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Avril 2000

Fiches pratiques

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ERIKA
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bvert1.gif (123 octets) Que faire ?
bvert1.gif (123 octets) Le désespoir
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Jardiner Bio
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Obésité
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 Société
bvert1.gif (123 octets) Violence scolaire

 

 

 

Les jardins familiaux

 

Quand on n’a pas de jardin chez soi…

Le jardinage n’est pas réservé à ceux qui disposent d’une maison individuelle. On peut jardiner tout en vivant en ville. Il suffit d’adhérer aux Jardins familiaux ou ouvriers. Le système est simple ; il s’agit de parcelles de terre de 150 à 300 mètres carrés, souvent situées en périphérie des villes. La plupart du temps, les terrains appartiennent à des collectivités (municipalités le plus souvent), voire à des entreprises dans les anciens centres industriels, qui les viabilisent (eaux, abris, clôtures…). Ils sont gérés collectivement par des associations. Chaque jardinier doit cultiver son jardin et le maintenir propre, participer à l’entretien des parties communes et s’acquitter d’une redevance. Il est bien sûr interdit de vendre les produits de ces jardins, qui doivent être réservés à la consommation familiale.

Lieux d’échanges culturels

En 1993, la Ligue française réunissait 750 groupes de jardins comptant 120 000 parcelles. Une enquête faisait état de 4 000 demandes non satisfaites (28 %), ce qui, rapporté à l’échelle nationale, signifierait que 34 000 jardiniers attendent un coin de terre.Pour créer des jardins familiaux, il faut trouver un terrain et convaincre une collectivité locale de se lancer et d’affecter des terrains à cet usage.

La Fédération des jardins familiaux s’y emploie.Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à la contacter.Fédération nationale des jardins familiaux, 11, rue Desprez, 75014 Paris.Tél. : 01 45 40 40 45 ; fax : 01 45 40 78 90.Il existe une autre Fédération : Le Jardin du cheminot, 23, rue Yves-Toudic, 75010 Paris. Tél. : 01 42 08 78 22.

Le jardin biodynamique

Le jardinage biodynamique est fondé sur la théorie de Rudolph Steiner, fondateur de l’antroposophie. Ses deux principes : les préparations dynamisées et le calendrier planétaire.

Les préparations à base de plantes et d’éléments minéraux sont dynamisées comme en homéopathie, puis utilisées pour le sol, le compost et la végétation afin de les harmoniser et de les stimuler.

Les travaux de la terre doivent se faire en respectant un calendrier planétaire. Celui-ci prend en compte l’ensemble des mouvements de la Lune, de la Terre et du Soleil et des constellations du zodiaque (différentes du zodiaque astrologique). Chaque jour de l’année est ainsi plus ou moins favorable à tel ou tel type de travail.Les douze constellations du zodiaque sont classées en quatre catégories : le feu (Bélier, Lion, Sagittaire) agissant sur les graines et les fruits ; l’air (Gémeaux, Balance, Verseau) sur les fleurs ; l’eau (Cancer, Scorpion, Poissons) sur les feuilles ; la terre (Taureau, Vierge, Capricorne) sur les racines.Mais ils intègrent aussi le cycle lunaire classique (croissant, décroissant) et le cycle lunaire montant ou descendant, selon lequel la lune apparaît dans le ciel un peu plus haut (elle « monte » dans le ciel) ou un peu plus bas (elle « descend » dans le ciel) que le jour précédent.Les nœuds lunaires constituent une autre notion importante des calendriers planétaires puisqu’ils représentent les moments où il est recommandé de ne pas travailler le sol, ni de semer ou planter.

Mouvement de la culture biodynamique, 5, place de la Gare, 68000 Colmar. Tél. : 03 89 24 36 41 ; fax : 03 89 24 27 41.Il édite deux publications : Biodynamis (trimestriel) et Le Calendrier des semis (une fois par an).

