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juillet 2000

Interview

Editorial




 
 

 

Les grands noms du magnétisme 

Anton Mesmer 
Premier grand nom du magnétisme : Antoine Mesmer, médecin d’origine viennoise. Il s’installe dans une maison place Vendôme, à Paris, en 1776. Il s’intéresse très tôt au fluide subtil et au magnétisme animal. Les succès qu’il obtient en magnétisant ses élèves lui en attirent beaucoup ainsi que des patients. Le Tout-Paris veut bientôt se faire magnétiser par lui. Mesmer se fait aider d’un valet « toucheux » pour répondre à la demande. Puis il invente le fameux baquet magnétique au fond duquel est disposée de la limaille de fer et dont le couvercle percé de trous laisse échapper des gros fils de fer mobiles. Les séances de baquet occasionnent pâmoisons et autres langueurs, ou au contraire excitent furieusement certains malades. L’afflux croissant de patients l’oblige à trouver un domicile plus grand. Ce sera un hôtel particulier, place de la Bourse, où il installe plusieurs « baquets ». Sa notoriété commence à lui valoir des ennemis. Il est l’objet de multiples tracasseries de la part de la médecine officielle. Il quitte Paris en 1812 pour regagner les bords du lac de Constance où il meurt en 1815.
Armand-Marc-Jacques de Chastenetn Autre nom et élève du premier : Armand-Marc-Jacques de Chastenet, marquis de Puységur. Il étudie le magnétisme à la Société d’harmonie créée par Mesmer. Cela le conduit au somnambulisme, qui sera un prélude à l’hypnothérapie  Il supprime les baquets dont les résultats sont trop aléatoires.

 

 

Jacques Montagner
«Éliminer les charlatans, œuvrer avec les médecins»

Magnétiseur depuis vingt-trois ans, domicilié à Rueil-Malmaison, Jacques Montagner a adhéré au Groupement national pour l’organisation des médecines alternatives (Gnoma) il y a douze ans. Il en est le porte-parole, en même temps que celui du Syndicat national des magnétiseurs et praticiens des méthodes naturelles et traditionnelles (Snamap).

  ALTERNATIVE SANTÉ - L’Impatient :
 Jacques Montagner, le Snamap et le Gnoma ont un seul responsable : vous, et le même numéro de téléphone. S’agit-il de la même organisation ?
Jacques Montagner : Le Gnoma, déclaré comme association loi 1901, est né en 1951 dans le but de regrouper les guérisseurs de France. Au fil des années, nous nous sommes rendu compte qu’une association était juridiquement limitée et avait moins de crédibilité auprès des pouvoirs publics qu’un syndicat professionnel obligatoirement immatriculé par la préfecture de police. Aussi, en 1997, avons-nous créé le Snamap. Pour éviter les tiraillements entre les deux groupes, nous avons décidé que Gnoma et Snamap auraient une direction commune. La création du Snamap nous a permis d’entreprendre des négociations avec d’autres syndicats européens en vue de la formation d’une Confédération européenne, ce qui nous donnerait davantage de poids.

Au mois de novembre 1999, ces deux organisations ont adopté une charte du guérisseur-magnétiseur. Dans quel but ?
Cette pratique n’est pas réglementée, autant dire qu’elle est exercée aujourd’hui par un nombre toujours plus important de charlatans et d’imposteurs (80 % environ) qui pratiquent de l’envoûtement, du désenvoûtement, proposent tout et n’importe quoi par correspondance, y compris la chance au jeu et en amour, et tout cela sous le couvert de l’anonymat grâce à un pseudonyme ou à un numéro de boîte postale et de téléphone qu’ils changent tous les trois ou quatre mois pour échapper aux recherches éventuelles. Les guérisseurs-magnétiseurs dignes de ce nom, sérieux et honnêtes, ne supportent plus que leur profession soit galvaudée. Les guérisseurs-magnétiseurs qui s’engagent à respecter cette charte se voient remettre un numéro d’agrément qu’ils peuvent faire figurer sur leurs papiers à en-tête et afficher dans leur salle d’attente.

