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Novembre 1999

Choisir sa gym douce : témoignages

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bvert1.gif (123 octets) Anti-Gymnastique
bvert1.gif (123 octets) Stretching
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bvert1.gif (123 octets) Portrait
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bvert1.gif (301 octets) Yoga
bvert1.gif (123 octets) Qi Gong
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bvert1.gif (301 octets) Kinomichi
  Biodanza
bvert1.gif (123 octets) Danse tibétaine
bvert1.gif (123 octets) Training d'expression Vitale®
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bvert1.gif (123 octets) Système d'expansion Gyrotonic de J.Horvath
bvert1.gif (123 octets) Gymnastique holistique du Dr Ehrenfried
bvert1.gif (123 octets) Gymnastique Bothmer
orange3.gif (1014 octets) Bibliographie
orange3.gif (1014 octets) Forum des associations
 

 

 

 

Voici quelques témoignages vécus de personnes qui ont trouvé dans les gymnastiques douces un chemin de vie.

 

 

Walter Ribour, 24 ans, étudiant en psychologie et en anti-gymnastique.

Walter Ribour entame une « carrière » sportive, dès 7 ans, par des championnats de patins à roulettes ! Il enchaîne les compétitions jusqu’à 14 ans. Puis il découvre le footing et le vélo. Il pratique ensuite de façon intensive les danses classique et contemporaine ainsi que le théâtre. Atteint, vers 20 ans, d’un début de scoliose et de cyphose, sa rencontre avec une kinésithérapeute méziériste est décisive. Elle lui propose une rééducation physique et lui fait découvrir le travail de Thérèse Bertherat. Il lit alors son livre, devenu depuis un best-seller : Le corps a ses raisons, où elle expose les bienfaits d’une méthode de gymnastique très douce, à l’écoute du corps : l’anti-gymnastique. Il décide de s’y initier. « Cette méthode m’a permis de devenir davantage conscient de mon corps, de réguler les tensions que générait la “malformation” de ma colonne. J’ai appris à connaître de nombreuses parties de moi-même que j’ignorais : le sacrum, le sternum qui aide à la respiration, où se situent vraiment mes hanches, où commence et où finit mon dos… Je me suis intéressé à des parties négligées jusqu’alors : mes pieds, mes orteils, mon palais, ma langue, mes dents… » Walter peine à mener de front deux activités qui donnent à son corps des informations différentes : la danse lui impose des figures très précises, l’anti-gymnastique lui accorde une grande liberté. Il interrompt la première pour approfondir la seconde et s’y consacrer exclusivement. « En débloquant des tensions physiques, j’ai aussi dénoué des tensions psychologiques, l’anti-gymnastique m’a permis de réunir le corps et l’esprit ». Aujourd’hui, il suit une formation dans le but d’enseigner l’anti-gymnastique : « Je me sens davantage à l’écoute de moi-même et des autres. La découverte de ces territoires inconnus m’a procuré à la fois plaisir et bien-être. »

Patricia Delabarre, 52 ans, étudiante en naturothérapie.

 

« Pour moi, l’exercice, c’est primordial, aussi important que manger ou respirer », précise Patricia, une belle blonde de 52 ans qui, grâce à la naturothérapie, semble plutôt proche de la quarantaine. Dès 18 ans, elle pratique assouplissements, étirements et expression corporelle. Une dizaine d’années plus tard, par manque de temps, elle arrête tout. Des problèmes articulaires et tendineux surviennent ; ils la remettent sur le chemin de l’exercice physique et plus précisément du stretching (technique corporelle d’étirements). « Je voulais dénouer les nœuds. Les mouvements d’étirement m’ont rendue plus souple, mieux dans ma tête et dans mon corps. Grâce à une pratique régulière, je me sens plus performante. » Depuis un an, elle a changé d’alimentation, elle suit un régime de naturopathie fondamentale avec consommation régulière de graines germées et d’algues. « Une bonne forme s’accompagne d’une saine alimentation », précise-t-elle. Elle pratique la marche ainsi que le Training d’expansion vitale ® (voir Fiches pratiques, pages 29 à 32). Cette technique de gymnastique très douce lui procure détente, souplesse et recharge énergétique. Enfin, il semble nécessaire de préciser que sa forme, Patricia la tient aussi de sa philosophie de vie : « Rayonner et rester positive ! »

Germaine Abelé, retraitée, 76 ans.

