Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Tout
le monde en convient, c'est la guerre économique. Et naturellement
il y a, il y eut et il y aura des blessés et des décès.
Aujourd'hui et plus tard, ceux de la vache folle. Hier, ceux du
sang contaminé. Quant aux victimes du vaccin contre l'hépatite
B, on fait toujours tout au ministère de la Santé
pour étouffer l'affaire. Des hommes, des femmes nous appellent,
attendent un signe, une reconnaissance de leur maladie. Les instances
officielles font la sourde oreille. Honte à elles.
Dans cette guerre, la loi est celle du marché. On "
rentabilise " le vaccin hépatite B en vaccinant des
millions de Français. On ne teste pas le sang contaminé
par économie. On achète les farines animales anglaises
interdites parce qu'elles sont 30 % moins chères. Quand
le mal est accompli, on cherche des coupables. En fait, des boucs
émissaires, car c'est tout le système, mélange
de profits et d'intérêts personnels, qui est pervers.
L'économie n'est pas d'abord au service de l'homme. Elle
se sert la première. Dans ce contexte, les questions de
santé publique sont un frein à la rentabilité.
Comme dans toutes les guerres, tous les moyens sont bons. On fait
flèche de tout argument. Pour la vache, c'est le consommateur
qui est montré du doigt : il veut les prix les plus bas.
Pour le vaccin hépatite B, on n'a pas reculé devant
l'utilisation d'un mensonge : la transmission par la salive. Idéal
pour affoler les mères, obliger les ados à passer
à la seringue. Or aujourd'hui pas plus qu'hier la contamination
par la salive n'est prouvée. La société actuelle
ne craint pas de terroriser ses propres enfants, de les manipuler.
On m'a rapporté de source sûre, que des petits de
l'école primaire pleuraient dans les cours de récréation
à l'idée qu'ils avaient pu être contaminés
par la vache folle
Pour faire accepter les bavures, les ratés, les erreurs,
les fautes, les esprits éclairés de gauche comme
de droite rappellent avec gravité que le risque zéro
n'existe pas !
Cette position
théorique relève quasiment de la pensée magique
: on affirme cela parce qu'on croit qu'on ne sera jamais atteint,
soi-même, les siens, ou ses proches. Ces belles généralités
fondent quand on est concerné : pourquoi moi ? Pourquoi
payer de ma vie ? Pourquoi ne m'a-t-on pas prévenu des
risques ?
Ceux qui affirment qu'il n'y a pas de risque zéro, seraient
crédibles s'ils agissaient en conséquence : mettre
tout en uvre pour reconnaître les " rares "
victimes, les défendre, les indemniser. Or, il n'en est
rien. Nul n'ignore que, si la France ne compte que peu de morts
de la nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, c'est
parce qu'on n'a pas pratiqué les autopsies nécessaires.
Manière d'enterrer le problème. Nul n'ignore que
l'on cherche à minimiser le nombre des victimes du vaccin
hépatite B.
Le principe de précaution, que l'on voudrait voir appliqué
pour éviter les risques évitables, fait l'objet
de nombreux articles moqueurs chez nos confrères les plus
sérieux. Le dernier en date revient à Claude Allègre
dans son Ephéméride de l'hebdomadaire L'Express.
" Principe de précaution, piège à c
" a-t-il titré (16/11). Il lui préfère
le principe de prévention : faire plus, prendre des initiatives
qui préviennent les maux. Ignore-t-il que l'Agence française
de sécurité sanitaire des aliments existe, pourquoi
ne pas lui donner plus de moyens ? Il n'en parle même pas.
Ce qu'il propose d'immédiatement réalisable relève
bien de la simple précaution : " Il faut interdire
les farines animales pour les herbivores, bovins et ovins, mais
aussi pour les truites, les saumons, les poulets, les lapins
un herbivore ne peut pas être transformé en carnivore
sans risque C'est une prévention essentielle. "
Le père du mammouth écrase les évidences.
Lors de la conférence de presse où il a décidé
l'arrêt momentané des farines animales, le Premier
ministre, Lionel Jospin a affirmé qu'il ne pouvait se fonder
que sur l'avis des scientifiques et des experts ! Comme si la
décision politique ne relevait que de la science ! En politique,
la raison n'est rien sans le courage. Et puis, peut-on vraiment
se fier aux experts ? Quand il leur faut anticiper les risques,
leurs avis sont contradictoires.
À l'image des débats citoyens organisés sur
les OGM, les décisions qui engagent la santé publique
devraient être " holistiques ", globales. L'avis
des scientifiques importe, leur rôle est d'éclairer
les citoyens. Constitués en jurys, ceux-ci devraient pouvoir
les interroger sur l'ensemble des questions que chacun se pose.
Puis peser les conséquences économiques, familiales
et sociétales des choix à faire, et borner les risques
acceptables.
Il faut redonner ses lettres de noblesse à la démocratie.
La " refonder ". Cela en mettant à la portée
de tous les informations nécessaires. Les Français
sont des veaux, affirmait le général de Gaulle.
Ce n'est pas une raison pour leur faire avaler des couleuvres
et les gaver de vaches folles. Les vaches d'ailleurs ne sont pas
folles, c'est la folie de l'homme qui contamine le monde.