui fait découvrir
le travail de Thérèse Bertherat. Il
lit alors son livre, devenu depuis un best-seller : Le corps
a ses raisons, où elle expose les bienfaits dune méthode
de gymnastique très douce, à lécoute du corps : lanti-gymnastique.
Il décide de sy initier. « Cette méthode ma permis
de devenir davantage conscient de mon corps, de réguler les
tensions que générait la malformation de ma colonne.
Jai appris à connaître de nombreuses parties de moi-même
que jignorais : le sacrum, le sternum
qui aide à la respiration, où se situent vraiment mes hanches,
où commence et où finit mon dos Je me suis intéressé à
des parties négligées jusqualors : mes pieds, mes orteils,
mon palais, ma langue, mes dents » Walter peine à mener
de front deux activités qui donnent à son corps des informations
différentes : la danse lui impose des figures très précises,
lanti-gymnastique lui accorde une grande liberté. Il interrompt
la première pour approfondir la seconde et sy consacrer
exclusivement. « En débloquant des tensions physiques, jai
aussi dénoué des tensions psychologiques, lanti-gymnastique
ma permis de réunir le corps et lesprit ». Aujourdhui,
il suit une formation dans le but denseigner lanti-gymnastique
: « Je me sens davantage à lécoute de moi-même et des
autres. La découverte de ces territoires inconnus ma procuré
à la fois plaisir et bien-être. »
Patricia
Delabarre, 52 ans, étudiante en naturothérapie.
«
Pour moi, lexercice, cest primordial, aussi important
que manger ou respirer », précise Patricia, une belle blonde
de 52 ans qui, grâce à la naturothérapie, semble plutôt proche
de la quarantaine. Dès 18 ans, elle pratique assouplissements,
étirements et expression corporelle. Une dizaine dannées
plus tard, par manque de temps, elle arrête tout. Des problèmes
articulaires et tendineux surviennent ; ils la remettent sur
le chemin de lexercice physique et plus précisément du
stretching (technique corporelle détirements). « Je voulais
dénouer les nuds. Les mouvements détirement mont
rendue plus souple, mieux dans ma tête et dans mon corps. Grâce
à une pratique régulière, je me sens plus performante. » Depuis
un an, elle a changé dalimentation, elle suit un régime
de naturopathie fondamentale avec consommation régulière de
graines germées et dalgues. « Une bonne forme saccompagne
dune saine alimentation », précise-t-elle. Elle pratique
la marche ainsi que le Training dexpansion vitale ® (voir
Fiches pratiques, pages 29 à 32). Cette technique de gymnastique
très douce lui procure détente, souplesse et recharge énergétique.
Enfin, il semble nécessaire de préciser que sa forme, Patricia
la tient aussi de sa philosophie de vie : « Rayonner et rester
positive ! »
Germaine
Abelé, retraitée, 76 ans.
De
son passé actif et de son présent pétillant, Germaine garde
lénergie des personnes à qui la vie a réservé de bonnes
surprises. Elle découvre le yoga grâce à une amie qui lui
offre des séances pour la naissance dune de ses filles.
Belle idée qui la met demblée dans le bain des techniques
corporelles et la conforte dans lenvie de rester séduisante,
malgré ses sept grossesses. Le yoga ne loccupe quun
temps, car la difficulté de certaines postures la décourage
: « Je culpabilisais, parce que je narrivais pas à
rester en équilibre sur la tête. Ce quil fallait atteindre
me paraissait souvent une montagne ». À soixante ans, elle
découvre louvrage de Thérèse Bertherat : Le corps
a ses raisons, et décide de faire un stage danti-gymnastique,
accompagnée de son mari. Cest la révélation ! Pour
elle-même et pour son couple car : « Grâce à ce travail,
nous avons fait des progrès dans notre relation. » Elle
entreprend de se former, (à 65 ans !) à lanti-gymnastique.
« Javais des souvenirs traumatisants de gymnastique
à lécole. Limpression de faire tout nimporte
comment. Grâce à cette méthode, jai appris lattention.
Jai trouvé un sens à ce que je faisais. Je sentais
que je ne parvenais pas à maintenir mon corps comme il le
fallait. Debout, par exemple, je creusais le dos, je tenais
le menton en avant, les fesses en arrière. Jai rectifié
ma position. » Les séances réactivent des peurs qui remontent
à lenfance. « Quand nous éprouvons cela, nous nous
protégeons. Nos fascias se resserrent.
Ils se figent, ce qui réduit notre capacité à ressentir
et à regarder. Jai appris progressivement à me libérer
de ces réactions, à mouvrir et à regarder autour de
moi. » Aujourdhui, elle anime des séances danti-
gymnastique de groupe. « Ce travail ma permis de ne
plus me restreindre, daller au-delà de mes limites.
Cest un chemin vers la liberté. »
Sophie
Parmose, 34 ans, professeur de français.
Sophie
est une adepte des pratiques orientales. Elle aborde la gymnastique
à 20 ans, avec laïkido. Cette technique dart
martial japonais lui apporte souplesse physique, coordination
motrice, concentration et contact avec les autres. Puis, elle
sessaie au yoga. « De nature très dynamique, jai
trouvé que cette discipline me détendait trop ». Sa route croise
alors le qi gong. « Ses exercices mont décontractée sans
mendormir, enseigné le calme et la pacification. Ses lents
mouvements, qui agissent sur les méridiens, mont permis
de déjouer les tensions émotionnelles qui se concentrent au
niveau de lestomac. » Elle ajoute que le qi gong a complété
sa pratique du chant classique ; ces deux enseignements exigent
en effet un contrôle du souffle. Puis elle découvre le tir à
larc japonais. « Le corps en croix, les bras tendus sur
les côtés, avec le dégagé de la main qui conduit le mouvement,
bien positionnée dans laxe vertical, on peut parler dune
réelle gymnastique douce, car la concentration et la douceur
priment. La posture compte davantage que la cible. Parvenir
à ce calme, à ce lâcher-prise est vraiment un bonheur. De plus,
jai adoré lesthétisme de la position et jai
senti une réelle ouverture au niveau du plexus solaire ». Puis
elle passe au taï chi chuan, dont elle apprécie « la respiration
basse (cest-à-dire au niveau du ventre), le mouvement
qui part du hara (centre des énergies, situé un peu en-dessous
du nombril), la lenteur des mouvements, mais un peu plus dynamiques
que ceux du qi gong ! ». Sophie sarrêtera-t-elle en si
bon chemin ?
(1)
Françoise Mézières, kinésithérapeute. Selon elle, le raccourcissement
et la rigidité des chaînes musculaires provoquent douleurs et
pathologies diverses. (2) Sacrum : os formé par la réunion des cinq
« vertèbres sacrées », à la partie inférieure de la colonne
vertébrale.
(3) Os situé au milieu de la face antérieure
du thorax.
(4) Membranes de tissu conjonctif qui enveloppent
des groupes de muscles et certains organes dont elles assurent
le maintien.
(5) Fondée sur la neutralisation de la force
antagoniste (de l«adversaire») par des mouvements de rotation
du corps.