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Dénigré
par ses pairs, interdit d’exercer en Allemagne et, en 1997,
condamné outre-Rhin à 17 mois de prison, le Dr R. G. Hamer
s’est tourné vers l’étranger pour faire valider ses théories.
L’université de Trnava (Tyrnau), près de Bratislava, en Slovaquie
a accepté de l’entendre, en septembre 1998, poser des diagnostics
chez sept malades affectés au total de vingt pathologies.
À partir de leurs scanners cérébraux et des règles de la «
Médecine nouvelle », le Dr Hamer a étudié cent faits concernant
ces malades. À l’issue de sa prestation, il lui a été délivré
une attestation paraphée de trois signatures, celle d’un professeur
de psychiatrie, du doyen de faculté et du prorecteur de la
faculté de recherches. Sur le document rédigé en allemand
et traduit en français, on peut lire : « Il a été démontré
que les lois de la nature, selon la “Médecine nouvelle”, s’appliquaient,
bien que certains cas n’aient pu être étudiés par manque de
rapports d’examen complet. [Cela] démontre son système avec
la plus grande probabilité. [Ils sont] d’avis que la question
d’une utilisation prochaine de la “Médecine nouvelle” [soit]
poursuivie d’urgence. »Cette « attestation » délivrée au Dr
Hamer n’a aucune valeur scientifique. Il n’échappera à personne
que les termes des conclusions sont rédigés pour… ne pas faire
de vagues. Dans une déclaration du 11 septembre 1998, le Dr
Hamer parle néanmoins d’une confirmation officielle de la
« Médecine nouvelle », suite aux vérifications effectuées
à l’université de Trnava. Aujourd’hui, ses partisans reprennent
à leur compte les propos de l’attestation délivrée pour le
défendre et considérer que la « Médecine nouvelle » est la
plus grande découverte médicale de ces derniers temps, « avenir
de la médecine et espoir de l’humanité ». En février 2000,
nous avons personnellement écrit aux trois personnalités signataires
du document en question : les Prs J.Pogady et V. Kromery et
le Dr J.Miklosko, pour leur demander de nous livrer leur sentiment
à propos du travail de Hamer, nous confirmer leurs conclusions
et nous dire s’il existait un quelconque compte rendu en anglais
de ces fameuses journées des 8 et 9 septembre 1998. À ce jour,
les lettres ne nous sont pas revenues avec la mention « n’habite
pas à l’adresse indiquée » ou « adresse incomplète », mais
personne ne s’est manifesté d’une façon ou d’une autre.C.
B.
la loi d’airain du cancer
Tout cancer résulte d’un choc psychique,
conflictuel, dramatique, vécu dans l’isolement, que le Dr Hamer
nomme DHS (Dirk Hamer Syndrom), Dirk Hamer étant le nom de son
fils.Comme l’animal, l’homme vit des affrontements territoriaux,
des situations de dévalorisation, des conflits familiaux, des
frustrations sexuelles. Si le raisonnement ou la parole ne permettent
pas de résoudre ces conflits, la maladie apparaît : elle est un
langage, un programme cohérent destiné à assurer la survie. En
produisant une rupture dans une zone spécifique du cerveau, appelée
Foyer de Hamer, chaque forme de DHS entraîne toujours la même
lésion organique. Il n’y a pour Hamer aucune fatalité génétique,
ni virus oncogène (favorisant le développement d’une tumeur),
ni facteur environnemental qui puisse générer un cancer en l’absence
d’un violent traumatisme psycho-émotionnel. La réversibilité de
la maladie est possible dès lors que le patient, aidé par l’entourage
et par un support psychologique, solutionne le conflit.
les deux phases
de la maladie
À partir du DHS débute une phase
de conflit actif, un état de « sympathicotonie » permanent. Le
patient a les extrémités glacées, il perd l’appétit et le sommeil.
Si le conflit trouve sa résolution, commence la phase de guérison
caractérisée par un œdème du foyer de Hamer (considérée à tort
comme une
tumeur cérébrale). Pendant cette phase appelée « vagotonie »,
le patient, bien qu’épuisé, a les extrémités chaudes, un bon appétit
et un bon sommeil. Ces derniers symptômes sont, selon Hamer, mal
interprétés et trop souvent supprimés coûte que coûte alors qu’ils
sont le signe de la guérison. Ainsi, toutes les maladies dites
infectieuses, mais aussi l’infarctus du myocarde et la leucémie
apparaissent comme des phases de guérison qu’il est possible de
prévoir et d’atténuer dès lors qu’un travail psychologique bien
mené aura permis de situer précisément la nature, l’intensité
et la durée du conflit subi.
l’embryologie
Cette loi explique, selon le Dr Hamer,
pourquoi une maladie apparaît dans un organe et non dans un autre.
Dès sa fécondation, l’œuf embryonnaire commence à se diviser.
Les cellules obtenues se disposent au fur et à mesure de leur
apparition en couches, appelées « feuillets ». Il existe trois
feuillets : l’endoderme, le mésoderme (qui se divise en deux :
l’ancien et le nouveau) et l’ectoderme. En se développant, chacun
d’eux donne naissance à différentes parties du cerveau et à divers
organes. Cette origine – lien embryologique – commune explique,
pour Hamer, les relations étroites qui existent entre le cerveau
et l’organisme. Le tube digestif, le corps de l’utérus, les poumons,
et les autres organes de survie sont d’origine endodermique (feuillet
interne), de même que le tronc cérébral. Les muscles, les os,
tout le tissu conjonctif, les glandes, l’hypoderme (partie inférieure
de la peau) sont d’origine mésodermique (feuillet moyen), comme
le cervelet et la partie centrale du cerveau. La peau, les orifices,
(nez, bouche, œsophage, vessie, rectum…) sont d’origine ectodermique
(feuillet superficiel) comme le cortex cérébral et le sous-cortex.
Lors du conflit, les tissus issus de l’endoderme et du mésoderme
ancien vont produire des tumeurs et, en phase de résolution, les
résorber par des infections. À l’inverse, les tissus dérivés du
mésoderme nouveau et de l’ectoderme vont, en phase active de conflit,
produire des ulcères ou se nécroser et reconstituer leur masse
initiale lors de la période de résolution. Pour Hamer, il n’existe
pas de tumeurs bénignes ou malignes mais des moments différents
dans le déroulement de l’évolution du conflit. C. B.
Dernières
condamnations
En janvier dernier, Marie-Thérèse
Gros et Andrée Sixt comparaissaient devant le tribunal correctionnel
de Chambéry. Militantes toutes les deux à l’Association Stop au
cancer, l’Asac, créée en 1985 pour promouvoir la méthode Hamer,
elles étaient poursuivies pour non-assistance à personne en danger,
exercice illégal de la médecine et escroquerie. Témoins à charge
: les familles de quelques malades décédés alors qu’ils suivaient
les conseils des deux femmes, l’une autrefois infirmière et l’autre
professeur de secrétariat à la retraite. À leur décharge, une
centaine de personnes, dont des médecins et thérapeutes d’Espagne,
d’Italie et de Suisse, toutes venues attester de l’intérêt de
la méthode. Les deux prévenues ont été condamnées à un an de prison
avec sursis et à 20 000 F d’amende. C. B.