Le
jeudi 29 mai 1997, le Parlement européen adopte une Résolution
pour un statut des médecines non conventionnelles. Cette résolution
est issue des débats menés depuis 1992 par Paul Lannoye, député
écologiste belge, docteur ès-sciences. Constatant qu'une fraction
importante de la population européenne a recours à ces médecines
et que des législations les concernant existent dans différents
pays européens, le Parlement européen se prononce alors en
faveur du pluralisme thérapeutique. Cette résolution demande
la mise en place d’un processus de reconnaissance des médecines
non conventionnelles, en donnant la priorité à huit disciplines
: chiropratique, homéopathie, médecine anthroposophique, médecine
chinoise (incluant l’acupuncture), naturothérapie, phytothérapie,
ostéopathie, shiatsu. Elle prévoit l’organisation d’études
de niveau universitaire pour chacune de ces disciplines, la
mise sur pied de programmes de recherche et d’évaluation scientifique,
ainsi qu’une réglementation adaptée pour les produits pharmaceutiques
et d’herboristerie des médecines non conventionnelles. Au
mois de novembre 1999, l’Assemblée parlementaire du Conseil
de l’Europe vote à son tour une résolution qui reprend les
mêmes demandes.De nombreux pays européens possèdent déjà une
législation favorable à l’exercice de ces médecines : Danemark,
Suède, Finlande, Pays-Bas, Irlande, Allemagne, Royaume-Uni,
Belgique (depuis le mois d’avril 1999), etc.