Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement
     

 

 

 

 

Novembre 2000

Hépatite B
Le ministère retient les dossiers

Editorial



 

 

Comment accepter l'indemnisation des victimes sans reconnaître le lien de cause à effet ? Un exercice difficile pour le ministère !

 

 

Que se passe-t-il à la Direction générale de la Santé ? Huit personnes soumises à l'obligation vaccinale contre l'hépatite B et victimes d'accidents post-vaccinaux ont appris en mai dernier qu'elles allaient être indemnisées (1). Trois cents dossiers seraient en cours d'étude, selon le Révahb, association des victimes (2). Des décisions, positives ou négatives, auraient été prises pour une quinzaine d'entre eux, mais rien n'a été rendu public. " Mon fils Patrick a été prévenu en février dernier, par un coup de téléphone, que son dossier était accepté et qu'il allait recevoir une rente annuelle, mais rien n'est venu depuis ", déplore M. Beaulaton. Patrick, brancardier dans une clinique du Mans, a été obligé de se faire vacciner en 1992. Dès la première injection, il a déclaré une sclérose en plaques, mais il a quand même eu droit aux trois injections suivantes.
À 37 ans, cet ancien basketteur, devenu invalide à 40 %, a dû changer de métier et prendre un emploi de bureau. Soigné à la Salpêtrière, il souffre toujours d'une grande fatigabilité et de problèmes urinaires. Le ministère chercherait comment accepter l'indemnisation, sans reconnaître qu'il y a un lien de cause à effet, et cela expliquerait le retard que dénonce l'association Révahb.
Le vaccin à nouveau
en procès
Francine Delgado arrivera-t-elle à faire reconnaître que c'est bien le vaccin contre l'hépatite B qui est responsable de sa sclérose en plaques (SEP) ? Pas facile pour cette femme de 43 ans qui fut la première à nous alerter sur l'accident dont elle avait été victime et à nous signaler que d'autres cas semblables au sien étaient suivis à l'hôpital de la Salpêtrière (3). Cadre dans une entreprise de télécommunications, Francine Delgado se fait vacciner avant un voyage professionnel au Kenya en octobre 1994. " Trois jours après la première injection, j'ai ressenti les premiers symptômes : vertiges avec perte d'équilibre, troubles de la vision, forte fièvre avec tremblements, faiblesse générale. "
Aujourd'hui, Francine a dû cesser toute activité professionnelle. Cofondatrice du Révahb, elle poursuit en justice les laboratoires SKB (SmithKline-Beecham) à qui elle réclame des dommages et intérêts. Une expertise préalable ayant été demandée en 1998, l'affaire revenait, le 18 septembre dernier, devant le tribunal de grande instance de Paris. Constatant que de nombreuses observations scientifiques font apparaître des " concordances troublantes " entre la survenue d'une poussée de SEP et la vaccination, sans que l'on puisse ni affirmer, ni écarter la responsabilité de cette vaccination, les experts concluent que dans le cas de Francine Delgado " aucune lésion ou séquelle ne peut être directement et exclusivement imputable à la vaccination ", mais, qu'" il ne peut pas non plus être fait la preuve de l'absence totale de relation entre la vaccination et une poussée de SEP ".
Une prudence qui arrange d'autant plus les laboratoires SKB que les experts estiment par ailleurs que Mme Delgado avait déjà eu des symptômes de SEP auparavant. Aubaine pour les laboratoires SKB : ils y voient une " preuve " de plus que leur vaccin n'y est pour rien. Argument fallacieux. En effet, Francine Delgado avait eu des troubles neurologiques légers et passagers en 1989 et un examen IRM n'avait rien décelé. Une simple crise de spasmophilie, estime-t-elle. Mais, même s'il s'agissait des premiers symptômes de SEP comme l'estiment les experts, celle-ci aurait pu rester latente très longtemps, voire ne jamais se manifester. " C'est le vaccin et bien lui qui est responsable de ma première poussée de SEP et des six autres qui ont suivi. "
On peut noter d'ailleurs rappeler que, dès 1994, dans le dictionnaire Vidal, la notice du vaccin Engérix des laboratoires SKB précisait que des cas exceptionnels de sclérose en plaques avaient été observés après vaccination hépatite B ; et, la même année, la Commission nationale de pharmacovigilance mettait en garde contre de possibles poussées de la maladie, après vaccination chez des patients atteints de SEP. Très fatiguée, souffrant d'infections urinaires à répétition, conséquences de sa SEP, Francine Delgado espère que le tribunal prendra en compte les dernières observations de l'Agence française de sécurité sanitaire ainsi que les déclarations du Pr Bégaud, reconnaissant les risques du vaccin (4). À défaut d'une reconnaissance immédiate de son préjudice, le tribunal pourrait demander un complément d'expertise sur cette base. Jugement le 6 novembre. l
Régis Pluchet

(1) Alternative Santé - L'Impatient, juillet-août 2000, page 4.
(2) Révahb, 18, rue Joséphine, 94170 Le Perreux-sur-Marne. Tél. : 01 48 71 80 20.
(3) Témoignages dans Alternative Santé - L'Impatient, avril 1995, mai 1995, octobre 1996.
(4) Alternative Santé - L'Impatient, avril 2000.


Nouveau décès
Jean-Claude Desmoulins, chauffeur de bus à la RATP, est décédé le 16 août à l'âge de 55 ans des suites de la vaccination hépatite B. Il avait reçu deux injections du vaccin fin 1995 et une injection de rappel au mois de juin 1996. Peu après, il était atteint de problèmes musculaires aux bras, puis aux jambes, qui ont conduit à un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Il a poursuivi tant bien que mal son travail jusqu'en 1998, année où il s'est arrêté avec un taux d'invalidité de 90 %. La maladie entraîne une paralysie progressive, avec notamment des difficultés respiratoires et de déglutition. " Avant cet accident, c'était un grand sportif qui faisait beaucoup de vélo en montagne et n'était jamais malade ", assurent sa femme et son fils. Son cas rejoint celui des douze personnes atteintes de SLA après vaccination et dont plusieurs sont déjà décédées (lire le témoignage publié dans Alternative Santé - L'Impatient, octobre 1999).
R. P.

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 

Retour

Dossiers - Thèmes - Accueil - S'abonner - Email - Accueil Medecines Douces - Forum - News letter

Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 2000