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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Mai
2000
Guide
des vaccinations - Faut-il vacciner ?
nos Exigences
L’éthique
médicale impose au médecin un devoir d’information des patients
sur les risques d’effets indésirables des vaccins. En cas d’accident
postvaccinal, la loi oblige tout médecin, dentiste, sage-femme,
infirmier ou pharmacien qui en a connaissance à déclarer cet accident
à la pharmacovigilance. Mais ces dispositions sont trop rarement
suivies. C’est pour faire respecter ces droits que nous venons
de publier la seconde édition, entièrement réactualisée et augmentée,
de notre Guide des vaccinations. Nous vous en présentons ici un
extrait. Ainsi que le témoignage de la femme d’une victime.
Comme
tout acte médical, la vaccination n’est pas un geste anodin.
Avant de vacciner, le médecin doit interroger son patient,
vérifier si le vaccin lui est indiqué, si le moment est opportun,
et chercher d’éventuelles contre-indications. Il ne doit pas
négliger de l’informer des risques éventuels du vaccin. En
cas d’accident postvaccinal, sa responsabilité pourrait être
mise en cause pour défaut d’information. Le devoir d’information
du malade est l’un des fondements du code de déontologie médicale.
Mais cette disposition est longtemps restée lettre morte,
car, en cas d’accident, c’était au malade d’apporter la preuve
que le médecin ne l’avait pas informé correctement des risques.
Depuis 1997, différents arrêtés de la Cour de cassation ont
mieux défini le contenu de l’information à apporter et renversé
la charge de la preuve : en cas d’accident, désormais, c’est
au médecin d’apporter la preuve qu’il a informé clairement
son patient. Les dispositions légales sur les droits des malades,
qui doivent être prochainement soumises au Parlement, iront
dans le même sens, précisait récemment Dominique Gillot, secrétaire
d’État à la Santé (Le Quotidien du médecin, 14 janvier 2000).
Devoir
d’information et consentement éclairé
L’information
des patients concerne tout acte médical et donc les vaccinations.
Elle doit leur permettre de choisir en connaissance de cause,
d’accepter ou de refuser la vaccination. Le « consentement
éclairé » est l’un des principes de base de l’éthique médicale,
reconnu par de nombreux accords internationaux et par le Code
de déontologie des médecins. Le médecin doit à la fois informer
le patient des risques du vaccin, comme des risques dus à
l’absence de vaccination, c’est-à-dire des risques de la maladie.
Dans un article du Quotidien du médecin (26 mars 1998), le
juriste du Sou médical, service juridique du Groupement des
assurances mutuelles médicales, estimait que « pour les vaccinations
soumises à l’appréciation du praticien (vaccinations non obligatoires
- Ndlr), l’information doit être plus développée » que pour
les vaccinations obligatoires. Il poussait ainsi les médecins
à commettre une faute grave ! Dans tous les cas, l’information
doit être la plus claire et la plus complète possible. La
Cour de cassation précise que cette information doit être
donnée de manière « simple, intelligible et loyale ».L’information
sur les éventuels effets indésirables concerne les risques
bénins autant que les risques graves, y compris ceux qui sont
exceptionnels. Elle doit porter sur les complications dues
au vaccin lui-même, ainsi qu’à l’ensemble de ses constituants
(milieu de culture, antibiotiques, conservateurs ou autres).
S’il s’agit d’un vaccin multivalent, associant plusieurs vaccins,
comme DT Polio, Tétracoq, Infanrix, Priorix ou ROR, l’information
doit porter sur les complications éventuelles dues à chacune
des souches vaccinales et sur celles qui pourraient être spécifiques
à cette combinaison. Le contenu de l’informationLe contenu
de cette information ne relève pas de la simple appréciation
personnelle du médecin. Il doit être conforme aux dernières
connaissances médicales en vigueur. Le minimum étant la référence
aux textes officiels qui sont périodiquement réactualisés
: notices des dictionnaires de spécialités pharmaceutiques
(par exemple, le Vidal), calendrier des recommandations du
Comité technique des vaccinations et Guide des vaccinations
du même Comité. En cas d’accident non prévu par ces différents
documents, la responsabilité du médecin pourrait être engagée
s’il s’avérait qu’il n’ait pas tenu compte d’informations
nouvelles qui auraient, par ailleurs, été largement diffusées
par des moyens non officiels (presse). L’exemple des risques
du vaccin hépatite B peut faire réfléchir. Bien que l’information
puisse n’être qu’orale, le médecin peut communiquer des documents
écrits (copie des documents cités). Cela paraît d'autant plus
souhaitable que ces informations ne figurent pas dans les
notices des boîtes des vaccins. La communication de documents
écrits ne dispense toutefois pas le médecin d’une information
orale.
