Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Le
nouveau variant de la maladie de Creuzfeld-Jakob, léquivalent
de lESB chez lhomme, concerne en majorité des
sujets jeunes : lâge moyen des personnes atteintes est
30 ans. Il sagit dune affection neurologique,
cest-à-dire une maladie du système nerveux. À ses débuts,
la maladie na pas de caractéristique particulière, on
dit quelle est asymptomatique. Le sujet peut présenter
des troubles visuels ou des problèmes déquilibre, ou
encore des troubles de la sensibilité : des sensations de
picotements, de fourmillements. Ces manifestations étant communes
à diverses affections. Le diagnostic du nv-MCJ se fait après
élimination dautres maladies neurologiques et la constatation
dune aggravation du tableau clinique qui survient en
quelques semaines, voire quelques mois. Les troubles deviennent
plus importants : lhumeur, le comportement, léquilibre,
les facultés cognitives (mémoire, raisonnement ) se trouvent
peu à peu altérés. Surviennent des signes de démence. La maladie
est mortelle dans 100 % des cas. Après le décès, des examens
neuro-pathologiques sont pratiqués, qui confirment de façon
définitive le diagnostic. Il est parfois demandé des biopsies
cérébrales. Un test de dépistage est à létude. Il consisterait
à analyser des fragments damygdales, censées contenir
le prion au début de la maladie. Mais il ne sagit nullement
dun outil diagnostic.
Un réseau
européen de surveillance a été mis en place pour suivre lévolution
des cas de maladies dites de Creutzfled-Jakob. Il sintéresse
de près à lenregistrement et au diagnostic des nv-MCJ.
Il sappuie sur la vigilance des médecins généralistes
et des neurologues, spécialistes de la maladie. Lensemble
de la profession est normalement dans un état dalerte
tel quaucun cas ne devrait échapper à la surveillance
du réseau. Le diagnostic définitif repose néanmoins sur des
examens réalisés post-mortem. Des négligences ou des refus exprimés
par les familles pourraient-ils expliquer que des cas suspectés
ne soient jamais authentifiés ?