Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Octobre
2000
Fiches
pratiques
Appel
de la CRII-Rad
La Commission de recherche et d'information
indépendante sur la radioactivité (CRII-Rad) lance un appel à
témoignages pour mieux connaître l'impact sur la santé du passage
du nuage de Tchernobyl.
Toutes les personnes
jeunes
à l'époque de l'accident (moins de 15 ans),
habitant les zones à risque (voir carte page 30),
ne possédant pas d'hérédité de pathologies thyroïdiennes,
ayant consommé beaucoup de produits frais (lait
et fromages frais, légumes, notamment légumes à
larges feuilles type salades, épinards, blettes...) et
de champignons,
et affectées de pathologies thyroïdiennes peuvent contacter
Coralie
Sassolat à la CRII-Rad
au 04 75 41 82 50
fax : 04 75 81 26 48.
Exploration
de la thyroïde
Devant toute anomalie de la thyroïde
ou tout signe de dysfonctionnement thyroïdien, il est procédé
à une exploration de la glande. Celle-ci comprend des analyses
de sang et divers examens.
Le bilan sanguin
comprend l'un ou l'autre ou tous
les dosages ci-dessous :
Dosage de la thyroxine ou tetraiodothyronine ou plus simplement
T4. C'est la plus importante des hormones thyroïdiennes. Le taux
de T4 totale est un bon reflet du fonctionnement de la glande.
Sa concentration normale est de 4,5 à 12,5 µg (microgrammes) pour
100 ml de plasma. Au-delà, il y a hyperthyroïdie. En-deçà, hypothyroïdie.
Pour mieux cerner la problématique, il peut être procédé à un
dosage du T4L (c'est-à-dire libre) qui reflète les variations
pathologiques. Sa concentration normale est de 0,8 à 1,9 ng (nanogramme)
pour 100 ml. n Dosage de la triiodothyronine ou T3. Là encore,
on peut analyser la T3 totale ou sa fraction libre. Concentrations
normales : de 80 à 220 ng pour 100 ml pour la T3 totale et de
1,9 à 5,8 ng pour 100 ml pour la T3 libre. Quoi qu'il en soit,
ce dosage présente un intérêt limité : il est de plus en plus
rarement demandé.
Dosage de la TSH ou thyréostimuline hypophysaire. Le
taux de cette hormone hypophysaire se trouve augmenté lors des
hypothyroïdies légères et diminué lors des cas d'hyperthyroïdies
mineures où les taux de T4 et T3 sont encore dans les zones de
normalité. Elle est donc un excellent indicateur. Les limites
inférieures et supérieures de TSH fixées actuellement devraient
être affinées par des techniques d'analyse encore plus performantes.
Le dosage de la TSH et de la T4 libre
permet de faire le diagnostic et de suivre l'évolution de la grande
majorité des hyper-ou hypothyroïdies.
Autres dosages : celui des anticorps qui permettront d'identifier
une maladie auto-immune, et celui de la calcitonine pour un cancer
médullaire de la thyroïde.
Les examens
Il s'agit essentiellement de l'échographie
et de la scintigraphie.
L'échographie est indiquée pour faire le diagnostic d'un kyste,
préciser la structure de la thyroïde (volume, forme...), suivre
l'évolution d'un nodule que l'on a choisi de surveiller, aider
à prévenir la récidive de cancer.
La scintigraphie en cas de nodule est devenue moins systématique.
La cytoponction consiste à prélever des cellules de nodule pour
en déterminer le caractère bénin ou non. Elle n'est faite qu'en
cas de suspicion.
Il est fait appel à la radiographie quand on craint la déviation
de la trachée par un goitre.
Il est exceptionnel de recourir à l'IRM (image par résonance magnétique).
Difficultés
d'exploration
Certaines circonstances, certains
médicaments peuvent occasionner des baisses de taux d'hormones
et fausser la pose d'un diagnostic.
C'est le cas chez les personnes dénutries : celles adoptant un
régime de moins de 500 kilocalories par jour, et chez les personnes
âgées.
Des perturbations passagères sont possibles lors d'épisodes infectieux
aigus. Lors d'affections plus graves et tendant à la chronicité,
ces perturbations peuvent persister.
