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Septembre 2000

cancer

Editorial
 
 

 

 

 

Hamer: l’homme des conflits

 

 

«Fantaisistes » ou « novatrices» ? Les théories du docteur allemand Hamer sur l’origine et l’évolution du cancer dérangent… Montrées du doigt, accusées de faire le lit du charlatanisme, elles méritent néanmoins d’être examinées.

La formule de Ryke Geerd Hamer : « J’avais cherché le cancer dans la cellule et je l’ai trouvé dans une erreur de codage du cerveau », pourrait résumer tout le travail de ce médecin, un temps chef de clinique de médecine interne dans un hôpital de Cologne. Après la mort tragique, en 1978, de son fils âgé de 19 ans, le Dr R. G. Hamer est atteint d’un cancer testiculaire. Sa femme fait successivement trois infarctus et meurt d’un cancer. Il ne peut s’empêcher d’établir un rapprochement entre ces différentes maladies et le choc psychologique subi.

Chaque cancer a son explication

La première intuition vérifiée auprès de différents malades cancéreux est ce qu’il nomme « la loi d’airain du cancer ». « Tout cancer, affirme-t-il, débute par un choc extrêmement brutal, aigu et dramatique, vécu dans l’isolement. » L’implication personnelle dans le conflit, la manière dont le patient le ressent au moment du choc déterminent la localisation du cancer dans l’organisme. Cette localisation est fonction de la partie du cerveau où, sous le choc psychique, se produit une rupture de champ électro-physiologique qui altère un certain nombre de cellules nerveuses, altération que l’on désigne aujourd’hui sous le nom de « foyer de Hamer ». En envoyant des ordres anarchiques à la zone organique correspondante, ce foyer y induit la pathologie. Le Dr R. G. Hamer étudie des milliers d’images de scanners cérébraux de malades cancéreux porteurs de « foyers » et les met en parallèle avec leurs pathologies. En 1983, il dresse la carte topographique des différentes parties du cerveau, l’organe leur correspondant, ainsi que la nature et la teneur des conflits susceptibles de provoquer la maladie. Pour Hamer, chaque type de cancer trouve son explication. Par exemple, le cancer du sein gauche est lié à un conflit du nid (à l’intérieur de la cellule familiale) dans la relation mère-enfant réelle ou imaginaire, il a son foyer dans le cervelet droit. Le cancer du sein droit traduit un conflit, avec le compagnon ou avec des enfants adultes, ou encore un conflit d’expulsion de territoire étroitement apparenté à un conflit sexuel ; son foyer se situe dans le cervelet droit (À noter que le phénomène est inversé si la personne est gauchère au lieu d’être droitière). Le cancer des os trouve son origine dans une profonde dévalorisation et son foyer est situé dans la moelle (substance blanche) du cerveau. Le cancer des testicules correspond à un conflit de perte, à l’occasion de la disparition réelle ou virtuelle d’un enfant, et son foyer se situe dans la zone occipitale (droite ou gauche selon qu’il s’agit du testicule gauche ou droit). Le cancer de la vessie à un conflit de marquage du territoire et son foyer est situé dans les lobes temporaux. Le cancer du foie et de la vésicule est engendré par une vive rancœur, un ressentiment tenace à l’égard d’un proche, à la suite d’une injustice et entretenu par la jalousie et l’envie ; il correspond aussi à des problèmes d’argent et de jalousie professionnelle, son foyer se trouve dans le pont inférieur (côté droit) du cerveau. La seconde idée clé, est que si on découvre la source du conflit et si on résout celui-ci, la guérison survient. « La solution est aussi simple que cohérente, affirme R. G. Hamer. On aide l’organisme à se débarrasser du conflit. Et voilà que le cerveau branche à nouveau l’organisme sur la vagotonie (ou phase de guérison) et commence par se rétablir comme il le faut… La solution la plus simple n’est venue à l’idée de personne : que l’âme puisse provoquer la genèse du cancer et soit tout aussi capable de l’arrêter de nouveau. »

Trouver le conflit à l’origine de la maladie…

Simple, précise, univoque, la théorie de Hamer, proposant un lien entre le corps, le cerveau et la psyché, séduit. Elle trouve de l’écho chez les malades qui savent de façon intuitive que les affects (émotions) ont une influence sur l’organisme, ce que refuse d’admettre encore trop souvent la médecine conventionnelle. « Le cancer ne vous tombe pas dessus comme un redressement fiscal », s’insurge Josiane. « Je sais que ces deux tumeurs cancéreuses ne me sont pas arrivées par hasard, confie Monique, 61 ans, retraitée. Avec mon mari décédé il y a quinze ans, nous pratiquions l’agriculture biologique depuis 1967. Je mange bio, de façon équilibrée et diététique. Je pratique le yoga et j’essaie d’avoir une certaine hygiène de vie. J’ai élevé quatre enfants, tous adultes maintenant. Je sens bien que je ne suis pas qu’un être physique, je voudrais comprendre ce qui m’arrive. »

… et le résoudre

L’engouement des malades pour Hamer tient également au fait que celui-ci refuse le recours aux traitements classiques. Il se contente de se concentrer sur la résolution des conflits à l’origine de la maladie, seule à même selon lui de permettre la guérison. Nombreux sont ceux qui voient dans cette « médecine nouvelle » l’occasion de passer au travers des traitements lourds, traumatisants et souvent invalidants de la médecine officielle. Ou encore de renouer avec leurs émotions et d’adopter de nouveaux comportements. « Ma femme, explique Michel, a eu deux cancers au sein à sept années d’intervalle. À chaque fois, elle a subi la thérapie traumatisante officielle. Grâce à Hamer, nous avons compris qu’il s’agissait d’un conflit entre nous. Nous en avons parlé, nous avons mis à plat nos difficultés de communication. Maintenant, tout va bien. Elle est en parfaite santé. »

