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Mars 2000

le poids des conditions de travail

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NUCLEAIRE
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ALIMENTATION
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Insuffisance Veineuse
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Au travail, les postures et l’environnement favorisent davantage l’insuffisance veineuse que les facteurs personnels.

 

 

 

En France, une femme sur deux souffre d’insuffisance veineuse. Cette proportion peut dépasser 80 % dans certains métiers. C’est ce que montre une récente étude (Cette étude a été présentée par le Dr Annie Sobaszek à la 3e Conférence internationale sur les risques professionnels des soignants, organisée par la Commission internationale de la santé au travail (Cist) à Edimbourg, Royaume-Uni, en 1997.) portant sur 1 823 femmes exerçant quatre professions différentes. Il s’agissait d’infirmières de bloc opératoire, où la station debout est de rigueur, du personnel des crèches, où le port d’enfant est fréquent, de blanchisseuses, travaillant dans une atmosphère chaude et humide, et d’employées de bureau, restant longtemps assises. 76 % de ces femmes mentionnent des signes d’insuffisance veineuse, toutes manifestations confondues. Cette proportion va de 71 %, pour les employées de bureau, à 84 % pour les infirmières de bloc opératoire. Des varices avérées existent chez 41 % des infirmières de bloc, 31 % des blanchisseuses, 23 % des employées de bureau et 18 % du personnel des crèches. Selon cette étude, des facteurs professionnels (postures, chaleur, humidité) jouent un rôle plus important que les facteurs personnels (nombre de grossesses ou parents ayant eu des varices). Une autre étude porte sur près de 1 500 soignantes et secrétaires de grands hôpitaux parisiens (Apport de l’ergonomie à l’étude épidémiologique de la maladie veineuse superficielle, de Estryn-Béhar, Berthier, Gozlan et Cloarec, Phlébologie n° 51-1, 1998). 23 % d’entre elles ont des varices. L’étude des conditions de travail des salariés de France (Enquête sur les conditions de travail de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), ministère de l’Emploi et de la Solidarité, parue dans Premières informations et premières synthèses, n° 16-1, avril 1999), qui est menée tous les sept ans, montre que les postures dont la répétition favorise l’insuffisance veineuse sont fréquentes. Parmi les salariés, beaucoup font un métier qui nécessite de « rester longtemps debout » (54 %) ou « dans une posture pénible » (37 %). « Dans ce contexte, le médecin du travail a un rôle crucial, explique le Dr Annie Sobaszek, médecin du travail et auteure de la première étude (celle sur 1 823 femmes). Il doit identifier de façon systématique les facteurs de risques et donner des conseils pratiques pour améliorer les conditions de travail. En fonction de l’analyse du poste, il proposera les adaptations nécessaires. Il peut s’agir d’augmenter le nombre de chaises disponibles sur le lieu de travail ou d’harmoniser l’organisation de la journée. Il conseillera à la personne, si nécessaire, de consulter pour la mise en œuvre d’un traitement adapté. »

Richard Belfer

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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