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Janvier 2000

LES FORETS

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bvert1.gif (123 octets) Pr CORNILLOT
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DOSSIER
LES ENERGIES RENOUVELABLES
bvert1.gif (301 octets) Centre TERRE VIVANTE
bvert1.gif (123 octets) L'embellie des énergies renouvelables
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bvert1.gif (301 octets) Directive européenne
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bvert1.gif (123 octets) Forêts
bvert1.gif (123 octets) Le vent souffle
bvert1.gif (123 octets) Fiches pratiques
 

 

 

 

De quel bois je me chauffe!

 

 

bois.jpg (13755 octets)Dans le monde entier, le bois est utilisé pour se chauffer ou cuire les aliments. Cela explique sans doute la place qu’il occupe dans l’imaginaire, en particulier avec la cheminée. Mais aussi son image désuète d’énergie du passé. « Le bois n’est pas une énergie ringarde, affirme Claude Aubert, l’un des fondateurs du centre Terre vivante (voir reportage), et l’on peut grâce à du matériel performant se chauffer efficacement et écologiquement sans les contraintes et la poussière d’autrefois. » Il a écrit en collaboration avec l’Ageden, Poêles, inserts et autres chauffages au bois qui permet à tous, particuliers et collectivités, de bien choisir leur matériel.En France, la ressource bois-énergie est très mal valorisée. Même ceux qui en ont fait le choix, souvent en milieu rural, possèdent des équipements (poêles, inserts, chaudières) dont le rendement est mauvais. Sans compter l’énorme gaspillage dû aux cheminées ouvertes (rendement d’à peine 10 %). La ressource bois est aussi sous-exploitée : trop peu de forêts mal gérées ; trop peu de déchets de l’industrie du bois récupérés comme source de chaleur. Enfin, selon des études comparatives, le bois est un des combustibles les moins chers.« Le chauffage au bois ne contribue pas à l’effet de serre, précise Claude Aubert, puisque les quantités de gaz carbonique émises lors de la combustion sont sensiblement égales à celles absorbées par une surface de forêt ayant produit la même quantité de bois. Surtout, ce chauffage émet des quantités de polluants négligeables lorsque les appareils sont bien conçus et bien utilisés avec du bois sec. Enfin, contrairement aux idées reçues, bien exploiter la forêt contribue à sa bonne santé et à sa pérennité. » En France, la surface boisée a doublé en un siècle.

La bûche trébuche

Bénéfices de santé pour la planète mais aussi pour les individus. « Un matériel mal conçu, explique Claude Aubert, pollue non seulement l’extérieur mais aussi à l’intérieur. Enfin, la chaleur émise par un corps chaud se diffuse de deux manières : par convection (échauffement de l’air) et par rayonnement (la chaleur est transmise aux corps solides qu’elle rencontre). Avec le rayonnement, on obtient une même sensation de chaleur pour deux ou trois degrés de moins et l’on ne met pas l’air en mouvement. » Claude Aubert estime que la production de bois de chauffage pourrait augmenter d’au moins 30 % si les forêts étaient mieux entretenues et si l’on améliorait l’efficacité énergétique des combustibles obtenus.Son ouvrage passe en revue et analyse les matériels actuellement disponibles : poêles de nos grand-mères dont le modèle alsacien en faïence est le représentant le plus connu, poêles de masse, chaudières, inserts divers (sortes de cheminée fermée). On découvre – avec une certaine nostalgie, il est vrai – que la bûche n’est pas l’avenir du bois de chauffage et qu’il existe les plaquettes et les granulés plus performants, plus faciles à manipuler et moins contraignants. Les plaquettes sont des copeaux obtenus par déchiquetage du bois ; elles coûtent moins cher, et elles permettent l’alimentation automatique des chaudières collectives modernes. En France, on commence à trouver ce produit adapté aux besoins des particuliers. Seul inconvénient, elles tiennent plus de place que les bûches.« Enfin, poursuit Claude Aubert, les granulés sont la forme la plus récente du combustible bois (5 millimètres de diamètre et 6 à 8 millimètres de longueur). Leur prix est supérieur à celui des plaquettes mais ils permettent de valoriser d’autres sous-produits du bois. » Ces produits arrivent doucement en France alors qu’ils font partie du quotidien de l’Allemagne et des pays d’Europe du nord.

(1) Association grenobloise pour l’étude et le développement des énergies renouvelables. Elle existe depuis plus de vingt ans et réalise en Isère des pré-études gratuites, financées par le conseil régional (particuliers et collectivités). Ce même service existe dans tous les départements (voir fiches pratiques, pages 31 à 33). L’Ageden, expert dans le domaine bois-énergie, est une association de ce secteur particulièrement compétent. 5, place Bir-Hakeim, 38000 Grenoble. Tél. : 04 76 51 62 29 ; fax : 04 76 44 18 75. Site internet : http://ageden.citeweb.net

(2) Éditions Terre Vivante (en vente à ALTERNATIVE SANTÉ - L’Impatient, cliquez ici)

 

 

 

 

 

 
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