Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 

 

Décembre 1999

LE RELENZA:
peu efficace CONTRE LA GRIPPE

orange3.gif (1014 octets)
MEDICAMENTS
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets) Maladie très contagieuse
bvert1.gif (123 octets) Intérêt des medecines douces
bvert1.gif (123 octets)
orange3.gif (1014 octets)
DOSSIER HOMEOPATHIE
bvert1.gif (123 octets) Medecine individualisée
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (301 octets) Efficacité
bvert1.gif (123 octets) Interview
bvert1.gif (301 octets)
bvert1.gif (301 octets) Le combat de Hanemann
bvert1.gif (123 octets) Victoire sur l'incertitude
bvert1.gif (123 octets) Une année de crise
bvert1.gif (123 octets) Assurer l'avenir
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets) Bibliographie
orange3.gif (1014 octets)
MALTRAITANCE
bvert1.gif (123 octets) Pères incestueux
bvert1.gif (123 octets) Les professionnels
orange3.gif (1014 octets)
RADIOGRAPHIE
bvert1.gif (123 octets) Les Français trop irradiés
bvert1.gif (123 octets) Ce que le patient doit savoir
orange3.gif (1014 octets)
PERSONNES AGEES
bvert1.gif (123 octets) Personnes agées et handicap
bvert1.gif (123 octets) Temps de préparation
   
 

 

 

 

 

 

Lancé à grand renfort de publicité, le Relenza s’annonce comme le premier médicament spécifique de la grippe. Prescrire, revue médicale indépendante, le juge peu efficace et le Syndicat de la médecine générale appelle l’ensemble des médecins à refuser de le prescrire.

 

Dernière minute !

Dans un communiqué publié le 5 novembre, le Syndicat de la médecine générale (SMG) dénonce « la campagne publicitaire intense concernant le Relenza et l’absence d’information pertinente des médecins sur ce médicament, en particulier pour ce qui est du rapport bénéfices thérapeutiques/risques thérapeutiques pour les patients […]. Le SMG appelle l’ensemble des médecins à refuser de prescrire le Relenza, en l’état actuel des informations données au corps médical. »

Le lancement fin octobre, par le laboratoire Glaxo-Wellcome, du premier médicament contre le virus grippal, le Relenza, a fait la une de la presse. En fait, le Relenza n’est pas le premier antiviral antigrippe. C’est le second, avec le Mantadix. Ce dernier est efficace contre les virus grippaux de type A, alors que le Relenza est efficace contre les virus A et B. Toutefois, comme le remarque la revue médicale Prescrire (Zanamivir : pas de progrès tangible contre la grippe, Prescrire, novembre 1999.), le virus A est le plus répandu. Faute d’études comparatives, il n’est pas prouvé que le Relenza est plus efficace que le Mantadix.L’élément actif du Relenza est le zanamivir, une molécule qui s’attaque à l’une des enzymes du virus de la grippe, arrêtant sa multiplication. Seules trois études cliniques ont été consacrées à ce produit, ce qui est peu, note Prescrire. La notice qui lui est consacrée dans le Vidal, dictionnaire des médicaments utilisé par tous les médecins, montre que des inconnues subsistent sur son efficacité et ses effets indésirables. L’analyse précise des trois études, faite par la revue Prescrire, confirme la médiocrité de ces résultats.

Prudence pour les enfants

La grippe est une maladie bénigne, sauf chez les personnes âgées et les sujets à risque atteints de certaines maladies. Or, le Relenza a été testé chez des sujets dont la plupart n’étaient pas atteints d’une autre maladie au début de leur grippe. Quelques patients âgés ou asthmatiques ont été inclus dans les études du zanamivir, mais leur nombre était trop faible pour conclure à l’efficacité du traitement dans leur cas. On ne sait donc pas si le zanamivir est actif chez les sujets pour lesquels un traitement antiviral antigrippe serait le plus utile (Mantadix n’a pas fait ses preuves non plus chez les sujets fragiles. Pour les autres patients, la diminution du nombre de jours de grippe est comparable à celle du Relenza […].). En outre, le zanamivir n’a pas été testé chez les enfants de moins de douze ans. Il ne doit donc pas leur être prescrit. Le Relenza semble efficace pour les adolescents et les adultes qui ne font pas partie de ces catégories. Toutefois son efficacité n’est guère supérieure à celle d’un placebo (traitement fictif). Elle se traduit par une durée moyenne de la grippe qui descend de six jours et demi pour les sujets sous placebo à cinq jours pour les sujets prenant du Relenza… Pour profiter d’un bénéfice aussi médiocre, il faut prendre le Relenza dès les premiers symptômes (dans les quarante-huit heures) et en inhaler deux doses deux fois par jour, pendant cinq jours. Or, il ne s’agit pas d’un spray nasal à inspirer, mais d’une poudre à inhaler avec un tube qu’on introduit dans la bouche au risque de ne pas tout absorber ou d’en rejeter une partie en éternuant.Encore faut-il être vraiment atteint de la grippe et non d’une fausse grippe. Autre problème : les effets indésirables. Le Relenza est également déconseillé aux femmes enceintes et à celles qui allaitent. Dans ces deux cas, des études chez le rat et le lapin ont montré des altérations mineures du fœtus, le produit passant par le lait des rates. Des effets indésirables ont été constatés chez 33 % des personnes qui ont essayé le Relenza : maux de tête, problèmes aux voies nasales, troubles gastro-intestinaux, bronchites et toux. Rien de bien grave, sauf qu’il s’agit d’une grippe bien franche que le traitement est censé éviter.

Comme un placebo

Notons que le Relenza ne protège pas mieux que le placebo des complications bactériennes (bronchites et problèmes pulmonaires) qui exigent un traitement antibiotique. Prescrire note que l’administration américaine du médicament signale quelques cas de spasmes bronchiques chez des sujets asthmatiques américains. Certes aucun effet indésirable grave n’est connu avec le zanamivir, mais on ne dispose d’aucun recul. Enfin, dénonçant les indications trop larges de ce médicament qui peuvent inciter les médecins à des prescriptions trop fréquentes, le Pr Goudeau, virologiste à Tours, craint « qu’un usage irrationnel de ce nouveau médicament ne conduise à l’émergence de nouvelles résistances du virus » (Le Monde, 24 août 1999). Le Ministère a probablement autorisé la vente du Relenza parce qu’il est fabriqué sous licence en France. Mais il existe un autre antiviral, le Mantadix, qui a des effets secondaires connus et limités à des troubles neurologiques bénins et de courte durée (nervosité, maux de tête, insomnie, cauchemars). Le Relenza coûte 150 F, non remboursés par la Sécurité sociale. On comprend mal que le Ministère ait autorisé un produit aussi peu efficace et dont on ne connaît pas les effets indésirables à long terme. Et alors qu’il existe depuis trente ans un autre antiviral, le Mantadix, peu coûteux (50 F) et dont les effets secondaires sont bénins et de courte durée (nervosité, maux de tête, insomnies, cauchemars).

Régis Pluchet

 

 

 

 

 

 

 
Abonnement à notre News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription Désinscription

Retour

Accueil - Dossiers - S'abonner - Email - Livres conseillés - Forum - News letter -
Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2002