Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 

 

Décembre 1999

comprendre le patient

orange3.gif (1014 octets)
MEDICAMENTS
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets) Maladie très contagieuse
bvert1.gif (123 octets) Intérêt des medecines douces
bvert1.gif (123 octets)
orange3.gif (1014 octets)
DOSSIER HOMEOPATHIE
bvert1.gif (123 octets) Medecine individualisée
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (301 octets) Efficacité
bvert1.gif (123 octets) Interview
bvert1.gif (301 octets)
bvert1.gif (301 octets) Le combat de Hanemann
bvert1.gif (123 octets) Victoire sur l'incertitude
bvert1.gif (123 octets) Une année de crise
bvert1.gif (123 octets) Assurer l'avenir
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets) Bibliographie
orange3.gif (1014 octets)
MALTRAITANCE
bvert1.gif (123 octets) Pères incestueux
bvert1.gif (123 octets) Les professionnels
orange3.gif (1014 octets)
RADIOGRAPHIE
bvert1.gif (123 octets) Les Français trop irradiés
bvert1.gif (123 octets) Ce que le patient doit savoir
orange3.gif (1014 octets)
PERSONNES AGEES
bvert1.gif (123 octets) Personnes agées et handicap
bvert1.gif (123 octets) Temps de préparation
   
 

 

 

 

L’exercice de l’homéopathie exige écoute et intuition. C’est une médecine de terrain qui s’intéresse à l’individu dans son ensemble. Elle est fondée sur deux principes : celui de similitude et celui de dilution.

 

 

La prescription homéopathique est basée sur le principe de similitude et sur celui de dilution. Le premier veut qu’on utilise pour soigner une substance capable « de provoquer une affection semblable à celle contre laquelle on se bat ». Chacun sait qu’une piqûre d’abeille provoque une douleur vive avec rougeur et gonflement. Chaque fois que de tels symptômes apparaîtront, on fera appel à Apis mellifica quelle que soit la maladie : une rhinopharyngite, par exemple. Le second principe, celui de dilution vise à ôter toute dangerosité à la substance utilisée. En effet, l’idée de guérir le mal par le mal a ses limites : elle aggrave quelquefois les symptômes. Pour éviter ce risque, le Dr Samuel Hahnemann dilue plusieurs fois la substance thérapeutique au point qu’il ne reste plus de molécules actives dans les très hautes dilutions. Chose étonnante : ces dernières, dénuées de toute toxicité, restent actives.

La consultation

Des milliers de substances appartenant au domaine végétal, animal et minéral ont été testées, comme l’avait imaginé Hahnemann, sur des sujets sains. Les premiers homéopathes ont soigneusement inventorié et noté toutes les modifications suscitées, qu’elles soient d’ordre physique, mental, comportemental ou psychologique. Le répertoire de l’ensemble de ces symptômes constitue ce qu’on appelle la pathogenésie de la substance considérée. La Matière Médicale, la bible des homéopathes, regroupe l’ensemble des pathogenésies des trois mille produits utilisés comme remèdes homéopathiques. La consultation homéopathique se déroule comme une consultation de médecine générale. Elle comporte un examen général, une prise de pouls et de tension. L’interrogatoire que le praticien fait subir au malade présente la particularité de cerner le symptôme ou le trouble dans sa globalité. Par exemple, pour une banale douleur à l’oreille, il s’informera des sensations (ça vrille, ça pique, ça brûle), de son intensité (insupportable, lancinante, à hurler), de sa localisation précise, des circonstances d’apparition (la nuit, et plus exactement à 3 heures du matin !…). À ces données s’ajoutent les réactions propres à l’organisme (fièvre, suée importante, rougeur, soif... ; chacune de ces caractéristiques se trouvant améliorées ou aggravées par le froid, le chaud, l’air, l’eau...), les antécédents personnels et familiaux et la manière dont l’individu réagit (repli sur soi, excitation, délire...).Le travail du praticien consiste à répertorier cet ensemble de symptômes, à en hiérarchiser l’importance pour choisir le ou les remèdes dont les pathogenésies se rapprochent le plus des signes présentés.

Unicistes, pluralistes et complexistes

Le nombre de médecins homéopathes est assez réduit en France (environ trois mille), mais tous n’exercent pas de la même façon. Il y a les unicistes, les pluralistes et les complexistes. Les premiers prescrivent un seul remède à la fois et doivent, pour adapter le traitement à l’évolution des symptômes, suivre étroitement les malades. Les deuxièmes emploient en alternance plusieurs médicaments ne contenant chacun qu’une seule substance (on parle de médicaments unitaires) dont les effets vont se compléter. Les troisièmes utilisent des mélanges de remèdes, soit préparés à l’officine selon les indications du médecin, soit présents dans une spécialité pharmaceutique. Les différentes écoles de formation à l’homéopathie privilégient l’une ou l’autre des approches, la méthode complexiste étant considérée comme la plus approximative.

Prédispositions à la maladie

L’homéopathie considère le malade globalement. Elle prête attention à sa prédisposition à avoir toujours la même maladie ou le même type de maladie et sa façon spécifique d’y réagir. C’est l’idée de terrain, terme qui recouvre deux notions. L’une dite diathésique a trait à la façon dont le malade exprime sa maladie. Il existe quatre diathèses : la psore qui extériorise sous forme d’allergie et de maladies de peau ; la sycose sujette aux proliférations cellulaires (verrues) et aux excrétions épaisses (par exemple écoulement nasal jaune-vert et gluant) ; la luèse aboutissant à des ulcérations ou à des scléroses dures, rigides (sous forme d’arthrose ou de rhumatismes) ; le tuberculinisme se traduisant par des infections avec irritabilité et hyper nervosité. L’autre classification dite constitutionnelle s’intéresse à la morphologie des individus. Il existe trois constitutions de base : le carbonique correspondant au sujet plutôt petit et rond ; le phosphorique au sujet grand et mince ; le fluorique s’applique aux sujets non symétriques, ayant des dents implantées de façon irrégulière et des articulations hyperlaxes propices aux entorses.Ces typologies orientent vers des prédispositions à certaines pathologies et vers certains remèdes. Ainsi le carbonique aura tendance à faire des surcharges pondérales, son médicament-type est Calcarea carbonica. En réalité, il y a des personnes de constitution mixte, par exemple phosphofluoriques ou atteintes de plusieurs diathèses. Il existe des corrélations entre diathèses et constitutions. Par exemple, le tuberculinisme touche plutôt les sujets phosphoriques ou phosphofluoriques et la psore les individus carboniques.La conception homéopathique du terrain permet dans une certaine mesure de prévoir l’évolution de l’état de santé d’un individu, et de déterminer les médicaments de fond qui seront, dans les infections récidivantes ou chroniques, indispensables à l’action des médicaments correspondant à l’état précis du patient.

 

 

 

 

 

 

 
Abonnement à notre News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription Désinscription

Retour

Accueil - Dossiers - S'abonner - Email - Livres conseillés - Forum - News letter -
Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2002