Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Avant
tout, garder des heures régulières de lever et de coucher
afin de permettre à votre horloge biologique de bien se régler.
Alimentation
Se
coucher en pleine digestion, surtout après un repas trop copieux
peut faciliter l’endormissement… mais nuit en général à la
qualité du sommeil. Même si les avis ne sont pas unanimes,
un repas trop copieux, implique non seulement une nuit plus
agitée, mais semble aussi favoriser la prise de poids. Attention
aux lipides le soir ! Il ne s’agit pas de jeûner, car le jeûne
favorise l’éveil, mais d’essayer dans la mesure du possible
de manger modérément le soir et de privilégier fruits frais,
légumes et potages. Manger le plus tôt possible dans la soirée,
vers 19 heures, est aussi positif. Ces conseils ne sont pas
toujours faciles à suivre dans le cadre de la vie moderne
où le repas du soir est en général celui où la famille se
retrouve. On essayera dans la mesure du possible de concilier
ses besoins avec les exigences du quotidien.
Éviter
les excitants
Pour
les personnes dont le sommeil est fragilisé, il est inutile
de tenter le diable. Après 17 heures, il est préférable d’éviter
thé, café, boissons caféinées, vitamine C. Il se trouvera
toujours quelqu’un pour expliquer que cela ne change rien
et que depuis des années il prend même son somnifère avec
son café du soir… La réceptivité de chacun aux produits excitants
est très différente. Mais on est parfois heureusement surpris
du résultat en mangeant léger le soir et en supprimant les
excitants. Contrairement aux idées reçues, l’alcool ne favorise
pas le sommeil. Il assomme, mais les effets rebonds peuvent
être redoutables avec un réveil en plein milieu de la nuit.
De plus, pour certains, l’alcool est un véritable excitant.
Le
sport
Une
activité sportive régulière, deux à trois heures par semaine,
fait partie d’une bonne hygiène de vie. Il est préférable
de pratiquer son sport soit le matin, soit en début d’après-midi,
car des activités sportives, effectuées peu de temps avant
le coucher, réduiraient la durée du sommeil paradoxal. Mais
tous les sports ne fonctionnent pas à l’identique. Une bonne
séance de yoga, par la détente qu’elle entraîne, ne produit
pas le même effet sur l’organisme qu’une partie de tennis.
À chacun d’apprendre à se connaître et parfois à se découvrir.
Bain,
douche avant le coucher ?
Sur
ce sujet, les avis sont partagés. On s’endort pendant la phase
descendante de la température du corps. Plonger dans un bain
chaud se fera donc de préférence deux à trois heures avant
le coucher et avant le repas. Pour certains, la douche réveille,
pour d’autres, elle détend. À chacun d’écouter son corps.
Le bain de valériane est conseillé par les herboristes : un
litre d’eau bouillante plus deux poignées de valériane sèche,
laisser infuser une demi-heure, filtrer et mélanger à un bain
chaud une demi-heure avant de se coucher.
Activités
avant le coucher
Attention
à ne pas faire trop travailler son intellect avant de se mettre
au lit. Si l’on est sujet à l’insomnie, essayer de ne pas
passer ses soirées à regarder des films bruyants et violents.
Favoriser des activités tranquilles. La lecture est pour certains
un véritable hypnotique. Une promenade à pied après le repas
du soir prépare le corps et l’esprit au sommeil. Enfin, les
câlins, grâce à la détente physique qu’ils procurent, peuvent
aider.
La chambre
La
chambre est un endroit pour dormir. L’aérer chaque jour. En
ce qui concerne la température, elle devrait être la plus
fraîche possible de 15 à 17° C, jamais plus. Orienter son
lit nord-sud (tête au nord). Si ce n’est pas possible, choisir
de mettre la tête à l’est. On est alors dans le sens des grands
courants magnétiques terrestres. Attention à la pollution
électromagnétique. Éviter de mettre ordinateur, télévision,
etc., dans la chambre. Éloigner le lit des gaines électriques
et des fils du téléphone. Essayer aussi de réduire au maximum
les bruits. Le simple fait de réagencer sa chambre peut entraîner
d’importantes améliorations de la qualité du sommeil
Bien choisir son lit et sa literie
Nous
passons beaucoup de temps dans notre lit et il n’est pas inutile
d’investir dans du bon
matériel. Dans un lit médiocre, la détente se fait moins bien,
certains muscles restent contractés et l’on se réveille avec
des tensions. Plonger dans le sommeil en se glissant dans
un lit confortable est l’un des plaisirs de la vie. Ne pas
écouter ceux qui pensent que l’on perd son temps en dormant.
Pour la structure externe du lit, choisir de préférence le
bois. Il semblerait que les structures métalliques perturbent
les champs énergétiques de notre organisme. Choisir un sommier
à lattes plutôt qu’à ressorts. Il n’existe ni lit ni matelas
idéal. Certains aiment dormir sur du dur, d’autres non. Aujourd’hui,
il existe des matelas en latex très confortables, le tout
posé sur des lattes. Apprendre à bien reconnaître ses besoins
et privilégier le confort à la mode.
La
literie
75 % des Français utilisent un oreiller. Si l’on dort sur
le dos cela est déconseillé. Par contre, dans la position
latérale, la tête a besoin d’un support pour ramener les vertèbres
cervicales au niveau de l’ensemble de la colonne vertébrale.
Il n’existe pas de position idéale. Dans le sommeil, le corps
fait ce qu’il veut et il est impossible de contrôler sa position.
