Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Des diplômes en phytothérapie à destination
des médecins, des kinésithérapeutes, des
infirmières, des préparateurs en pharmacie, etc.,
sont délivrés par l'université Léonard
de Vinci, Paris XIII (responsable d'enseignement : le Dr Bérengère
Arnal-Schnebelen, gynécologue obstétricienne phytothérapeute).
UFR Santé, rue René-Goscinny, 93017 Bobigny.
Tél. : 01 43 11 27 13 ;
Fax : 01 43 11 27 03.
Le Dr Arnal-Schnebelen, dans le cadre de l'Association médicale
pour la promotion de la phytothérapie (1), organise à
l'UFR santé de Bobigny des journées de formation-information
: le samedi 10 mars 2001 (" L'aromathérapie ")
et le samedi 12 mai (" Phyto-hormones ").
(1) 2, cours Aristide-Briand, 33000 Bordeaux.
Tél. : 05 56 94 41 03.
Site Internet : www.multimnia.com/amppa
Un diplôme universitaire de phytothérapie et plantes
médicinales est délivré par la faculté
de pharmacie de Montpellier pour les médecins, les pharmaciens,
les chirurgiens-dentistes, les vétérinaires.
Renseignements :
15, avenue Charles-Flahaut, 34060 Montpellier.
Tél. : 04 67 54 80 93.
Un Congrès européen de phyto-aromathérapie
est organisé à Montpellier chaque année,
sous la présidence du Pr Pellecuer, en général
au mois de septembre, par l'AMPPM (1).
(1) Association méditerranéenne de phytothérapie
et plantes médicinales,
10, bd, Gambetta,
30130 Pont-Saint-Esprit.
Tél. : 04 66 90 50 60.
Le Centre international de médecines naturelles et de terrain
(CIMNT), association loi 1901, délivre un diplôme
de phyto-aromathérapie-naturopathie. L'enseignement (10
week-ends au total) s'étale sur deux ans.
CIMNT, 125, rue Michel-Ange, 75016 Paris.
Tél. : 01 45 51 20 51
et 06 09 81 09 77.
Pour
les non-médecins
Les écoles d'herboristerie organisent régulièrement
des stages pratiques :
L'ARH, Association pour le renouveau de l'herboristerie, 92, rue
Balard,
75015 Paris.
Tél. : 01 45 58 66 58.
Cette association publie un très intéressant bulletin
de liaison trimestriel et propose une formation en deux ans qui
aboutit à un certificat de phytologue herboriste (adhésion
: 200 francs).
L'École
des plantes,
59, rue Falguière,
75015 Paris.
Tél. : 01 40 47 04 05.
Elle propose des cours, des stages, des voyages de grande qualité.
L'École
lyonnaise des plantes médicinales,
13, rue d'Alsace-Lorraine.
Tél. : 04 78 30 84 35.
Pour
tous :
MÉDECINS, PHARMACIENS, THÉRAPEUTES ET AMATEURS
L'Institut méditerranéen de documentation, d'enseignement
et de recherches sur les plantes médicinales (Imderplam).
Les cours y sont assurés par des scientifiques et portent
sur l'herboristerie, la médecine chinoise et l'homéopathie.
Les étudiants sont aussi bien des médecins, des
pharmaciens ou des vétérinaires que des particuliers.
Mas des Bonnes Ouest,
route départementale 106,
34130 Candillargues.
Tél. : 04 67 29 60 05.
La formation de Christian Escriva, producteur de plantes médicinales
et formateur en phyto-aromathérapie, est centrée
sur l'aromathérapie. Sont étudiées les propriétés
thérapeutiques des huiles essentielles. La phytothérapie
enseignée concerne principalement la pharmacopée
européenne. La gemmothérapie (utilisation des bourgeons
et des jeunes pousses) est largement abordée.
Informations au
04 93 04 90 59 (Tél./fax)
ou à
l'Association l'Hélichryse,
Libre, 06540 Breil-sur-Roya.
