Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Quand
le malade narrive plus à prendre les décisions le concernant,
il faut veiller à le protéger.Il existe trois types de protection
possibles.
La sauvegarde de justice. Il sagit dune mesure provisoire
qui permet de faire gérer le patrimoine par un tiers mais aussi
daménager ou de réclamer lannulation a posteriori
des actes signés. La personne protégée conserve ses droits civiques
et peut continuer dadministrer ses biens.
La curatelle. Le malade agit seul pour tous les actes de la
vie courante, mais doit être assisté de son curateur pour les
actes de disposition de son patrimoine.
La tutelle. La personne sous tutelle ne conserve pas lexercice
de ses droits. Le tuteur la représente entièrement dans tous
les actes de la vie civile.Quand laccord du malade peut
être obtenu, il existe la possibilité détablir une procuration
générale devant notaire.Pour toutes ces questions, sadresser
au juge des tutelles ou au juge des affaires familiales du tribunal
dInstance de votre domicile ou de celui de la personne
à protéger.
Rénover
ou adapter son logement avant que cela ne soit nécessaire
« Si
mon autonomie physique diminue, pourrai-je continuer à vivre
dans mon appartement ? » Cest la question à se poser si
lon souhaite réfléchir à la troisième partie de sa vie.
Aujourdhui encore, un quart des logements des plus de
75 ans ne répondent pas aux normes de confort et de sécurité
(salle de bains avec douche plutôt que baignoire, toilette à
lintérieur de lappartement, rampes, etc.). Pour
rénover ou adapter lappartement, on peut passer par la
fédération nationale des centres Pact-Arim (Fédération nationale
des centres Pact-Arim, 27, rue de La Rochefoucaud, 75009 Paris.
Tél. : 01 42 81 97 70). Ou encore à lAdil (Agence départementale
dinformation pour le logement).
Le
maintien à domicile
En 1962,
les conclusions du rapport de Pierre Laroque (fondateur de la
Sécurité sociale) établissaient que le maintien à domicile des
personnes âgées était, dun point de vue économique et
social, préférable aux autres solutions. Depuis, le réseau daide
à destination des personnes âgées sest développé. Plus
de 90 % dentre elles vivent chez elles et lâge moyen
dentrée dans une maison de retraite se situe au-delà de
80 ans. Toutefois, cette solution nest pas facile à mettre
en place. À la difficulté morale de voir son parent perdre son
autonomie physique et parfois intellectuelle sajoutent
celle de trouver les bonnes ressources, les personnes compétentes
et, pour certains, les difficultés financières car le maintien
à domicile coûte très cher. Souvent, laide à domicile
ne fonctionne que lorsque la famille lassure. Le premier
aidant est dabord la conjointe, lorsquelle est en
bonne santé, puis le relais est assuré par les enfants, en général
les filles.
Comment
faire ? Il
est important de procéder à une évaluation des besoins. Selon
les personnes âgées, il faudra faire appel ponctuellement ou
régulièrement à du personnel infirmier pour des soins et la
toilette, à une aide ménagère pour les repas et le ménage, à
une garde à domicile, voire encore à une auxiliaire de vie qui
assistera la personne dans tous les actes quotidiens. Ensuite,
il faut sadresser au centre communal daction sociale
(CCAS) de la mairie du lieu dhabitation, qui centralise
les adresses des associations daide à domicile. On peut
aussi sadresser à la DDASS, direction départementale de
laction sanitaire et sociale. La prestation spécifique
dépendance est réservée aux faibles revenus, mais il est possible
dobtenir des aides de la Caisse nationale dassurance
vieillesse ou de la Caisse dassurance maladie, voire encore
dune mutuelle ou de lorganisme de retraite complémentaire.
En cas de faible dépendance, on peut rémunérer les aidants avec
les chèques emploi service qui permettent déviter les
formalités compliquées. La personne âgée devient employeur et
sa famille doit se charger des déclarations administratives
(déclarations à lUrsaff, bulletin de salaires, vacances,
etc.). Certaines associations se chargent de ces démarches.
Si les revenus de la personne âgée sont plus conséquents, elle
peut obtenir des réductions dimpôts, ou lexonération
des charges patronales pour les employeurs de plus de 70 ans.Pour
se renseigner sur lassociation la plus proche :
Fédération nationale des aides à domicile et activités regroupées
(Fnadar), 68, rue dHauteville, 75010 Paris. Tél. : 01
55 33 14 30.
Fédération nationale des associations de familles rurales (FNAFR),
7, cité dAntin, 75009 Paris. Tél. : 01 44 91 88 88.
Union nationale des associations daide à domicile en milieu
rural (UNAADMR), 184, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris.
Tél. : 01 44 65 55 55.
Union nationale des associations de services et de soins à domicile
(Unassad), 108/110, rue Saint-Maur, 75011 Paris. Tél. : 01 49
23 82 52.
Fédération nationale des associations de laide familiale
populaire, 53, rue Riquet, 75019 Paris. Tél. : 01 44 89 86 86.
Fédération nationale de laide familiale à domicile (Fnafad),
13, rue des Envierges, 75020 Paris. Tél. : 01 43 15 12 12.Les
services à domicile proposés aux personnes âgées sont nombreux.
Les repas, le coiffeur, le portage des médicaments, la téléassistance.
Le mieux est de sadresser au Centre communal daction
sociale (CCAS).
Bibliographie
(non exhaustive)
Psychothérapie du patient âgé et de sa famille, Pierre Charazac,
éd. Dunod, 1998.
LÂge de la vieillesse, Patrice Bourdelais, éd. Odile Jacob
(Opus), 1997.
Parents à charge, quand vos proches deviennent dépendants, Yves
Mamou, éd. Grasset, 1999.
N° 89 de Gérontologie et société : « La galaxie des aidants
»,se renseigner à la Fondation de gérontologie
Bien vieillir, psychologie de la vie quotidienne, Dr Olivier
de Ladoucette, éd. Bayard, 1997.
Tout savoir sur la prévention du vieillissement, les mécanismes
de la sénescence, Pr Jacques Proust, éd. Favre, 1999.
Ostéoporose, stratégies de prévention et de traitements, Expertise
collective, éd. Inserm, 1996.
Sortir la personne âgée de son isolement, Jean-Yves Forcet,
Marie-Louise Bazelle, éd. Frison Roche, 1999.
Guide de la retraite 2000, Jean-Jacques Delas, Maïté Jacquet,
éd. du Rocher, 1999.