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Avril 2000

 

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La faim, une cascade d’événements

 

 

La sensation de faim est plus qu’une simple envie d’aliments. Physiologiquement, elle correspond à une diminution des taux de sucre et d’insuline dans le sang et à une augmentation, dans le sang, des taux d’acides gras. Des neurones spécialisés captent ces modifications sanguines et les transmettent au cerveau. Celui-ci déclenche alors les processus de recherche et de prise de nourriture.

De leur côté, les aliments ont un pouvoir rassasiant, c’est-à-dire qu’ils provoquent la fin de la faim. Un état de satiété s’ensuit qui permet d’attendre le repas suivant. Voilà résumé ce qui nous pousse à nous alimenter, selon l’âge, trois ou quatre fois par jour. Gare à ceux qui voudraient s’imposer des régimes trop drastiques, car des mécanismes régulateurs, en induisant une sensation de faim et une pulsion à s’alimenter, s’opposent à la diminution des apports énergétiques considérés par l’organisme comme nécessaires à son fonctionnement. Le phénomène « yo-yo » de reprise rapide de poids après un régime amaigrissement trouve là son explication. Comble de l’injustice, il n’existe pas de tendance compulsive à se sous-alimenter quand l’apport calorique est trop important par rapport aux dépenses énergétiques.Les recherches s’orientent actuellement vers le différent pouvoir rassasiant des aliments. Celui des lipides semble plus faible chez les femmes que chez les hommes. Elles éviteront donc carrément l’excès de corps gras.

Au contraire, les protides donnent rapidement un sentiment de contentement, particulièrement chez les hommes. Calories pour calories, les protides rassasient davantage que les glucides. Autre voie de recherche : la leptine du tissus adipeux. Il s’agit d’une protéine qui, véhiculée par le sang, informe constamment le cerveau de l’état des réserves adipeuses. Lorsque les taux de leptine sont faibles ou inexistants, la pulsion de nourriture se trouve libérée, induisant une recherche vorace de nourriture. Un dysfonctionnement dans la production de leptine ou de son interception par le cerveau pourrait expliquer certains cas d’obésité.

 

 

 

 

 

 

 
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