La
reconnaissance du pluralisme thérapeutique progresse… A pas
comptés ! Ayant obtenu un Rendez-vous avec Dominique Martin,
responsable des professions de santé au secrétariat d’Etat à
la Santé, celui-ci nous l’a confirmé. Il a reçu mission du gouvernement
d’étudier le statut de deux professions alternatives :
la chiropratique et l’ostéopathie. On prend donc les choses
au sérieux en haut lieu, même si cela ne va pas aussi vite qu’on
le souhaiterait. Faut-il y voir un effet de la " pression "
de l’Europe ? La résolution européenne sur l’harmonisation
des médecines alternatives n’y est sans doute pas totalement
étrangère, même si notre " grand " pays,
assez chatouilleux question souveraineté, affiche avec force
son exception. On n’a pas manqué de nous souligner qu’en aucun
cas un praticien d’une médecine non reconnue en France, ne pourrait
pratiquer chez nous.
Et
que fait-on du patient dont on claironne dans les discours officiels
" qu’il doit être au centre du système de soins " ?
Il n’est pas absent des préoccupations de nos édiles. C’est
bien parce " qu’il y a une forte demande du public ",
nous a-t-on dit que la question de la reconnaissance est à l’étude.
A noter encore des circonstances favorables : le Pr Bernard
Glorion a toujours défendu l’apport des médecines alternatives
dans les maladies fonctionnelles. Ce qui lui a d’ailleurs valu
les foudres de certains. Il participe aux discussions. Or, avec
lui, c’est le fruit défendu des alternatives qui se greffe à
la médecine officielle puisqu’il est président du Conseil de
l’ordre.
Et
le poids de vos pétitions ? Comme le déclarait en son temps
un célèbre ministre communiste, " jamais nous ne
céderons à la pression de la base ". Ce qui, dans
la bouche d’un représentant patenté des " masses
populaires ", valait son pesant de faucilles et de marteaux.
Dominique Martin a tenu à affirmer l’indépendance des décisions
gouvernementales en matière de santé… mais il a accepté nos
pétitions. Ne viennent-elles pas confirmer l’attente de beaucoup ?
63 000 signatures, ce n’est pas rien. Elles peuvent servir.
Car derrière les lenteurs de la reconnaissance se cachent aussi
des rapports de force, des rivalités, des intérêts autour du
gâteau de la santé. Un gâteau ? Que dis-je un mille-feuille
(de sécu !), une pièce montée, dont certains voudraient
ne céder les cerises à personne.
Où
en est le groupe de travail ? La reconnaissance de l’ostéopathie
et de la chiropratique implique : preuves scientifiques
de leur efficacité, réglementation, écoles agréées, diplômes,
voire instances " ordinales " ( pour faire
respecter la discipline), etc. La mise au point de cette délicate
architecture de dispositions servira de modèle à la reconnaissance
d’autres médecines alternatives. On prend donc son temps pour
que tout se passe bien. Dans ce cadre, vos pétitions contribuent
à l’édifice. Des pierres d’avenir,( qui risqueraient de se faire
pavés, si rien ne se passait) !
A
l’occasion de la sortie (fin avril)
de notre hors-série sur les vaccinations ( 2è édition, entièrement
actualisée), nous avons décidé d'une opération d’envergure :
doubler le nombre de nos exemplaires en kiosques. Nous sommes
placés chez les 2 200 marchands de journaux qui ont des présentoirs
" Passion-presse ". Selon le souhait que
vous exprimiez lors de notre enquête, en janvier dernier, nous
serons ainsi plus visibles. Et nos idées proposées à un lectorat
plus étendu. Ce numéro restera en vente près de deux mois. Pour
que cette opération soit un succès, n’hésitez pas à aller l’acheter
(il n’est pas compris dans l’abonnement avec hors-série, car
c’est une réédition) ou à le faire acheter. Les marchands de
journaux, qui connaissent notre journal et l’estiment, seront
contents de vous rencontrer.
Toujours
pour que nos idées soient mieux partagées, et nos propositions
mieux connues, nos abonnés ont reçu dans l’envoi de ce numéro
de mai une lettre et quelques dépliants. Distribuez-les autour
de vous, à ceux qui sont concernés. Vous pouvez aussi, en les
abonnant, recevoir un cadeau, comme l’explique le message d’accompagnement.
La
sortie de notre hors-série sur les vaccinations est un bon moyen
de nous faire connaître. N’hésitez pas à en parler autour de
vous. Ce thème est idéal : c’est l’un des domaines de la
médecine où la désinformation est importante, où les effets
secondaires sont tus sinon ignorés des patients, comme des praticiens.
Une excellente façon de montrer notre originalité et notre objectivité,
et de rendre service à beaucoup. Je sais que je peux compter
sur vous.