Produits

Profertyl propose plusieurs gammes de produits de base pour le jardinage biologique. En vente en hypermarché et jardinerie avec la garantie de la mention Nature et Progrès : « le jardin nature », « le jardinier naturel » et par correspondance : « Victor le jardinier ». Profertyl, ZI de la Sphère, 14209 Hérouville-Saint-Clair.Tél. : 02 31 47 15 90 ; fax : 02 31 94 88 17.

Magellan : catalogue très complet de produits pour le jardinage biologique en VPC.ZI Les Landes, 24290 La Chapelle-Aubareil. Tél. : 05 53 51 22 25 ;fax : 05 53 51 22 54.

Nutrisol : catalogue de vente par correspondance de produits pour le jardinage biologique, avec en particulier des prédateurs pour la lutte biologique.Natura, 2, rue d’Hanoï, 58000 Nevers. Tél. : 03 86 61 08 28 ; fax : 03 86 59 00 46.

Un certain nombre de fabricants de fertilisants se sont engagés à respecter le cahier des charges de Nature et Progrès et son contrôle. Ils figurent dans Les Bonnes adresses de la bio avec l’ensemble des producteurs titulaires des marques Nature et Progrès, Biofranc, Biobourgogne, Demeter et Simples.À commander à Nature et Progrès, 68, boulevard Gambetta, 30700 Uzès. Tél. : 04 66 03 23 40.

Mulcao : coquilles de fèves de cacao compostées pour paillage, qui se décomposent en enrichissant la terre. Liste des points de vente : Alture : 4, impasse des Garennes, 78400 Chatou. Tél. : 01 34 80 77 77.

Matériels

Grelinette O. Grelin 73800 Arbin. Tél. : 04 79 84 14 53.L’outil vedette des jardiniers biologiques, réalisé et vendu par un artisan savoyard.

Leborgne 73110 Arvillard. Tél. : 04 79 25 51 22.En particulier, une bêche rotative à trois dents et manche courbe.

Revex 38690 Colombe. Tél. : 04 76 93 73 73.Gamme d’outils classiques, réservée exclusivement aux professionnels.

Graines Biologiques

Biau Germe
47360 Montpezat-d’Agenais. Tél./fax : 05 53 95 95 04.La meilleure gamme de graines biologiques, produites par une équipe pionnière.

Germinance
Les Rétifs, 49150 Saint-Martin-d’Arcé.Tél./fax : 02 41 82 73 23.

La Ferme de Sainte-Marthe
BP 10, 41700 Cour-Cheverny. Tél. : 02 54 44 20 86.

Terre de semences
Ces dernières années, ce catalogue se présentait comme une mine d’or de la biodiversité avec plus de 1 400 variétés. La plus grande partie de ces variétés étant absentes du catalogue officiel et légal, Terre de semences s’est trouvée obligée d’arrêter ses activités sous peine de poursuites.Son fondateur, Dominique Guillet, a créé l’association Kokopelli : seuls les adhérents de cette association pourront bénéficier des graines du « répertoire ».
Association Kokopelli, quartier Saint-Martin, 07200 Aubenas.Tél. : 04 75 93 53 34 ; fax : 04 75 93 37 75.

Bibliographie

Le Guide du jardinage biologique, Jean-Paul Thorez, éd. Terre vivante. Le grand classique, simple et bien présenté.

Jardiner bio, c’est facile, éd. Terre vivante.Guide d’initiation au jardinage biologique, indispensable pour les débutants.

Calendrier lunaire 2000, Noël Vermot-Desroches et Michel Gros. À commander à Calendrier lunaire diffusion : 6, rue des Prés-Verts, 3912 Chêne-Bernard, 47 F franco. Le meilleur, le plus complet et le plus pédagogique des calendriers planétaires.

La Taille des arbres libres, Alain Pontopiddan, éd. Terre vivante. Deux volumes : les fruitiers, les arbres d’ornement. Le meilleur livre pour comprendre les arbres et les entretenir.

