Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Créée
en janvier 1992, lAgence de lenvironnement et de
maîtrise de lénergie (Ademe) a pour principales missions
: la maîtrise de lénergie, la réduction des pollutions
atmosphériques, le recyclage et la valorisation des déchets
ménagers et industriels. Elle apporte trois types de compétence
à ses clients : lexpertise scientifique et technique,
laide à la décision de montage de projets et laide
financière. Établissement public à caractère industriel et commercial,
elle est placée sous la tutelle de trois ministères différents,
Environnement, Industrie et Recherche. Il existe des délégations
dans la plupart des régions.
Ademe, 27, rue Louis-Vicat, 75737 Paris cedex 15.Tél. : 01 47
65 20 00.
Associations
et énergies renouvelables
Dans
les années 1970, après le premier choc pétrolier, des dizaines
dassociations militantes ont vu le jour. Il sagissait
doffrir des alternatives au tout-nucléaire et de creuser
le sillon des énergies renouvelables. Aujourdhui, après
les difficultés liées à la baisse du pétrole dans les années
1980, il en reste une trentaine. Militantes, elles se sont professionnalisées,
emploient ingénieurs et techniciens et fonctionnent souvent
comme des agences de développement des énergies renouvelables.
La liste suivante nest pas exhaustive.
CLER
Le
Comité de liaison énergies renouvelables (Cler) rassemble associations
et professionnels des énergies renouvelables. Une équipe permanente
propose un centre de documentation ouvert au public (9 h - 12
h, 14 h - 18 h), des expositions, des formations. Le Cler donne
les adresses des associations sur toute la France.
2 b, rue Jules-Ferry, 93100 Montreuil (métro Croix-de-Chavaux).
Tél. : 01 55 86 80 00. www.cler.org
INESTENE
LInstitut
dévaluation des stratégies sur lénergie et lenvironnement
en Europe (Inestene) sest constitué en 1987 comme une
équipe dexpertise indépendante sur lénergie et lenvironnement.
5, rue Buot, 75013 Paris. Tél. : 01 45 65 08 08.
AJENA
Association
jurassienne pour la diffusion des énergies alternatives (Ajena).
Centre de documentation ouvert au public, 28, bd Gambetta, 39000
Lons-le Saulnier. Tél. : 03 84 47 81 10.
ASDER
Association
savoyarde de diffusion des énergies renouvelables (Asder). Conseils
gratuits aux particuliers et aux collectivités, sur le solaire
et le bois-énergie.
Formation, animation, 299, rue Granier, BP 45, 73232
Saint-Alban-Leysse.
Tél. : 04 79 85 88 50.
CIEN
Centre
international des énergies nouvelles (Cien). Information et
formation sur les énergies renouvelables. ZI de Bastillac Nord,
65000 Tarbes. Tél. : 05 62 93 93 13.
GEFOSAT
Le
Groupe détude et de formation sur les outils solaires
et les alternatives technologiques (Gefosat) conseille sur les
énergies renouvelables et leur efficacité énergétique. Les auteurs
du livre La Maison des négawatts, Thierry Salomon et Stéphane
Bedel y participent .
Maison de la mer, quai Baptiste-Guitard, 34140 Mèze. Tél. :
04 67 18 77 02
ITEBE
LInstitut
technique européen du bois-énergie (Itebe), grand spécialiste
de la filière bois-énergie, participe à la recherche, promeut
la qualité des matériels et des services de chauffage au bois,
diffuse linformation et propose des formations.
Maison des énergies renouvelables, 28 bd Gambetta, BP 149, 39004
Lons-le-Saulnier cedex. Tél. : 03 84 47 81 00. www.itebe.org
PACT-ARIM
de la Dordogne
Association
de conseil sur lénergie et lhabitat, 18, rue de
Varsovie, BP 1011, 24001 Périgueux. Tél. : 05 53 06 81 20.