Draps, couvertures, oreillers et autres accessoires seront
de préférence en matériaux naturels. La couette ne favorise
pas une bonne circulation de l’air et l’on transpire davantage,
mais certains aiment cette grosse chaleur. Les personnes ayant
des problèmes de circulation préféreront la literie à l’ancienne.
La
lumière
L’influence de la lumière sur notre horloge biologique est
très importante. L’alternance lumière-obscurité est indispensable.
Dans la journée, il faut s’exposer à la lumière et prendre
le temps d’être dehors. Cela vaut aussi bien pour les enfants,
pour ceux qui travaillent à la lumière artificielle, que pour
les personnes âgées qui ne sortent pas assez. Par contre,
il est préférable de passer la soirée dans une lumière douce
et de ne pas se trouver dans des pièces trop éclairées avant
le coucher. Ensuite, dormir dans l’obscurité totale. On sait
aujourd’hui qu’en s’exposant judicieusement à la lumière,
on peut considérablement améliorer la qualité de son sommeil.
Les méthodes relaxantes
À
ce sujet voir notre dossier sur la relaxation dans le numéro
254 de mars 1999.Ces
méthodes vont plus loin que la simple détente. Elles s’appuient
sur le relâchement du tonus musculaire pour libérer le mental
d’un excès de tension (pensées, émotions et sentiments). Cette
libération intervient lorsque la relaxation permet d’atteindre
ce que l’on appelle un « état de conscience modifiée », état
intermédiaire entre la veille et le sommeil.
Le
training autogène est une technique d’auto-hypnose. Il se
déroule en six séances avec à chaque fois un exercice qui
concerne successivement les muscles, le système vasculaire,
le cœur, la respiration, les organes abdominaux, la tête.
L’objectif est d’obtenir une sorte de déconnexion générale
de l’organisme.La sophrologie est une relaxation dynamique
qui induit un état à mi-chemin entre veille et sommeil. Elle
permet d’accéder à une détente profonde et d’évacuer les tensions.
On peut la pratiquer régulièrement chez soi, elle s’intègre
parfaitement à la vie quotidienne.
Société Française de Sophrologie, 39, bd Garibaldi,
75015 Paris. Tél. : 01 40 56 94 95 http://www.sophrologie.com/sfs
Mais
il existe aussi d’autres méthodes, telles que la méthode Vittoz,
etc. Se renseigner auprès de la Fédération européenne de relaxologie
et disciplines assimilées, 1, rue Marceau, 49135 Les-Ponts-de-Cé
cedex. Tél. : 02 41 44 42 11. Elle édite un annuaire des relaxologues
praticiens. Internet : http//www.psychorelax.org
Thermalisme
, thalassothérapie
Le
bénéfice premier de toute cure est de favoriser une mise à
distance des facteurs (professionnels ou familiaux) à l’origine
du stress et des tensions. Certaines stations thermales proposent
des séances de relaxation, de la sophrologie, du yoga, etc.
Par exemple, à Plombières-les-Bains, on trouvera yoga et sophrologie
(03 29 30 00 00). Ces séances de relaxation aident à contrôler
l’anxiété et améliorent le sommeil. S’accorder une cure de
thalassothérapie, c’est s’offrir un long moment de bien-être
: l’eau, la mer, les soins, tout contribue à une grande détente.
Une bonne manière d’apprendre à prendre soin de soi. La station
de Divonne-les-Bains propose une cure de cinq jours intitulée
« Bien dormir » avec la mise en œuvre d’un processus de rééquilibrage
global énergétique, psychique et corporel. Un médecin et une
psychologue offrent au curiste un plan d’action pour retrouver
le sommeil, quatre entretiens individuels et des outils pour
une meilleure connaissance de soi (stretching, relaxation,
luminothérapie, massages, soins, etc). Les thermes de Divonne-les-Bains
: 04 50 20 27 70.
On
n’oubliera pas l’homéopathie, les compléments alimentaires,
les oligoéléments. Les états de grande nervosité sont parfois
induits par des carences en vitamines du groupe B mais aussi
en minéraux comme le magnésium. On n’hésitera pas à consulter
un homéopathe pour faire un bilan. La levure de bière est
très efficace sur de nombreux aliments. En oligothérapie,
c’est le lithium qui est le plus souvent conseillé pour les
troubles du sommeil.
Bibliographie
Le Sommeil, dormir sans médicaments, Denis Lamboley, éditions
du Bastberg 1997.
Les Problèmes de sommeil des enfants,Dr Susan Gottlieb, Les
Éditions de l’Homme, 1999.
L’Enfant et son sommeil, Dr Hélène de Leersnyder, collection
Réponses/Robert Laffont, 1998.
Les
plantes du sommeil
De nombreuses plantes agissent sur le sommeil. Les plus connues
sont le tilleul, la camomille, la valériane, la passiflore.
On peut aussi recourir à des plantes qui ont une action «
pacifiante » sur le système nerveux : feuilles et fleurs d’oranger,
aubépine, bouillon blanc, lavande, mélisse, coquelicot, guimauve,
lamier, millepertuis, laitue, etc. Impossible de les énumérer
toutes. On peut les prendre en tisane ou en infusion mais
aussi sous des formes plus élaborées : teinture-mère, suspension
de plantes fraîches, etc. On en trouvera quelques recettes
dans le petit livre de Marie-France Müller Bien dormir enfin,
(éditions Jouvence, 1998). On peut aussi acheter des ouvrages
qui permettent d’apprendre à connaître, à cueillir et à utiliser
les plantes. Il n’est jamais trop tard pour se mettre à herboriser.
Par exemple Plantes sauvages médicinales, par Anny Schneider
(éditions de l’Homme).