Pas
de vaccination sans consentement
Selon
le principe du consentement éclairé, aucun traitement, donc
aucune vaccination, ne peut être appliqué sans le consentement
du patient. S’il s’agit d’un enfant, aucun vaccin ne peut
être fait sans le consentement des parents. Dans le cas des
obligations vaccinales, comme dans le cas des autres vaccinations,
le patient est en droit de refuser la vaccination. Il peut,
par exemple, craindre un accident et penser que le médecin
ne tient pas compte des contre-indications. S’il s’agit d’une
vaccination obligatoire, il peut refuser la vaccination que
le médecin lui propose, y compris s’il s’agit du médecin du
travail ou du médecin scolaire pour la vaccination d’un enfant.
Le patient a toujours la possibilité de consulter un autre
médecin pour effectuer la vaccination ou obtenir un certificat
de contre-indication. Le médecin du travail ou le médecin
scolaire ne peuvent que prendre acte du refus de vaccination
et en avertir le médecin inspecteur du travail ou le directeur
de l’entreprise ou de l’établissement. C’est à ces derniers
d’en tirer les conséquences (mutation, licenciement, exclusion
de l’établissement scolaire ou seulement d’un cours, ou changement
de section) s’ils jugent qu’il y a infraction. Il existe toutefois
quelques exceptions au principe du consentement éclairé, exceptions
qui ne peuvent être utilisées que dans un cadre juridique
strict. L’urgence semble difficile à invoquer en cas de vaccination,
étant donné qu’il s’agit d’un acte de prévention. La non-assistance
à un mineur peut être par contre invoquée et il est arrivé,
dans des cas exceptionnels, que des enfants soient vaccinés
sans l’accord des parents. Toutefois, le médecin ne peut prendre
lui-même cette décision qui relève du juge des enfants. Outre
son devoir d’information, le médecin doit aussi surveiller
la survenue d’éventuels effets indésirables après vaccination.
Ce devoir ne s’applique pas seulement au médecin vaccinateur.
Tout médecin, dentiste, sage-femme, pharmacien, infirmier
« ayant eu connaissance d’un effet indésirable grave ou inattendu
susceptible d’être dû à un médicament ou […] à un vaccin,
qu’il l’ait ou non prescrit, doit en faire la déclaration
immédiate au Centre régional de pharmacovigilance ». Cette
obligation a été rappelée par courrier, à tous les médecins,
à la fin de l’année 1994, et est formulée de manière détaillée
dans la première partie du Guide des vaccinations de la Direction
générale de la Santé, ainsi que dans chaque monographie de
ce Guide consacrée à un vaccin. Le médecin doit remplir pour
cela une fiche de pharmacovigilance. Les professionnels concernés
sont tenus de déclarer non seulement les effets graves, mais
aussi les effets inattendus et, comme le précisent les fiches
de pharmacovigilance, de déclarer « toute observation d’effet
indésirable lié à un mésusage, tout autre effet qu’il juge
pertinent de déclarer ». Les professionnels ayant négligé
ou refusé de déclarer les effets indésirables d’un médicament
ou d’un vaccin pourraient donc se voir poursuivis en justice
par les patients ou par le ministère de la Santé, et traduits
devant leur Ordre. Tout retard dans cette déclaration ne peut
être que préjudiciable aux patients, comme nous l’explique
le témoignage suivant.