Il existe également un syndrome comportant une élévation de la
T4 totale et de la T4L, une T3 normale et une TSH variable, au
cours d'affections psychiatriques, d'hépatites aiguë ou chronique
et de la prise de certains médicaments, tels que l'amiodarone,
la dopamine et ses analogues, et les corticoïdes.
Les états d'hyper¦strogénies (grossesse, prise de contraceptifs
et tumeur testiculaire) provoquent également des modifications
des taux d'hormones thyroïdiennes.
L'utilisation
du G5
Il s'agit de silicium organique,
richement chargé d'ions négatifs et positifs, qui permet de rétablir
l'équilibre des cellules endommagées ou affaiblies et de relancer
les échanges cellulaires. De ce fait, le G5 intervient dans un
grand nombre de pathologies portant la signature d'une déficience
ou d'une perturbation cellulaire. Il s'utilise par voie interne
ou externe.
Par voie orale
En cure d'entretien : 1 cuillerée à soupe par jour pendant un
mois, renouvelable si nécessaire. Les doses peuvent être maintenues,
diminuées ou augmentées à la demande, sans risque de toxicité.
Il est préférable de prendre le G5 le matin à jeun et de le conserver
en bouche 1 à 3 minutes avant de l'avaler.
Pour les affections chroniques ou aiguës : 3 à 9 cuillerées à
soupe par jour réparties sur trois prises (matin, midi et soir,
20 minutes avant le repas). Le G5 est compatible avec tout traitement
en cours. Toutefois la prise de médicaments (homéopathiques ou
allopathiques) devra être effectuée à au moins 1 heure de distance
du G5 afin de préserver une meilleure efficacité de celui-ci.
Par voie externe
Compresses imbibées à maintenir de jour comme de nuit.
- En vaporisation sur la zone
à traiter (laisser sécher puis masser).
En cataplasmes (comme pour les compresses, en laissant sécher
à l'air libre ; cela peut être répété plusieurs fois par jour.
Ou sous forme de gel : en mettre une noix sur la partie à traiter,
étaler en couche épaisse, puis laisser la peau absorber (de 2
à 10 minutes). On peut associer le gel avec l'absorption de G5
liquide dans les pathologies chroniques ou
lourdes durant 1 mois renouvelable, puis reprendre l'un ou l'autre
mode selon le cas à traiter. Attention : il existe des copies
du G5, vendues en France dans les magasins diététiques, qui n'ont
pas les vertus du produit initial et qui sont souvent vendues
plus cher que le vrai.
Pour se le procurer : LLR
G5 LTD. C/o Ross Post Office Castlebar County Mayo Irlande.
Tél. : 00353 87 204 24 88.
L'indispensable
iode
L'apport d'iode, essentiel pour la
fabrication des hormones thyroïdiennes, a été estimé dans une
fourchette comprise entre 150 µg et 200 µg par jour. Le manque
d'iode chronique occasionne le développement de goitres. La carence
en iode est particulièrement grave chez l'enfant puisqu'elle entrave
les premières étapes du développement du cerveau.
Pour éviter tout problème de carence,
la France a décidé de supplémenter le sel de table en iode. On
trouve de grandes quantités d'iode dans les produits de la mer
: les poissons (en particulier l'églefin et la morue), les crustacés,
les coquillages et les huiles de poisson. Les mollusques et les
coquillages apportent 40 µg pour 100 grammes. Les viandes, les
oeufs et le lait en contiennent un peu. L'iode se fixe dans les
graisses comme celles du lait (d'où l'interdiction dans certains
pays de consommer du lait après l'accident de Tchernobyl). Quant
aux légumes, leur teneur dépend de celle de leur terre de culture.
Mais, attention ! un excès d'iode est dangereux.
Alimentation
et thyroïde
Certains aliments contenant de l'iode
favorisent le fonctionnement thyroïdien. On pense aux produits
de la mer : poissons, crustacés, mollusques (voir ci-dessus) mais
moins souvent aux algues, prisées des Japonais et qui trouvent
une place importante dans le régime macrobiotique. Les algues
sont reminéralisantes, indiquées en cas de fatigue, ou pour la
croissance. Elles ont un effet coupe-faim et laxatif. Elles baissent
la glycémie et le cholestérol sanguin. On distingue les différentes
algues par leur couleur. Les brunes : laminaire (kombu), undaria,
wakamé, aramé, iziki, se mangent en salades, potages, gratins.