SOLAGRO
Cette
association propose de nouvelles voies au développement durable,
des expertises indépendantes sur les choix énergétiques, des
réalisations pratiques pour valider modèles et hypothèses. Un
bulletin trimestriel, Les Nouvelles de Solagro. ®219, avenue
de Muret, 31300 Toulouse. Tél. : 05 61 59 56 16.
ObservER
Observatoire
des énergies renouvelables. On y trouve de la documentation
sur les énergies renouvelables. À consulter sur place. Une revue
bimestrielle, Systèmes solaires (par abonnement), documentée,
pratique, accessible au grand public, une mine de renseignements.
ObservER édite un annuaire des professionnels et des opérateurs
dans le domaine des énergies renouvelables (215 F). On y trouve
les ressources pour toute la France dans tous les secteurs,
bois, éolien, solaire, etc. : distributeurs, installateurs,
bureaux détude, associations, etc.
146, rue de lUniversité, 75007 Paris. Tél. : 01 44 18
00 80. www.systemes-solaires.com
EuroObserver
Cest
un consortium de trois organisations européennes (ObservER
à Paris, Eufores à Madrid, et Eurec Agency à Bruxelles) dont
lobjectif est de promouvoir lutilisation des énergies
renouvelables dans lUnion européenne. Le baromètre dEuroObservER
publie régulièrement des indicateurs sur lactualité des
énergies renouvelables. Le projet est soutenu par la Commission
européenne dans le cadre dun programme de la Direction
générale de lénergie.www.observ-er.org
Pour
les jeunes
En
Languedoc-Roussillon, des associations se sont regroupées en
un réseau déducation à lénergie pour mettre à la
disposition des enseignants leurs compétences et leurs outils
pédagogiques. Elles sont soutenues par lAdeme, lAME
(Agence méditerranéenne de lenvironnement), le rectorat
de lacadémie de Montpellier, la Direction régionale de
lagriculture et de la forêt, etc. Ainsi, lassociation
Nez au vent (Les Perdrigals 11510 Treilles. Tél. : 04 68 45
61 95) propose des visites des sites éoliens audois.
On peut se procurer le guide pratique de léducation à
lénergie en Languedoc-Roussillon auprès de lAME,
hôtel de région, 201, avenue de la Pompignane, 34064 Montpellier
cedex 2. Tél. : 04 67 22 80 00.
Lénergie
de nos déchets : le biogaz
Lorsque
des déchets organiques se décomposent à labri de lair,
ils dégagent naturellement un gaz riche en méthane, que lon
appelle biogaz. Cette méthanisation présente lavantage
de réduire la matière organique utilisée comme engrais pour
les cultures, tout en dégageant un gaz qui peut être valorisé
comme énergie renouvelable. Les sources sont variées : déjections
animales, ordures ménagères, déchets agricoles, eaux usées,
boues dépuration. Le méthane utilisé dans les transports
en commun de la ville de Lille est issu du biogaz.
Lénergie
thermique des mers
Lidée
date de 1934 et consistait à produire de lélectricité
en utilisant la différence de température entre les eaux chaudes
de surface (25°) et les eaux froides des profondeurs (4°) dans
locéan intertropical. Des centrales ont été expérimentés
et un savoir-faire existe. Mais la baisse des prix du baril
de pétrole a fait sombrer les projets. À un moment où la diversification
des ressources énergétiques revient à lordre du jour,
peut-être resurgiront-ils ?
Quoi
de neuf sous le soleil ?
Le
15 mai 1999, LAdeme lance le programme Hélios 2006. Un
programme daides financières pour inciter particuliers
et collectivités à séquiper en chauffe-eau solaires. Ces
mesures sont destinées à doper le marché, à augmenter les commandes
et à développer ainsi les entreprises de ce secteur. La croissance
dun marché signifie baisse des coûts, suivie dune
baisse des prix du matériel. Le programme Hélios 2006 vise à
linstallation de 50 000 chauffe-eau solaires domestiques,
de 25 000 m2 de panneaux solaires pour les chauffages collectifs
et de 15 000 planchers solaires.