Mais découvrir le nœud du problème ne suffit pas

Dans son ensemble, le corps médical refuse les conceptions de Hamer. Les tenants des médecines alternatives, ceux qui ont une autre approche de la maladie, s’intéressent, eux, de plus en plus à ses propositions. Mais ils distinguent bien l’apport d’une conception plus globale de la santé telle qu’il l’envisage, de sa méthode de guérison : exclusivement la résolution du conflit. Pour le Dr Nathalie Calamme, de Suisse : « Hamer permet de trouver une signification aux pathologies qui fasse sens pour la personne. La médecine conventionnelle a réussi le tour de force de considérer les maladies en dehors des malades. Hamer les remet au cœur des soins, en charge de leur guérison. Pour moi qui suis homéopathe, qui pratique la médecine chinoise et l’ostéopathie, Hamer est comme un langage supplémentaire qui complète tous les autres. Cette notion de conflit et de localisation des pathologies m’aide à poser les bonnes questions à mes malades, pour aller plus vite, orienter le diagnostic et le traitement. Pour moi, la maladie quelle qu’elle soit est l’occasion de comprendre les blessures de la vie. On le sait bien, parmi toutes les personnes exposées à l’amiante, seules certaines développeront un cancer de la plèvre. C’est donc bien qu’au-delà des facteurs environnementaux, hormonaux, familiaux, viraux, il existe des circonstances qui favorisent la survenue d’un cancer ou d’une autre pathologie. »Pour autant, découvrir le nœud du problème ne suffit pas. « C’est intéressant, continue Nathalie Calamme, si la personne peut formuler ce qu’elle ressent et surtout si elle peut faire quelque chose de ce “dit”. Si les gens restent au niveau conscient, cérébral, cela ne suffit pas. Il faut réellement changer en profondeur. J’ai entendu plusieurs patients dire : “J’ai compris, je vais guérir”, et mourir parce qu’ils en étaient restés au niveau de la réflexion intellectuelle. Dans ce cas-là, les familles se sentent trahies par les espoirs que la simplicité apparente de la méthode avait suscités. »

Et beaucoup de gens font n’importe quoi

C’est peut-être à ce niveau que se situe la controverse entourant Hamer. En admettant la théorie du conflit et de la guérison par sa résolution, comment arriver à le résoudre ? « Même si je m’intéresse à cette méthode, même si je m’inspire de ses théories pour soigner les malades, même si je le connais bien, je ne voudrais pas que mon nom soit associé au sien, nous dit un médecin de Lille. Il est trop contesté et beaucoup de gens s’en revendiquent qui font tout et n’importe quoi. » C’est-à-dire des psychothérapies sauvages, de l’hypnose ericksonnienne (Alternative Santé - l’Impatient a consacré un dossier à l’hypnose en juillet-août 1998.) plus ou moins bien maîtrisée, du comportementalisme, en particulier de la programmation neuro-linguistique, de l’analyse trans-générationnelle, de la symbolique des mots (-maux) et du corps… Un véritable dédale de propositions dans lequel les malades risquent de se perdre et, sous prétexte de chercher un conflit, de s’en créer d’autres, de culpabiliser et de ne pas aller « mieux ». « Il faut être très fort intérieurement, et avoir une confiance en soi extraordinaire, souligne Nathalie Calamme, pour faire ce genre de travail ; il faut accepter de regarder les choses en face, de fouiller jusqu’aux moindres détails, de modifier parfois de fond en comble son comportement, changer de vie… » Voire « changer de croyance », suggère ce médecin de Lille, qui reconnaît que R. G. Hamer obtient exceptionnellement des résultats exceptionnels. « Globalement, sa vision est juste, il aide surtout à comprendre, pas toujours à résoudre. Pour cela chacun a sa méthode. »En préconisant d’arrêter tout recours aux traitements, classiques et/ou alternatifs, de « devenir aussi intelligent qu’une bête » et de s’en remettre aveuglément à Mère Nature, pour résoudre son conflit, le Dr R. G. Hamer franchit les limites de l’acceptable. Si ses découvertes proposent un décodage des maladies, ainsi que le reconnaissent de nombreux thérapeutes, médecins ou non, il est dangereux de s’en remettre uniquement à cette approche. « Je me refuse à dire aux gens “Arrêtez votre chimio”, rappelle le Dr Nathalie Calamme. Le cancer est une maladie trop grave pour qu’on ne se serve que de Hamer, il faut ajouter d’autres aides biologiques de reconstruction. » 

Cécile Baudet

 

 

 

Hamer, une personnalité très contrastée

Pour les uns, Hamer est un taureau, doté d’une force de vie incroyable, extrêmement exigeant dans son travail. Blessé dans ses convictions, son honneur ou ses affections, il peut devenir violent et inconséquent. Pour les autres, c’est un paranoïaque, qui relève de l’asile psychiatrique. Il reste enfermé dans des théories d’un autre âge, tient des propos sectaires et se croit victime d’agressions et d’attentats multiples. Certains de ses malades disent de lui qu’il est un saint doué d’une profonde empathie, capable d’une écoute et d’un soutien sans failles, et de franchir des kilomètres pour répondre à la demande d’un patient. C. B.

 
 
 
 

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