De son passé actif et de son présent pétillant, Germaine garde l’énergie des personnes à qui la vie a réservé de bonnes surprises. Elle découvre le yoga grâce à une amie qui lui offre des séances pour la naissance d’une de ses filles. Belle idée qui la met d’emblée dans le bain des techniques corporelles et la conforte dans l’envie de rester séduisante, malgré ses sept grossesses. Le yoga ne l’occupe qu’un temps, car la difficulté de certaines postures la décourage : « Je culpabilisais, parce que je n’arrivais pas à rester en équilibre sur la tête. Ce qu’il fallait atteindre me paraissait souvent une montagne ». À soixante ans, elle découvre l’ouvrage de Thérèse Bertherat : Le corps a ses raisons, et décide de faire un stage d’anti-gymnastique, accompagnée de son mari. C’est la révélation ! Pour elle-même et pour son couple car : « Grâce à ce travail, nous avons fait des progrès dans notre relation. » Elle entreprend de se former, (à 65 ans !) à l’anti-gymnastique. « J’avais des souvenirs traumatisants de gymnastique à l’école. L’impression de faire tout n’importe comment. Grâce à cette méthode, j’ai appris l’attention. J’ai trouvé un sens à ce que je faisais. Je sentais que je ne parvenais pas à maintenir mon corps comme il le fallait. Debout, par exemple, je creusais le dos, je tenais le menton en avant, les fesses en arrière. J’ai rectifié ma position. » Les séances réactivent des peurs qui remontent à l’enfance. « Quand nous éprouvons cela, nous nous protégeons. Nos fascias se resserrent. Ils se figent, ce qui réduit notre capacité à ressentir et à regarder. J’ai appris progressivement à me libérer de ces réactions, à m’ouvrir et à regarder autour de moi. » Aujourd’hui, elle anime des séances d’anti- gymnastique de groupe. « Ce travail m’a permis de ne plus me restreindre, d’aller au-delà de mes limites. C’est un chemin vers la liberté. »

Sophie Parmose, 34 ans, professeur de français.

Sophie est une adepte des pratiques orientales. Elle aborde la gymnastique à 20 ans, avec l’aïkido. Cette technique d’art martial japonais lui apporte souplesse physique, coordination motrice, concentration et contact avec les autres. Puis, elle s’essaie au yoga. « De nature très dynamique, j’ai trouvé que cette discipline me détendait trop ». Sa route croise alors le qi gong. « Ses exercices m’ont décontractée sans m’endormir, enseigné le calme et la pacification. Ses lents mouvements, qui agissent sur les méridiens, m’ont permis de déjouer les tensions émotionnelles qui se concentrent au niveau de l’estomac. » Elle ajoute que le qi gong a complété sa pratique du chant classique ; ces deux enseignements exigent en effet un contrôle du souffle. Puis elle découvre le tir à l’arc japonais. « Le corps en croix, les bras tendus sur les côtés, avec le dégagé de la main qui conduit le mouvement, bien positionnée dans l’axe vertical, on peut parler d’une réelle gymnastique douce, car la concentration et la douceur priment. La posture compte davantage que la cible. Parvenir à ce calme, à ce lâcher-prise est vraiment un bonheur. De plus, j’ai adoré l’esthétisme de la position et j’ai senti une réelle ouverture au niveau du plexus solaire ». Puis elle passe au taï chi chuan, dont elle apprécie « la respiration basse (c’est-à-dire au niveau du ventre), le mouvement qui part du hara (centre des énergies, situé un peu en-dessous du nombril), la lenteur des mouvements, mais un peu plus dynamiques que ceux du qi gong ! ». Sophie s’arrêtera-t-elle en si bon chemin ?

Propos recueillis par Karin Aujay impatient@medecines-douces.com

(1) Françoise Mézières, kinésithérapeute. Selon elle, le raccourcissement et la rigidité des chaînes musculaires provoquent douleurs et pathologies diverses.
(2) Sacrum : os formé par la réunion des cinq « vertèbres sacrées », à la partie inférieure de la colonne vertébrale.
(3) Os situé au milieu de la face antérieure du thorax.
(4) Membranes de tissu conjonctif qui enveloppent des groupes de muscles et certains organes dont elles assurent le maintien.
(5) Fondée sur la neutralisation de la force antagoniste (de l’«adversaire») par des mouvements de rotation du corps.

 

 

 

 

 
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