Les rouges : porphyra, nori, dulce, aga-agar, sont parfois, surtout
la dernière, utilisées comme gélifiants dans l'industrie agroalimentaire.
Les vertes : telle la laitue de mer qui se mange en salade. Les
bleues comme la spiruline, cultivées en eau douce, ne sont pas,
elles, riches en iode. D'autres aliments dits " à goitrine
" sont à éviter pour les personnes sujettes aux nodules et
aux goitres. C'est le cas des crucifères en général, des choux
en particulier (y compris le brocoli
dont on vante en revanche les
vertus anticancéreuses), et également du rutabaga,
du manioc, du soja, de l'arachide. Deux aliments posent problème
: l'arachide présente dans un très grand nombre d'aliments ; et
le soja. On fait de plus en plus souvent appel à ce dernier comme
phyto-oe¦strogène, en remplacement des traitements substitutifs
de la ménopause. Il serait
dommage que cette vertu avérée constitue
un frein pour la thyroïde.
Quant aux
personnes sujettes à l'hyperthyroïdie, l'énervement
les conduit souvent à une prise de nourriture exagérée. Plutôt
grignoter intelligent : la pomme (78 calories) ou boire un verre
d'eau (0 calorie). Éviter les excitants et les carences en protéines.
Équilibrer le rythme des repas et leur composition (pas de repas
sauté, pas de régimes yo-yo ni d'exclusion). Garder une activité
physique et de grand air.
À lire :
Se soigner par l'alimentation, de Paule Nathan, éd. Odile Jacob.
Les extraits
thyroïdiens des régimes amaigrissants. Aujourd'hui
totalement interdits, il fut un temps où les obésologues prescrivaient
de tels extraits dans leurs traitements amaigrissants. Au mépris
de l'intérêt de leurs patients, il arrive encore que certains
médecins, sous couvert d'homéopathie, rédigent des ordonnances
mélangeant savamment quelques granules homéopathiques avec des
extraits thyroïdiens qui, eux, n'ont rien d'homéopathique.
AUTRES
Adresses
Où trouver
les oligoéléments et des thérapeutes
?
Société médicale d'études des oligoéléments,
19, avenue de Villepreux, 92420 Vaucresson.
Les produits de micro-immunothérapie
et des thérapeutes S'adresser à 3IDI,
5, rue de Turbigo, 75001 Paris.
Tél. : 01 44 88 24 06.
Créée en février 1999, l'Association
française des malades de la thyroïde est la première de ce genre
en France. Preuve de l'importance du nombre de personnes confrontées
à des problèmes thyroïdiens, elle a déjà reçu les appels et courriers
de 3 000 personnes et compte 400 adhérents. Composée essentiellement
de malades atteints de différentes pathologies thyroïdiennes,
elle se propose d'aider à l'information des patients et de participer
à la recherche sur le sujet. " Nous sommes très soucieux
de mieux connaître la biochimie de notre organisme, car la médecine
classique est loin de nous satisfaire, rappelle Chantal L'Hoir-Liesse,
sa présidente. L'iode ne s'organifie-t-il pas grâce au zinc et
au sélénium ? " Autre inquiétude soulevée par les membres
de l'association : le nombre alarmant de femmes et d'hommes, d'un
âge compris entre 20 et 30 ans, atteints de cancers de la thyroïde.
Pour tenter de répondre à ces questions, l'association est en
contact avec la Fondation mondiale thyroïdienne, elle a constitué
un noyau de scientifiques, orthodoxes et moins orthodoxes. Elle
est en relation avec la CRII-rad pour tenter d'établir s'il existe
des liens entre les affections thyroïdiennes : cancer et maladie
de Haschimoto et les retombées de Tchernobyl.
Pour tout renseignement : Chantal L'hoir-Liesse,
BP 1, 82700 Bourret.
Tél: 0563275080
fax :0563648369. mlhoir@aol.com