La Cuisine des fleurs, Alice Caron-Lambert, ACR éditions. Un superbe album pour vous faire aimer les fleurs… dans votre assiette.

Chroniques du potager, collection aux éditions Actes Sud. Des petits bouquins pour comprendre les rapports entre les hommes et les plantes du potager. Déjà parus : Tomate, Haricot, Ail et oignon, Thym et sarriette, Basilic et marjolaine, Salades, Artichaut, Potiron, Pois chiche, Épinards.

Le Jardin des oiseaux, éd. Delachaux et Niestlé. Comment créer chez soi un refuge pour les oiseaux.

La revue Les Quatre Saisons du jardinage ,BP 20, 38710 Mens. (Édité par Terre vivante).Jardinage et écologie.

Tournesol, BP 559, 59308 Valenciennes cedex.Bimestriel destiné aux enfants à partir de 7 ans.

Le Coin potager, Michel Lis et Jérôme Goust, éd. Bordas (album cartonné). Guide pratique du potager.

Vos plantes aromatiques, Jérôme Goust, éd. Terre vivante. Comment cultiver les aromates au jardin ou en pots. Complété par La Cuisine des aromates, éd. d’Utovie.

Les Graines du jardin, Jérôme Goust, éd. Nathan. Comprendre ce que sont les graines, produire soi-même des graines dans son jardin.

Les Jardins de cocagne
Pour un jardinage bio, écologique et social

Emile Guiral était maraîcher bio depuis douze ans, installé à la limite du Tarn et du Tarn-et-Garonne. Ce travail solitaire commençait à lui peser quand des rencontres le mirent sur la voie des jardins d’insertion. Cela aboutit à la création en 1994 de l’Association pour de nouvelles solidarités économiques (Anse) (Anse, 81630 Saint-Urcisse. Tél. : 05 63 33 58 27) pour « insérer, proposer du travail à des adultes en difficulté et développer la vie en milieu rural, créer des activités favorisant la rencontre entre ruraux et citadins… ».

Les débuts furent laborieux car l’administration refusait de considérer ces jardins comme des structures d’insertion, estimant qu’ils relevaient du secteur commercial concurrentiel. Il y eut heureusement d’autres aides : les communes du secteur, la Ddass, la Fnars (Fédération nationale des associations d’accueil et de réadaptation sociale, 76, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris. Tél. : 01 48 01 82 00.), le Fonds national d'aménagement du territoire. Et surtout le soutien actif des adhérents. Cette activité rattachée désormais au réseau des Jardins de cocagne (Réseau des Jardins de cocagne, 9, chemin des Verjoulots, 25000 Besançon. Tél. : 03 81 21 21 10.) repose sur un dispositif simple : des consommateurs souscrivent des parts de légumes, et la production de l’exploitation est répartie chaque semaine dans un « panier » de légumes.

La production est sous contrôle biologique, avec la mention Nature et Progrès.Le succès fut au rendez-vous puisque dès le premier semestre il y eut 100 adhérents, puis 200 en 1997… Le maximum de 300 est aujourd’hui atteint ; adhérents fidèles puisque le taux de renouvellement tourne autour de 15 % seulement. Ayant maintenant le statut d’entreprise d’insertion, les jardins du Bascoulet emploient 11 personnes : 3 permanents, 2 emplois jeunes et 6 personnes en insertion.

un réseau national

Au niveau national, le « réseau Cocagne » a adopté une charte dont les quatre principaux points sont : l’insertion de personnes en difficulté, la pratique de l’agriculture biologique certifiée, le fonctionnement avec un réseau d’adhérents et la concertation avec les producteurs bio de la région (pour ne pas les concurrencer). Emile Guiral est responsable régional du Réseau. Il conseille les jardins qui se mettent en place dans le sud de la France. Il souhaite aussi, à Saint-Urcisse et dans les autres jardins de son secteur, développer l’animation et l’accueil pédagogique.

 

 

 

 

 

 

 
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