Les
usagers des plantes s'associent
Des patients
satisfaits de la phytothérapie veulent en faire profiter
un public élargi.
Le déremboursement par la Sécurité sociale,
des préparations magistrales en pharmacie, en 1989, a servi
de détonateur. Le temps de s'organiser et, en juin 1991,
l'association Phyto 2000 rassemblait quelques dizaines d'usagers
de la phytothérapie (plus particulièrement celle
que pratiquent les médecins proches du Dr Christian Duraffourd).
Ils sont aujourd'hui 700 à " uvrer pour le rétablissement
de l'usage des plantes médicinales dans le cadre de la
médecine ".
Phyto 2000 organise des conférences ouvertes au public.
L'association édite trois fois par an une revue, Les Bonnes
Feuilles, à l'attention des adhérents et futurs
adhérents. Elle traite de sujets de fond, de l'actualité,
et expose un cas de soins exemplaire. Une " lettre "
rendant compte de la vie de l'association, paraît aussi
trois fois l'an.
Le site Internet : http://perso.club-internet.fr/phyto200
(et pas 2000). Son adresse électronique : phyto200@club-internet.fr
Phyto
2000 se fait le héraut d'un revirement législatif
méconnu : le 15 avril 1996, le Conseil d'État a
cassé le fameux décret de 1989. À nouveau,
les préparations magistrales prescrites par un médecin
sont remboursables par la Sécurité sociale. L'association
a notamment demandé à l'éditeur Dalloz de
rectifier son Code de la Sécurité sociale qui avait
omis d'indiquer ce changement ; omission réparée
avec l'édition 1999. Elle propose également à
ses adhérents une démarche et une aide juridique
vis-à-vis des caisses d'assurance maladie.
Phyto 2000, BP 6116, 75762 Paris cedex 16.
Tél. : 01.47.04.32.18.
Les
fleurs de Bach
Du nom de
leur inventeur, le bactériologiste anglais Edward Bach,
les fleurs de Bach agissent sur le psychisme et les états
émotionnels négatifs. Cette vertu curative des plantes
repose uniquement sur l'intuition du chercheur, d'où la
controverse à propos d'une méthode qui compte pourtant
de nombreux adeptes.
Ces fleurs récoltées en pleine floraison sont déposées
à la surface d'un bol d'eau pure
exposé au soleil jusqu'à leur flétrissement.
Par alchimie naturelle, les propriétés énergétiques
guérissantes des plantes seraient transférées
à l'eau. Ces eaux florales sont ensuite filtrées
et mélangées à de l'alcool. On compte en
tout 38 " harmonisants " qui agissent sur le champ vibratoire
du patient (de la gentiane pour les personnes qui se découragent
vite, de l'olive pour celles ayant perdu leur dynamisme, de l'ajonc
pour celles qui souffrent d'appréhension sans cause, etc.).
Les
élixirs floraux
Les trente-huit
fleurs de Bach déterminées par le Dr Edward Bach
font partie des élixirs floraux. Mais il en existe une
vingtaine d'autres étudiées par d'autres auteurs
et qu'on ne range donc pas parmi les " fleurs de Bach ".
Même si le mode de préparation est identique, on
est amené à faire la distinction entre les fleurs
de Bach ou encore les élixirs floraux de Bach et les élixirs
floraux d'une façon générale.
L'aromatogramme
Le médecin
qui fait usage des plantes médicinales peut être
amené à prescrire l'analyse d'un prélèvement
(urine, muqueuse, peau ) avec aromatogramme. Le principe
est le même que celui de l'antibiogramme, plus connu.
La souche bactérienne est confrontée à une
palette d'huiles essentielles (36 huiles différentes au
laboratoire Breton à Paris). Le laboratoire note à
quelles huiles le germe est résistant, sensible ou "
intermédiaire ", ce qui permettra au médecin
d'affiner le traitement.
