La
pharmacopée homéopathique compte environ 1 500 substances
dorigine végétale, 1 500 dorigine minérale
ou chimique et 200 dorigine animale. On les appelle
des souches car elles servent de base aux médicaments.
Elles sont dabord transformées en teinture-mère
sil sagit de produits solubles ou en trituration
si elles sont insolubles, puis elles subissent des opérations
de dilution et de dynamisation.La préparation dune
dilution centésimale hahnemannienne (CH) exige, dans des
conditions strictes et légales dasepsie, lemploi
dune batterie de flacons de verre dont le nombre
doit correspondre à celui de la dilution désirée : 15
pour 15 CH, 30 pour 30 CH, etc.
Le
premier flacon reçoit une goutte de teinture-mère et son complément
sous forme de 99 gouttes de solvant, lensemble est secoué
au moins une dizaine de fois. On obtient ainsi la première
centésimale hahnemannienne que lon écrit 1 CH. Une goutte
de cette dilution, mise dans le second flacon, complétée par
99 gouttes de solvant et soumise à la dynamisation, fournit
le seconde centésimale 2 CH. Ainsi de suite, jusquà
30 CH.Les dilutions décimales hahnemanniennes (DH) sont produites
de la même façon mais avec une proportion de un pour dix.
Elles
sénumèrent de 1 DH (ou 1 X) jusquà 60 DH.Les dilutions
korsakoviennes, du nom du comte Korsakov, sont parfois utilisées
par les homéopathes unicistes. Elles sont préparées à partir
dun flacon unique dans lequel on verse une partie de
la teinture-mère pour 99 parties de solvant. Ensuite, on vide
le récipient et on le remplit à nouveau de solvant sans ajouter
de teinture-mère, considérant quil en reste assez sur
les parois pour servir à la seconde dilution. On recommence
la procédure autant de fois quil faut pour obtenir les
dilutions korsakoviennes. La 30 K correspond à la 5 CH, la
10 000 K à la 10 CH, etc.
Lintérêt
de cette technique réside dans la présence de lensemble
des dilutions précédentes dans chaque tube, ce qui, selon
ses utilisateurs, assure une efficacité optimum.
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