Quels sont les principes fondamentaux de cette charte ?
Je ne peux pas vous les citer tous, il y en a quinze. Je vous donne l’essentiel : le guérisseur-magnétiseur s’engage à ne pas formuler de diagnostic ; à ne jamais faire suspendre un traitement médical en cours sans l’accord du médecin traitant ; à ne pas s’opposer à une intervention chirurgicale ; à ne pas interrompre les examens et les investigations nécessaires pour préciser la (ou les) causes de la maladie ; à adresser son patient à un médecin s’il le juge nécessaire dans l’intérêt du malade ; à rester sobre, honnête et de bonne foi dans ses relations avec son patient ; à éviter dans son discours les allégations mensongères, les paroles maladroites ou nocives ; à ne pas bercer le consultant d’illusions trompeuses ; à ne pas confondre son art avec une quelconque science occulte, un art divinatoire ou la parapsychologie…

Qui dit réglementation suppose un enseignement. Avez-vous des propositions ?
Non, nous ne nous sommes pas penchés sur cet aspect de la profession qui pose également problème. Il existe des enseignements du magnétisme qui proposent une formation moyennant des sommes allant de 20 000 à 30 000 francs. C’est de l’arnaque. Ou bien les personnes ont du magnétisme, elles travaillent par elles-mêmes et trouvent leur voie. Ou elles n’en ont pas. Quel type de relations le Gnoma-Snamap et vous, personnellement, avez-vous avec le corps médical ?En réponse à une épure de la charte que nous lui avions à l’époque envoyée, nous avons reçu une lettre du Pr Glorion, président de l’Ordre des médecins, datée du 7 janvier 1998, où il se dit « favorable à une initiative pour définir un cadre d’activité et des règles de moralité conditionnelles » à l’exercice du magnétisme. Par ailleurs, nous sommes de plus en plus nombreux à collaborer avec des médecins de façon ponctuelle pour des malades précis. Mais chacun doit rester à sa place, tout le monde y gagnera, en premier lieu le malade.

Côté recherche, existe-t-il des travaux sur le magnétisme ?
À ma connaissance, non. Tout ce qui a été fait a été étouffé. J’ai pour ma part travaillé avec le Pr Yves Rocard. De son propre aveu, le fait qu’il se soit intéressé au magnétisme et à la radiesthésie lui a coûté l’Académie des sciences. Dans le monde scientifique, il ne fait pas bon se soucier de ces questions. 

Snamap en lien avec le Gnoma 8, rue de Charolais, 75012, Paris. Tél. : 01 53 17 00 01 ; fax : 01 53 17 00 07. Minitel 3615 : code Gnoma. Congrès : les 6, 7 et 8 octobre 2000, à l’Espace Reuilly de Paris. Demander le programme en envoyant une enveloppe timbrée à l’adresse ci-dessus.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les grands noms du magnétisme 

 
Dr Liebault
 Vers 1866, le Dr Liebault, de l’École de Nancy, continue les recherches sur le magnétisme animal. Le sérieux de ses observations et la logique de ses convictions attirent l’attention des Drs Charcot, Richet et Lasegue, qui s’attachent à analyser le caractère physique du magnétisme. Leurs travaux sont repris à la Salpétrière vers 1878.

Hector Durville n
En 1882, Hector Durville ouvre à Paris un cours complet de magnétisme curatif. En 1887, il fonde la Société magnétique de France. Le magnétisme connaît ensuite des fortunes diverses, jusqu’à ce que le Pr Yves Rocard, professeur de physique à la Sorbonne et père de Michel, ancien premier ministre, s’y intéresse à nouveau vers 1960. Ses recherches le conduisent à affirmer que l’homme est sensible à toute modification d’un champ magnétique. Mais aujourd'hui aucun travail de recherche n’est entrepris pour comprendre le bien-fondé et l’intérêt du magnétisme appliqué à l’homme. 

 

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