Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 

 

Janvier 2000

Témoignage

orange3.gif (1014 octets)
orange3.gif (1014 octets)
orange3.gif (1014 octets) 60 000 signatures...
bvert1.gif (123 octets) Pr CORNILLOT
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets)
orange3.gif (1014 octets) Marche mondiale des femmes
orange3.gif (1014 octets)
DOSSIER
LES ENERGIES RENOUVELABLES
bvert1.gif (301 octets) Centre TERRE VIVANTE
bvert1.gif (123 octets) L'embellie des énergies renouvelables
bvert1.gif (301 octets)
bvert1.gif (301 octets) Directive européenne
bvert1.gif (123 octets) Interview
bvert1.gif (123 octets) Baromètre
bvert1.gif (123 octets) Les contraintes
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets) Géothermie: définition
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (123 octets) Forêts
bvert1.gif (123 octets) Le vent souffle
bvert1.gif (123 octets) Fiches pratiques
 

 

 

 

De retour sur terre, le cosmonaute Jean-Pierre Haigneré témoigne de l’extraordinaire aventure qu’il vient de vivre à bord de la station Mir. Mais aussi de son inquiétude quant à la santé écologique de la planète.

 

.

La Terre vue de l’espace

Le 28 août dernier, Jean-Pierre Haigneré revenait sur terre après une mission de 188 jours à bord de la station spatiale russe Mir. La dernière mission de Mir. Pour la première fois depuis une dizaine d’années, la station est restée vide. Dans deux, quatre ou six ans, selon les moyens mobilisés, une autre station spatiale tournera autour de la Terre : l’ISS, la station internationale. Ces stations sont de véritables laboratoires permettant, grâce à la microgravité (c’est-à-dire avec une gravité beaucoup plus faible que sur terre), de tester de nouveaux assemblages de molécules pour la chimie ou la pharmacie. On y essaie aussi ce qui sera nécessaire aux grands voyages interplanétaires de demain : tests médicaux sur les équipages, essais de plantations ou résistance des matériaux. Ces stations sont aussi d’extraordinaires lieux d’observation de la Terre. « De là-haut, à 400 kilomètres d’altitude, nous confie Jean-Pierre Haigneré, on voit parfaitement bien tout ce qui se passe sur les continents comme sur les océans. On est frappé par la beauté de la planète mais aussi par la sensation de fragilité et d’isolement qui en émane. Notre mission ne comportait pas d’expériences de surveillance de l’environnement terrestre. terre.gif (6917 octets)Ce que je peux dire n’engage donc que moi. Mais j’ai été frappé de la progression des déforestations en Amazonie. Durant le dernier mois du vol, de Buenos Aires jusqu’à l’est des Andes, on voyait de là-haut, un voile opaque de fumées, presque tout un continent était couvert d’incendies, ce qui en dit long sur la destruction de la végétation et des forêts ! »Constat renforcé par de récentes études scientifiques qui annoncent pour 1999 un bilan record de déforestation en Amazonie : 40 000 kilomètres carrés seraient partis en fumée ! Et cela, par l’effet conjugué de la sécheresse et des feux volontairement allumés.

Repérer les pollueurs

Ces incendies n’ont pas seulement une conséquence dramatique en termes de biodiversité et d’appauvrissement des sols. Des chercheurs viennent de prouver, en s’appuyant sur des données fournies par des satellites de la Nasa qu’ils influent sur les précipitations. Quand les nuages porteurs d’eau sont pollués par la fumée, celle-ci provoque une condensation des gouttelettes d’eau qui deviennent trop petites pour tomber en pluie. À Bornéo, sur la moitié de l’île couverte par les incendies et les fumées, la pluviométrie a été dramatiquement faible alors que les précipitations étaient normales sur l’autre moitié du pays, épargnée par les feux. Autre sujet d’inquiétude et de colère pour Jean-Pierre Haigneré : « J’ai pu observer les dégazages de pétroliers en haute mer. C’est très facile à repérer, on voit parfaitement bien la nappe de pétrole qui s’étale autour du bateau. Or, ces dégazages, officiellement interdits, se produisent partout dans le monde, sur tous les océans, et bien entendu toujours hors des zones territoriales des pays. Dans ces territoires internationaux océaniques, les pétroliers se trouvent hors d’atteinte des lois. Personnellement, quand je serai dégagé de mes obligations actuelles, dans quelques années, je militerai pour que des moyens techniques et spatiaux soient entièrement consacrés à la surveillance de l’environnement. Ce serait très facile d’organiser ce contrôle et de dénoncer ceux qui abîment la planète. Un satellite peut repérer précisément un bateau dégazant dans un océan et communiquer immédiatement sa localisation. Je militerai pour qu’une organisation internationale ait le pouvoir de donner des amendes où que se soit produit le dégazage. ». Interrogé sur la destruction de la station Mir, Jean-Pierre Haigneré précise : « Nous l’avons fermée comme si nous fermions pour la dernière fois la porte d’une maison, après treize ans d’occupation continue, en faisant ce que nous appelons dans notre jargon une “mise en conservation”. Sa destruction sera délicate. Les différents modules brûleront dans l’atmosphère ; le reste tombera dans un océan, loin de toutes zones d’habitation. Les quelques centaines de kilos qui tomberont sur terre ne représentent aucun danger pour l’environnement. J’ai vraiment une très grande confiance dans les ingénieurs russes qui sont d’excellents professionnels. Le plus grand problème, à mon sens, ce sont plutôt les dizaines de milliers de débris qui “orbitent” déjà autour de la Terre et dont il faudra bien faire un jour la dépollution systématique. » Enfin, quand on demande à Jean-Pierre Haigneré son plus grand souvenir, c’est sans aucun doute sa sortie hors de la station, pendant laquelle, enfermé dans sa combinaison, il a vu défiler sous ses pieds la petite planète bleue sur le fond noir et glacé de l’espace : « Un moment où il faut beaucoup de force physique et psychique. »

Marthe Cousin

 

 

 

 

 

 

 

 
Abonnement à notre News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription Désinscription

Retour

Accueil - Dossiers - S'abonner - Email - Livres conseillés - Forum - News letter -
Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2002