L'aromatogramme coûte environ 300 à 500 francs, et
n'est pas remboursé par la Sécurité sociale.
Au
marché bio
" Je
produis suivant le marché, c'est-à-dire selon la
demande ", déclare Roger Cailleau, producteur de plantes
médicinales selon des méthodes biologiques depuis
trente ans à Chemillé, dans le Maine-et-Loire.
Reine des prés, camomille romaine, verveine, menthe, mélisse
: Roger Cailleau collecte chez d'autres producteurs ce qu'il ne
cultive pas afin de disposer d'une gamme assez large pour la vente
directe, et confie à un distillateur la fabrication des
huiles essentielles, qui sont vendues à des grossistes.
Son métier n'est pas de tout repos. La plus grosse contrainte
reste le désherbage manuel : " J'ai du mal à
trouver de la main-d'uvre : c'est fatigant ! " La seconde
difficulté est de se faire un nom dans une profession où
le pire côtoie le meilleur. Le label AB (agriculture biologique)
est une caution, mais Roger Cailleau vise aujourd'hui le cran
au-dessus : il se prépare à l'agriculture biodynamique,
qui prend en compte des paramètres supplémentaires,
pour améliorer sa production, le calendrier lunaire par
exemple.
Quelques
adresse bio de plantes à tisane
Roger Cailleau,
Au Rutor Champfleury,
Village de la Ferté,
49120 Chemillé. Laboratoire
Sanoflore,
Parc naturel régional
du Vercors,
26100 Gigors-et-Lozeron. Les Jardins
de Gaïa,
BP 14, 67820 Wittisheim. Altaïr
:
- Eyssal, 24520 Liorac-sur-Louyre.
- Péry, 63410 Charbonnières-les-Vieilles.
Plantes
et maladies graves
Viscum
album et cancer
Le Viscum
Album (nom latin du gui) est une plante semi-parasite qui se développe
aux dépens d'un arbre. " Ses particularités
botaniques et sa composition chimique témoignent d'une
activité qui lui est propre, précise le Dr Robert
Kempenich, médecin, diplômé de cancérologie.
Par exemple, il se dérobe complètement à
la loi de la pesanteur en s'orientant dans toutes les directions.
Il s'affranchit du rythme des saisons et peut fleurir tout en
portant des fruits. Il produit de la chlorophylle jusqu'au bout
de son suçoir, dans l'obscurité, à l'intérieur
de la branche de l'arbre hôte. Il présente d'étranges
vertus : il rajeunit la branche sur laquelle il s'accroche ; il
évapore dix fois plus d'eau que l'arbre hôte. Par
ailleurs, " il concentre une quantité inhabituelle
de substances minérales (sodium, potassium, magnésium,
phosphore, etc.) et organiques (histaminique, acétylcholine,
glycoprotéines, protéines lourdes à longue
chaîne d'acides aminés, viscotoxine et lectines),
dont certaines comme l'arginine sont caractéristiques du
monde animal ". C'est à partir de l'observation de
ses particularités et par analogie de pensée associant
les substances du monde de la nature et les processus du monde
intérieur de l'homme que Rudolph Steiner (fondateur de
l'anthroposophie) a donné, pour les médecins venus
l'interroger, l'indication du gui comme remède du cancer.
Le cancer se nourrit et se développe aux dépens
de la vie (de l'homme) et évolue de façon anarchique
au mépris des lois différenciantes de l'organisme.
Le gui vient remettre de l'ordre. " Bien que les propriétés
immunostimulantes et cytotoxiques des lectines et des viscotoxines
aient été particulièrement étudiées,
c'est le gui et toutes les substances qu'il contient (la totalité
du gui) qui maîtrisent
la pullulation cellulaire en lui imposant ses forces de forme
et de structure ", explique le Dr Robert Kempenich.
