Les
perturbateurs endocriniens peuvent agir de différentes façons
:
en imitant les hormones naturelles, ils trompent l’organisme,
entraînant des désordres ;
en bloquant l’action des hormones ;
en induisant un effet différent de celui de l’hormone naturelle.
Pour
illustrer comment une minuscule dose d’hormone chimique suffit
à perturber le système hormonal du fœtus, Frederik vom Saal,
biologiste à l’université du Missouri, se sert d’une image
: « Imaginez-vous une goutte de gin dans un train composé
de 660 wagons-citernes emplis de jus de fruits. » Et il explique
que, si cette goutte est de l’œstradiol, le plus puissant
des œstrogènes, elle pourra faire dérailler le train de la
vie de l’enfant lorsqu’il sera adulte. Véritables messagers
chimiques, les hormones coordonnent le développement du système
nerveux, sexuel et immunitaire. Elles influent sur la croissance,
le métabolisme, la reproduction. La période embryonnaire est
la plus sensible et réceptive.
Contrairement
aux hormones naturelles qui sont facilement éliminées par
le corps et ont une durée de vie courte, les hormones synthétiques
s’accumulent dans l’organisme, particulièrement dans les tissus
graisseux. certaines plantes présentent des propriétés hormonales
: c’est le cas, par exemple, du soja, de la carotte ou encore
de la grenade. Les effets bénéfiques de ces phytœstrogènes
ont été démontrés dans le cadre de la ménopause, mais on connaît
encore mal leurs éventuels effets négatifs à haute dose.