Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
On
parle toujours de la maladie de la vache folle et non de celle
du buf fou. Aucun sexisme dans ces propos, seulement la
traduction dun fait. La maladie met en moyenne cinq ans
à se développer chez le bovin, or les bufs sont abattus
avant ce délai. Cela ne veut pas dire quils soient exempts
de tout prion, mais ils ne présentent aucun symptôme de la maladie.
Et à moins de dépister les prions dès leur invasion, ce qui nest
pas encore dactualité, on ne décèle la maladie quà
un stade avancé. Chez
le bouchers, les étiquettes affichent « entrecôte de buf
», « rôti de buf » , et jamais aucun mot qui fasse
référence de près ou de loin à la vache. Pourtant nombre de morceaux
de boucherie proviennent de vaches de réforme, cest-à-dire
de vaches qui ont terminé leur carrière dallaitante et terminent
sous forme de pot-au-feu. Et les vaches allaitantes ont été dautant
plus contaminées par le prion que cest dans leur alimentation,
pour améliorer leurs performances laitières, quon a inclu
des farines animales.Ces précisions données, sachant que le risque
zéro nexiste pas, quelles recommandations faire à lamateur
de viande rouge ?
Il
faut éviter la cervelle ainsi que les morceaux de viande ayant
pu se trouver en contact avec la moelle épinière (ce gros cordon
blanc-laiteux qui se trouve à lintérieur des vertèbres
et que lon appelle familièrement « lamourette »)
ou les nerfs (les filaments blanc nacrés) qui sortent des os
vertébraux. Un filet de vrai buf, ou une entrecôte de
buf ne présente pas de risque (du moins en létat
actuel des connaissances) ;
Éviter
les abats : langue, foie, tripes, rognons, joue de buf
ainsi que les morceaux qui pourraient avoir été en contact avec
le tissu réticulo-endothélial, en particulier la rate et toute
la chaîne ganglionnaire ;
Éviter
les « promotions », le plus souvent faites sur des vaches de
réforme ;
En
ce qui concerne le pot-au-feu, on peut penser que le long temps
de cuisson nécessaire surtout en autocuiseur élimine
le risque, la destruction du prion étant assurée par chauffage
à 133° C pendant 20 minutes sous une pression de 3 bars ;
Quant
au lait, pour reprendre la formule du Pr D. Dormont : « Il ny
a pas lesquisse de lesquisse de doute à son sujet
», en létat actuel des connaissances.