Indiqué
au stade précancéreux et prétumoral
L'indication
du Viscum Album, sous forme de jus de gui fermenté, s'applique
tout particulièrement au stade pré-cancéreux
(polypes du côlon ou de la vessie, dysplasie du col de l'utérus,
dysplasies fibrokystiques avec ou sans microcalcification du sein,
etc.), dans la prévention des récidives tumorales
et des leucoses.
Ce traitement, véritables immunothérapie et chimiothérapie
naturelles, ne peut se faire que sous le contrôle d'un médecin.
Il existe un nombre surprenant de cas de rémissions complètes
de patients qui ont refusé, à un moment donné,
les traitements classiques ou qui ne pouvaient pas les tolérer.
Ainsi, Jeanne-Françoise G., atteinte d'un cancer de la
parotide, a abandonné la chimiothérapie au bout
de trois semaines de traitement " insupportable " pour
ne prendre que du Viscum album. Au bout de six mois, elle découvre,
après examen scannographique, la disparition complète
de sa tumeur et l'absence de métastases. À la demande
de son médecin (anthroposophe), elle effectue un bilan
tous les six mois, depuis quatre ans, qui confirme ce résultat.
Elle continue le traitement de Viscum Album en cures régulières.
En Europe (notamment en Allemagne, dans les pays anglo-saxons
et en Suisse), aux États-Unis, le Viscum Album est utilisé
couramment dans certains services de cancérologie comme
tout autre médicament anticancéreux. Les effets
moléculaires de la plante ont été vérifiés
en laboratoire, in vitro, in vivo (sur l'animal) et chez l'homme.
Ces résultats ont été confirmés par
des études cliniques, dont la plus récente, signale
le Dr Kempenich, est celle du Pr Ronald Grossarth-Maticek de Heidelberg,
(étude prospective sur 11 000 cas de cancéreux,
publiée en 1999) qui démontre l'efficacité
du gui sur l'allongement de la durée de survie lorsqu'il
est prescrit en adjuvant à la chirurgie, à la radiothérapie
et à la chimiothérapie.
Association des patients de la médecine d'orientation anthroposophique
(APMA),
La Commanderie,
10140 Amance.
Tél. : 03 25 41 36 27 ;
fax : 03 25 41 49 20.
desmodium
et hépatite
La phyto-aromathérapie
obtient, en particulier, des résultats remarquables dans
les cas d'hépatite C. Le Desmodium
ascendes a, par exemple, fait ses preuves par son action hépato-protectrice
(se reporter à notre hors-série n° 18, de juin
1999, Agir contre le cancer, au chapitre des méthodes non
conventionnelles). D'autres
plantes : le Chrisantellum americanum, le radis noir, le boldo,
le Combretum servent à stimuler le foie et à le
régénérer. Des antiviraux,
sous forme d'huiles essentielles de Palma rosa, diminuent la charge
virale.
Espoir
pour le cancer de la prostate
Une étude
publiée dans le Journal of clinical Oncology (Il s'agit
des travaux de l'équipe d'Eric Small, université
de Californie, San Francisco.) fait état de l'efficacité
tout à fait remarquable d'un mélange de huit plantes
(chrysanthème, isatis, Ganoderma lucidinum, Glycyrrhiza
glabrapanax pseudoginseng, Rabdosia rubescens, palmite et scutellaire).
Ce produit dénommé PC-Spes (PC pour Prostatic Cancer
et Spes comme " espoir " en latin) abaisse de 80 % le
taux de PSA (marqueur spécifique du cancer de la prostate)
d'hommes ayant un cancer prostatique hormonodépendant (dans
lequel les estrogènes ont classiquement une efficacité).
Dans une moindre proportion, le PC-Spes agit sur le taux de PSA
chez les hommes ayant une tumeur non hormonodépendante
(progression de la maladie malgré des taux bas de testostérone).
Ce produit est en vente libre sous forme de " complément
alimentaire " dans n'importe quel magasin diététique
aux États-Unis et reste inconnu en France.
Site internet en anglais : www.pcspes.com