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Avril 2000

 

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Les vaccinalistes ont droit à combien de victimes ?

 

 

Une page de la vaccination contre l'hépatite B vient d'être tournée. La secrétaire d'Etat à la Santé, Dominique Gillot a entériné la décision de Bernard Kouchner d'octobre 1998. On ne vaccine plus les adolescents dans les collèges.
Quant aux aveux des effets secondaires du vaccin, ils sont distillés... à doses homéopathiques. L'existence d'un risque faible d'atteintes démyélinisantes ou d'affections auto-immunes, associé au vaccin contre l'hépatite B ne peut être exclu, ni l'existence de certaines sous-populations présentant des facteurs de sensibilité particuliers ", lit-on dans le rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) qui a servi de base aux décisions du ministère. Petit début.

Sans les informations que nous avons publiées depuis cinq ans, sans la création du Revahb, association de défense des victimes que nous avons fait naître, sans la deétermination et l'intégrité de quelques rares confrères des grands médias (Le Parisien, France 3), croyez-le, on continuerait de vacciner à tout-va, en cachant les effets secondaires. C'est là le scandale. Le secrétariat d'Etat à la Santé défend-il les patients ou sert-il les Intérêts des fabricants de vaccins ?

Faut-il que nos esprits soient à ce point chloroformés pour ne pas réagir aux conclusions des enquêtes de l'AFSSAPS. On ose y écrire : "Les résultats permettent d'exclure un risque " élevé " de scléroses en plaques ou d'affections auto-immunes associées à la vaccination contre l'hépatite B ". Le risque "élevé ", c'est quoi pour elle ? S'attendait-elle à des centaines, voire des milliers de victimes ? Et qu'est-ce que cela signifie humainement, pour la victime, de faire partie du " faible " risque ?. Elle était bien portante avant la vaccination, elle est désormais en fauteuil roulant ou a perdu son emploi ou ne peut plus mener une vie normale. Aux ados, on a fait croire que la vaccination était quasiment obligatoire, les médecins sont venus à l'école, les tracts les plus alarmistes ont été distribués, on ne leur a jamais parlé d'effets secondaires possibles ...
Et la vie de certains est à jamais gâchée.
Les " vaccinalistes " ont droit à combien de victimes ?

Dans le même rapport, il est dit à plusieurs reprises qu'il y a une sous-notification des cas ! En clair, que les statistiques officielles sont faussées ! Or les moyens de pallier cette sous-notification sont simples !
D'abord, il faudrait que les médecins soient informés de façon indépendante. Seulement, ce " sont les labos qui s'en chargent ! On se doute qu'ils ne majorent pas les risques ! Quand il ne les nient pas carrément. Ensuite, que les patients aient connaissance des effets secondaires, qui sont tus par les médecins. Enfin, il serait nécessaire que tous les cas existants, répertoriés, soient pris en compte. Or le Revahb affirme qu'il n'en est rien . Bien au contraire, il y a un barrage volontaire des cas. Voici le courrier que nous envoyait un médecin réanimateur d'une grande ville du sud de la France : " Je suis touché d'une maladie auto-immune à la suite de la vaccination contre l'hépatite B. Depuis cinq ans, je vis un long calvaire... J'avais signalé mon problème à l'Agence du Médicament, mais je n'ai pas eu l'honneur d'avoir de réponse, et le délai de forclusion est passé de deux ans " Voilà comment on traite même les praticiens ! Face à ces manquements très graves, nous vous proposons d'agir et de défendre vos intérêts, c'est-à-dire votre santé ! Dans notre hors série, d'avril, seconde édition de notre Guide des vaccinations - Faut-il vacciner ? nous exigeons que nous soit donnée l'information sur les effets secondaires des vaccins et que ces effets soient déclarés à la pharmacovigilance (lire notre présentation du hors série page 50) Qu'on ne s'y trompe pas, ces premiers aveux officiels en préparent de plus complets. Le Pr Bégaud, directeur du laboratoire de pharmacovigilance de Bordeaux, a mené les études sur les effets decondaires. Ses propos sont catégoriques. " Aujourd'hui, quand j'entends quelqu'un dire que le risque est nul, c'est grotesque. Ce n'est pas possible. ". Sur les carences, sinon la légèreté de ceux qui ont pris la décision : " La décision a été prise sur des bases épidémiologiques assez floues... Il nous manquait beaucoup d'éléments, non seulement sur les risques éventuels, mais aussi sur les bénéfices... L'erreur, c'est de ne pas avoir mieux encadré cette décision. " Sur les labos : " Les laboratoires ont eu toute latitude pour faire leur promotion... Certains arguments avancés étaient inexacts " "(Interview à Libération, 10 mars 2000.)...
Voilà qui ressemble fort à des accusations. Or le Pr Bernard Bégaud n'est pas le premier venu. Il est vice-président de la pharmacovigilance, qui dépend du secrétariat d'Etat à la Santé.
Reste les victimes. On les laisse en souffrance. On n'en parle pas, on les ignore. Le Ministère fait comme si elles n'existaient pas, pas le moindre mot de compassion, de regret... On laisse sans ressources, sans emploi, des centaines, des milliers de personnes peut-être.


Pour infirmer ou confirmer ces résultats, on nous promet des enquêtes complémentaires. Nous les attendons avec une singulière impatience, au nom de toutes les victimes. Il serait temps que la politique de santé publique soit réellement au service des patients et non à celui d'intérêts particuliers.

 

 

 

 

 

 

 
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