Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Isabelle,
sophrologue, est passionnée par tout ce qui a trait au corps.Elle
a exploré de nombreuses disciplines.
Toute
jeune, elle fait de la danse classique. Cela lui apprend « le
placement et un certain respect de son corps ». Mais elle découvre
aussi que cette discipline amplifie ses raideurs. À ladolescence,
elle se trouve « mal dans sa peau, non enracinée,
éprouvant des difficultés à sintégrer et à se contacter
elle-même ». Elle soriente alors vers dautres danses
: jazz, funk, etc. Elle passe un diplôme dexpression gymnique,
qui comprend aérobic (Mouvements qui modèlent le corps et oxygènent
les tissus, effectués à un rythme soutenu sur une musique.), musculation,
stretching. Et elle commence à enseigner. Agacée par la brutalité
de laérobic, elle préfère créer ses propres cours de gymnastique
tonique et de gymnastique douce.
Tous les ouvrages
qui traitent du corps lintéressent, elle les dévore, du
genre : Arriver à la maîtrise de son corps par la détente ou Le
Yoga Vers 25 ans, à la recherche de sensations fortes, elle
donne, en plus, des cours de funk et de step (Pas qui consiste
à monter et descendre dune petite marche. Bon pour le système
cardiovasculaire.). Cela ne durera quun temps. Toujours
en quête de « bien-être, dharmonie et de paix », elle crée
un cours « spécial dos » à base de mouvements très doux, car,
remarque-t-elle, « jai toujours privilégié lattention
portée au dos ». Elle apprendra plus tard, à travers le qi gong,
que, si lénergie passe dans le dos, tous les organes sont
« alimentés », lénergie est à lhumain ce quest
la sève à larbre. Il lui devient de plus en plus difficile
dassocier gymnastique douce et « fitness » (Ensemble des
techniques de gymnastique (musculation, gym tonique, stretching,
travail des abdominaux ) qui permettent de garder la ligne.),
lune réclamant lenteur et attention, lautre exigeant
rapidité et performance.
Elle sinitie
alors à la sophrologie avec Jean-Pierre Hubert, un des pionniers
en la matière, et intitule son mémoire : LÉvolution du mouvement
à travers lhistoire. Elle complète cette approche avec des
cours en thérapie énergétique, la sophrologie lui apparaissant
comme « un peu trop mentale ». Elle commence un travail sur les
couleurs et sinitie au taï chi chuan (Gymnastique chinoise
constituée par un enchaînement lent de mouvements. ).
« Mais jétais frustrée. Je ne maîtrisais pas mon énergie,
jeffectuais les positions, sans rien sentir. » Quand enfin
elle découvre le qi gong. Cest une révélation ! « Japprends
à menraciner. Je fais larbre pendant une
heure ! Dans cette posture, immobile, les pieds parallèles, la
colonne vertébrale et la tête dans le même axe, le bassin en rétroversion
(inclinaison en arrière), je découvre ma place entre le ciel et
la terre. Seule lénergie me maintient dans la position.
Le qi gong a été pour moi comme une thérapie, une psychanalyse
qui ma remuée à lintérieur, ma remise en question
et ma beaucoup appris sur moi-même. » Aujourdhui,
elle inclut certains mouvements de qi gong dans sa pratique de
sophrologue. « Ainsi, les gens deviennent plus autonomes », souligne-t-elle.