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Juin 2000

Otites: l’impasse des antibiotiques

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Face à la croissance alarmante des résistances aux antibiotiques les plus couramment utilisés, il faut savoir traiter autrement l’otite de l’enfant et du nourrisson. Et mieux vaut encore la prévenir, en douceur si possible.

 

 

 

 

Traitements doux

Selon le Dr Jean-Louis Dervaux, oto-rhino-laryngologiste faisant appel aux médecines alternatives et classiques, au début d’une otite aiguë (lire page 13), ou bien en cas de forme bénigne, il faut calmer l’enfant, assurer le contrôle de la température et de la douleur. Il préconise un traitement contre la fièvre au-delà de 38°C, associé au port de vêtements légers si la température se situe en 38 et 39°C, et à des bains tièdes au-dessus de 39°C. Toute une série de traitements peuvent aider à traiter « en douceur » l’otite de l’enfant et du nourrisson. Ils seront associés à des traitements allopathiques dans les otites plus graves ou persistantes. 

Lavage de nez
En hygiène préventive, les lavages de nez permettent d’évacuer les sécrétions. On utilisera du sérum marin (Stérimar®, Physiomer®, Sinomarin®), de l’eau bouillie avec du sel, ou du sérum composé associant antiseptique et détergent (Prorhinel®).

Soins locaux
Il existe également des soins locaux en cas d’épisode aigu. Ils comportent des oligoéléments dans le cas d’Oligorhine® (argent et cuivre) et de Stillargol® (colloïde d’argent). La phytothérapie ayant de bons résultats, on peut préférer l’huile goménolée® à 2 ou 4 %. Toujours en usage local, citons encore certaines eaux thermales soufrées en pulvérisations ou en aérosol : eau de Luchon (Soluté Pré®), Eau d’Uriage (Isophy®).

Soufre
Le soufre fait partie des traitements de prévention des otites. Par voie buccale, il est associé à des levures (ampoule Actisoufre®), à de la vitamine A (comprimé soluble enfant Solacy®) ou bien à du magnésium (Desintex®, soluté ou comprimé, granulés enfant). Le soufre est aussi prescrit en usage local (Actisoufre ® en lavage nasal).

Fer et vitamines
À titre de traitement complémentaire, du fer peut être prescrit, par exemple en ampoule (Maltofer®) ou associé à de la vitamine C (Fero-grad®). Les vitamines C et D peuvent aussi intervenir dans le traitement. Elles se présenteront en granulés, poudre, comprimés à sucer ou effervescents, solutions buvables, sirops ou dragées, éventuellement associées à du cuivre ou du calcium. 

Phytothérapie
En cas d’otite, le Dr Dervaux souligne l’intérêt des antiseptiques végétaux. Ceux-ci seront à base de niaouli (Goménol® en sirop ou suppositoires), de sapin (Ozothine® en sirop ou suppositoires), d’eucalyptus (Eucalyptine Lebrun®, en sirop pour enfant, en suppositoires pour nourrisson) ou de camphre (Campho-pneumine®, suppo pour l’enfant et le nourrisson).En cas d’otite aiguë, il est aussi possible de faire appel aux huiles essentielles. En traitement local, appliquer dans le conduit auditif externe un mélange d’huiles essentielles de cajeput, géranium, lavande, origan, et avec de la glycérine. On en versera 5 gouttes sur un coton. Comme traitement général, on prendra trois fois par jour 40 gouttes dans un demi-verre d’eau d’un mélange composé d’huiles essentielles de cannelle, citron, origan et thym. On peut y associer une désinfection rhino-pharyngée. On versera 15 à 20 gouttes d’un mélange composé d’huiles essentielles d’eucalyptus, de lavande, de pin, de thym et d’alcool à 90°, sur un mouchoir, à respirer quelques minutes plusieurs fois par jour. Selon le Dr Dervaux, pour prévenir les récidives, la phytothérapie peut suffire, surtout si les otites sont rares ou bénignes. On stimulera les défenses immunitaires avec la gemmothérapie, c’est-à-dire des extraits de macérat glycériné de bourgeons de plante. 

Homéopathie
Parmi les traitements homéopathiques, Belladona est utilisé pour décongestionner, Aconitum contre les douleurs, Oscillo-coccinum comme antiviral. Pour les otites, on fait souvent appel à Dulcanara, Ferum phosphoricum, Kallium muriaticum et Capsicum. En cas de « formes sérieuses » d’otites, notamment suppurées, ou bien d’otites touchant le nourrisson, un traitement plus soutenu est recommandé. Il peut comprendre des sulfamides et des antiseptiques. L’opportunité des antibiotiques, dont on a cité les inconvénients, est discutable.

Prévenir otites et récidives

Prévenir l’otite plutôt que d’avoir à la traiter reste le défi des dix prochaines années, selon le Dr Robert Cohen (hôpital intercommunal de Créteil), qui anime Activ, groupe d’étude des résistances des germes aux antibiotiques. « Il est triste de noter que la France est la championne des résistances ! » s’indigne-t-il. Les médecines alternatives sont un atout majeur, surtout si les otites sont rares ou bénignes. Il s’agira de soins locaux, de soufre, de phytothérapie, etc. « Il faut insister sur l’éducation du mouchage chez l’enfant, pour éliminer les sécrétions nasales, souligne un homéopathe ORL. Des systèmes de poire ou d’aspiration peuvent être utilisés chez les plus grands. » La prévention des otites peut être effectuée à travers des traitements homéopathiques des infections du nez et des sinus, des angines et pharyngites. La façon dont les otites surviennent apporte quelques clés, en matière de prévention comme de recherche. Dans la majorité des cas, l’otite moyenne aiguë peut être considérée comme une complication d’une infection virale des voies respiratoires supérieures. Le virus de la grippe, influenzae A et B, reste souvent en cause. Il n’est pas le seul. Le virus respiratoire syncytial (VRS), responsable de la majorité des bronchiolites, mais aussi l’adénovirus, le para-influenzae et les rhinovirus, les virus du rhume, sont tous fréquemment présents dans le rhinopharynx. Ce sont eux qui conduisent, de fil en aiguille, à l’otite moyenne, rappelons-le, en ouvrant l’accès de l’oreille moyenne aux bactéries. Tout traitement efficace contre ces virus devrait donc plutôt tendre à diminuer la fréquence des otites. Oligoéléments, homéopathie et plantes peuvent jouer un rôle non négligeable dans les traitements de ces accès aigus des voies respiratoires, et surtout prépondérant dans le traitement préventif des rechutes à répétition. 

Richard Belfer

 

 

 

 

 

 

 

 
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