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Octobre 2000

Réfractaires au BCG

condamnations abusives

Editorial

 

 
 

 

 

 

 

Le nouveau Code de la santé publique prévoit une aggravation importante des amendes pour refus de vaccination BCG et l'institution de peines de prison. Une mesure qui s'applique immédiatement, bien qu'elle ne doive être ratifiée (ou refusée) par les députés et sénateurs que dans les mois qui viennent.

  C'est une véritable épée de Damoclès que le gouvernement vient de placer au-dessus des réfractaires au BCG. Les parents qui refuseront de soumettre leur enfant à cette obligation vaccinale sont désormais menacés d'une amende pouvant aller jusqu'à 25 000 francs et d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à six mois. Outre un licenciement, la même menace plane sur les personnels des établissements recevant des enfants et sur les professions à caractère sanitaire ou social, pour le cas où, n'ayant pas été vaccinés auparavant, ils refuseraient de le faire. Rappelons qu'en France quatre vaccinations sont obligatoires pour tous les enfants. Jusqu'ici, les parents qui ne respectent pas les obligations vaccinales peuvent voir leurs enfants exclus de l'école. Ils risquent aussi d'être poursuivis en justice. Les peines encourues sont des contraventions allant jusqu'à 10 000 francs (20 000 F en cas de récidive) pour chacun des trois autres vaccins obligatoires (vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la polio). Outre un licenciement, la même peine pourrait être requise contre les personnels des professions à caractère sanitaire ou social, qui relèvent de l'obligation vaccinale (diphtérie, tétanos, polio, hépatite B et éventuellement typhoïde). Les peines encourues pour défaut de BCG étaient toutefois moindres : jusqu'ici 250 francs (1 000 F en cas de récidive). Mais dans le cadre d'une refonte du Code de la santé publique (lire encadré page 16) adoptée par une ordonnance du 22 juin applicable immédiatement, le gouvernement prévoit que désormais les amendes pour refus du BCG pourront aller jusqu'à 25 000 francs (cent fois plus qu'auparavant, excusez du peu !) et surtout qu'une peine de prison, pouvant aller jusqu'à six mois, pourra être prononcée. Or la peine d'emprisonnement transforme le caractère de l'infraction qui, de simple contravention, devient désormais un délit (Les différentes infractions sont réparties en trois grandes catégories, des moins graves aux plus graves : contraventions, délits, crimes). Avec cette disposition, le gouvernement outrepasse les droits qui lui avaient été accordés par le Parlement pour la refonte du Code.

BCG : peu efficace, risque d'effets secondaires 

Alors que la polémique sur le vaccin hépatite B fait rage depuis quatre ans, cette mesure ne peut être l'effet d'un hasard. De plus en plus de gens se posent des questions sur les vaccinations et sur leurs effets secondaires possibles. Après le vaccin hépatite B, c'est le BCG qui est le plus souvent mis en cause. Nous avons montré, textes à l'appui, dans notre Guide des vaccinations que le BCG est très controversé. En raison de ses effets secondaires et de son peu d'efficacité, son utilisation a été abandonnée dans la quasi-totalité des pays européens et en Amérique du Nord (il reste toutefois utilisé, de manière limitée, pour les groupes de population à risques dans certains de ces pays). Depuis vingt ans, de nombreux médecins spécialistes demandent son abandon en France.

Une prime aux lobbies vaccinalistes 

Les auteurs de cette disposition pouvaient espérer qu'elle passerait inaperçue, noyée dans le flot des pages rédigées à l'occasion de la réforme du Code de la santé. Même si les poursuites pour refus de vaccination sont très rares et les peines limitées en général au minimum, c'est une grave menace qui pèse arbitrairement sur tous ceux qui se posent des questions sur les vaccinations. Pour le moment, seul le BCG est concerné, le gouvernement n'étant pas habilité à proposer une modification des peines prévues pour le refus des autres vaccinations. Mais déjà il se propose d'aggraver les peines de ceux qui s'opposeraient aux personnels du ministère de la Santé ou des collectivités territoriales habilités à constater les infractions à toute obligation vaccinale (C'est par erreur que nous avons écrit le mois dernier que cette peine s'appliquait aux parents qui refusent les vaccins diphtérie-tétanos-polio). Ces peines pourraient aller jusqu'à 25 000 francs et trois mois d'emprisonnement (contre 50 000 francs aujourd'hui, mais sans possibilité d'incarcération). Là encore, le gouvernement outrepasse ses droits. C'est une véritable prime aux lobbies vaccinalistes et en particulier aux laboratoires (Le laboratoire Aventis-Pasteur est le seul en France à être autorisé à commercialiser le BCG). Il dépend de chacun de nos lecteurs qu'elle leur soit retirée. En effet, le Parlement doit se prononcer à l'automne ou au début de l'année 2001. Chacun et chacune de vous peut demander aux parlementaires de son département (députés et sénateurs) d'intervenir en déposant un amendement pour refuser ces dispositions. Il vous est proposé un modèle de lettre à télécharger. Tenez-nous bien sûr au courant des réponses que vous recevrez. 

Régis Pluchet

 
 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 

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