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Décembre 1999

Samuel Hahnemann

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MEDICAMENTS
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bvert1.gif (123 octets) Maladie très contagieuse
bvert1.gif (123 octets) Intérêt des medecines douces
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DOSSIER HOMEOPATHIE
bvert1.gif (123 octets) Medecine individualisée
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bvert1.gif (301 octets) Efficacité
bvert1.gif (123 octets) Interview
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bvert1.gif (301 octets) Le combat de Hanemann
bvert1.gif (123 octets) Victoire sur l'incertitude
bvert1.gif (123 octets) Une année de crise
bvert1.gif (123 octets) Assurer l'avenir
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bvert1.gif (123 octets) Bibliographie
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MALTRAITANCE
bvert1.gif (123 octets) Pères incestueux
bvert1.gif (123 octets) Les professionnels
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RADIOGRAPHIE
bvert1.gif (123 octets) Les Français trop irradiés
bvert1.gif (123 octets) Ce que le patient doit savoir
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PERSONNES AGEES
bvert1.gif (123 octets) Personnes agées et handicap
bvert1.gif (123 octets) Temps de préparation
   
 

 

 

 

Le combat de Samuel Hahnemann

 

 

 

Considérée au Siècle des Lumières comme une médecine d’avant-garde, l’homéopathie naît de la ténacité d’un homme seul : Samuel Hahnemann, un pionnier. Cette pratique thérapeutique a longtemps cherché un second souffle, mais certains lui prédisent un XXIe siècle radieux.

Christian Friedrich Samuel Hahnemann naît le 10 avril 1755, à Meissen, en Saxe. Son père, de culture protestante, est artiste-peintre à la Manufacture royale de porcelaine de la ville. Il lui inculque très tôt le sens de l’observation, de la réflexion et du travail. La guerre perturbe la vie relativement aisée de la famille Hahnemann. Bien que brillant élève, Samuel est retiré de l’école. Il est contraint de travailler chez un commerçant pour contribuer aux besoins des siens. Il continue d’étudier en cachette et, malgré l’opposition de son père, il quitte son travail. Son ancien maître d’école et sa mère intercèdent auprès de son père pour qu’il le laisse reprendre les études à l’école princière d’Afra où viennent se former les fils de nobles familles. En 1775, il entre à l’université de Leipzig pour étudier la médecine, puis gagne Vienne où J. F. Von Quarin, recteur de l’Université et médecin privé de l’impératrice Marie-Thérèse, le prend sous sa protection. Pour payer ses études, le jeune homme donne des cours de français et d’anglais et traduit des ouvrages scientifiques. Von Quarin le recommande au Baron de Bruckenthal, auprès duquel Hahnemann exerce les fonctions de bibliothécaire et de médecin. Hahnemann reçoit le titre de médecin en 1779 et s’installe dans la ville minière saxonne de Hettstedt, puis à Dessau où sont exploitées des mines de plomb, de cuivre et de zinc.

Le jeune médecin s’intéresse à la chimie. Il découvre les maladies professionnelles et les dégâts dus à l’absence d’hygiène. En raison des faibles moyens dont il dispose pour soigner les malades, il cesse de pratiquer la médecine pour se consacrer à l’étude des substances médicamenteuses. L’intuition de Samuel Hahnemann est d’avoir pensé à expérimenter les plantes chez l’homme sain, en notant tous les symptômes déclenchés. Il est l’un des premiers à ouvrir la voie de la médecine expérimentale moderne. S’étant administré du quinquina qu’on utilisait à l’époque pour soigner les accès de paludisme, il découvre qu’il déclenche un ensemble de réactions : refroidissement des extrémités, tremblements, accélération du rythme cardiaque, maux de tête, soif, rougeurs, ressemblant fort aux manifestations décrites par les victimes du paludisme lors des crises. Cela vient confirmer la théorie des semblables déjà énoncée par Hippocrate et ouvre la voie de ce qui deviendra l’homéopathie (du grec homios, semblable et pathos, maladie). Il commence à soigner certains de ses malades, mais l’état de quelques-uns s’aggrave. Il songe alors à diluer les substances.

Peu à peu, Hahnemann et l’homéopathie deviennent célèbres. La nouvelle médecine déborde les frontières de l’Allemagne et gagne la France, l’Amérique du Sud, l’Inde…En 1810, il publie L’Organon de l’art de guérir où il développe les fondements de la théorie homéopathique. Puis il rédige les six volumes de la Matière médicale pure qui détaillent les réactions provoquées sur des sujets sains par des remèdes qu’il a expérimentés. Sa célébrité gagne la France. Une jeune française de trente-quatre ans, Mélanie d’Hervilly, vient le consulter à Dresde. Il a soixante-dix-neuf ans. Il est veuf depuis quatre ans. Une idylle naît, qui se conclut par un mariage en 1835. Les nouveaux époux s’installent à Paris où il est autorisé à exercer la médecine. Samuel Hahnemann meurt à Paris en 1843. Il est enterré au Père-Lachaise. Il était âgé de quatre-vingt-huit ans.

 

 

 

 

 

 

 
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