Aides
pour chauffe-eau solaires
Dans
le sud de la France, le solaire peut couvrir jusquà 75
% des besoins en eau chaude sanitaire (en moyenne annuelle)
contre 50 % dans le nord de la France.
LAdeme octroie des primes qui dépendent de la superficie
des capteurs (4 500 F pour 2 à 3 m2, par exemple) mais à la
condition de séquiper dun matériel fabriqué par
de vrais professionnels avec des critères de qualité et de performance
garantis. À lheure actuelle, seuls deux fabricants sont
agréés par lAdeme. Léquipement doit être posé par
des professionnels signataires dune charte de qualité
« Qualisol », élaborée par lAdeme.
Renseignements à lAdeme ou dans ses délégations régionales
qui fournissent la liste des matériels certifiés et celle des
installateurs : Ademe nationale, 27, rue Louis-Vicat, 75015
Paris. Tél. : 01 47 65 20 00. Minitel 3625 Ademe. http://www.ademe.fr
Les conseils régionauxCertaines
régions (Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon, Alsace) favorisent
ce développement et versent des aides complémentaires pouvant
aller jusquà 3 000 F. Le conseil régional Languedoc-Roussillon
propose un numéro vert : 0 800 01 53 47.
Réduction dimpôts Les contribuables séquipant en
énergies renouvelables peuvent prétendre à une réduction dimpôts
égale à 20 % des dépenses engagées (dont on soustrait les subventions)
et plafonnées pour leur montant cumulé pendant cinq ans à 40
000 F par foyer + 2000 F par personne. Ce nest possible
que pour une résidence principale, dont la construction remonte
à plus de dix ans.Depuis le 15 septembre 1999, la TVA sur les
travaux daménagement est passée de 20,6 % à 5,5 %. Le
chauffe-eau solaire bénéficie de cette baisse (panneaux photovoltaïques,
inserts et foyers fermés à bois également).
Leau chaude solaire par abonnementLa société SIIF Energies,
opérateur privé de production dénergie, a mis au point
en partenariat avec un fabricant une formule dabonnement
pour ceux qui ne souhaitent pas sengager dans linvestissement
dun chauffe-eau solaire. Cette solution est habituelle
dans les départements doutre-mer. Labonnement est
proposé aux personnes du sud de la France, comme le Languedoc-Roussillon
où un service local existe. Ailleurs, on devrait bénéficier
de cette formule à partir du printemps 2000. Le contrat, de
dix ans, inclut linstallation du matériel, une garantie
de maintenance totale ainsi quune assistance.
Renseignements : SIIF Energies. Numéro vert gratuit : 0 800
00 30 40
Planchers solaires directsCet équipement destiné au chauffage
dambiance et à la production deau chaude sanitaire
est soutenu par lAdeme avec un unique fabricant, celui
qui a mis au point ce plancher, lentreprise Clipsol.
Renseignements : lAdeme ou Clipsol. Tél. : 04 79 34 35
36.
Le
photovoltaïque
Les
panneaux solaires fournissent un courant électrique continu
qui va charger des batteries. Il peut être utilisé directement
pour faire fonctionner des appareils adaptés ou bien, après
passage dans un onduleur, se muer en courant alternatif identique
à celui du secteur. Il peut alors alimenter nimporte quel
appareil du commerce. Ce courant alternatif peut aussi être
reversé sur le réseau EDF. Tout le monde croit à tort au monopole
dEDF. En fait, il se limite au transport et non à la production,
ouverte à la concurrence sous certaines conditions ,
ni à la distribution, qui relève de la compétence des communes.
Certaines grandes villes distribuent elles-mêmes leur courant,
Bordeaux par exemple. La contrepartie du monopole de transport
est lobligation pour EDF de racheter lélectricité
produite par des tiers à laide des énergies renouvelables
et de la cogénération. En principe, cest le ministère
de lIndustrie (tutelle dEDF) qui fixe les conditions
et les tarifs de rachat. Dans la réalité, il ne fait quentériner
les propositions dEDF. Dans le cadre de la libre concurrence
mondiale, les choses pourraient changer.
Lassociation
PHÉBUS
Cette
association est née en 1991 avec lobjectif dinstaller
la première micro-centrale photovoltaïque raccordée au réseau
EDF en France : Phébus 1 est né le 14 juin 1992, à trois kilomètres
de Superphénix et grâce à 150 souscripteurs. Depuis, les toits
solaires se sont multipliés. Pour linstant, EDF ne rachète
pas ce courant mais accepte seulement que le compteur de son
client tourne à lenvers. Une sorte délectricité
à la demande ; le client se sert du réseau uniquement lorsquil
en a besoin. EDF et les pouvoirs publics napprécient pas
trop cette formule et souhaitent imposer un prix. Celui proposé
est refusé par lassociation Phébus car il ne tient pas
compte du vrai prix de lénergie hors subventions. Lassociation
Phébus fournit des aides à linstallation des toits solaires
grâce à une subvention de lUnion européenne. Le programme
prévoit 220 toits solaires en France (le gouvernement allemand
finance un programme de 100 000 nouveaux toits solaires). Dans
le domaine du photovoltaïque, il ne faut guère compter sur laide
des pouvoirs publics qui, pour linstant ne se manifestent
quen cas dhabitations isolées ne pouvant être raccordées
au réseau.
Renseignements : Phébus, 1, rue de lOiselière 69009 Lyon.
Tél./fax : 04 78 47 29 47.
Bande
dessinée
Une
BD sur les énergies renouvelables est proposée par lassociation
Énergies solaires développement. Solix, petit extraterrestre,
débarque sur notre planète. Il a pour mission une étude sur
les énergies renouvelables car la Terre est en danger. Il arrivera
à convaincre les enfants et les adultes que ces énergies sont
importantes pour lavenir (50 F + frais denvoi).
Lassociation organise à la demande, animation et conférences
pour les écoles (lénergie est au programme des CM1).Rue
des Arts, BP 127, 31676 Labège cedex. Tél. : 05 61 39 83 23.
La
grande hydraulique
Leau,
énergie renouvelable utilisée depuis lAntiquité, a toujours
accompagné lhomme dans son histoire. Lénergie hydraulique
est la première énergie renouvelable en matière de production
délectricité. Les barrages sont les témoignages architecturaux
de lambition du XXe siècle : rendre les hommes maîtres
de la nature. Or aujourdhui notre planète sinterroge
sur le caractère durable (sans dégâts pour les hommes et lenvironnement)
du développement induit par les gigantesques projets en cours
(le barrage titanesque prévu en Chine, par exemple). Leurs partisans
y voient un moyen de production dénergie propre et bon
marché. Leurs détracteurs parlent de catastrophes humaines et
écologiques. Un fort mouvement dopposition se développe.
La romancière indienne Arundhati Roy a consacré un essai à ce
problème (Ce texte est publié chez Gallimard sous le titre Le
Coût de la vie). Elle dénonce une politique de grands travaux
aveugles et note : « Lindustrie internationale du barrage
vaut 20 milliards de dollars par an. En Inde, 3 300 grands barrages
ont été construits depuis lindépendance, ils ont certes
fabriqué de lélectricité. Mais 80 % des foyers ruraux
nen disposent toujours pas et 250 millions nont
pas accès à leau potable » En France, la petite
hydroélectricité na pas une très bonne image. On lui reproche
ses nuisances sonores, ses structures en béton et les troubles
quelle occasionne à la flore et à la faune. Pour la microhydraulique.
Voir la Fédération française des amis des moulins, 5, rue Villiot,
75012 Paris. Tél. : 01 43 47 43 47.