Alternative
Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
JANVIER
2001
ALTERNATIVE
SANTÉ - L'Impatient n° 247 / Juillet-août 1998
Un an après
la condamnation des laboratoires Pasteur, un nouveau jugement
condamne à son tour les laboratoires SmithKline Beecham
à indemniser deux patientes victimes de sclérose
en plaques après vaccination contre l'hépatite B.
"Ce jugement
va nous aider à relever la tête et il permettra d'éclairer
le grand public et aussi les associations de sclérosés
en plaques sur les méfaits du vaccin ", explique non
sans émotion Armelle Jeanpert. Moins de six semaines après
l'audience (1), le tribunal de Nanterre a rendu son jugement dans
l'affaire qui oppose quatre victimes du vaccin hépatite
B, Armelle Jeanpert et Arlette Leroy, atteintes de sclérose
en plaques, et Robert Janiak, atteint de lupus et de polyarthrite
rhumatoïde aux laboratoires SKB (SmithKline Beecham) d'une
part, et Anne Toczé, victime d'une rectocolite hémorragique,
aux laboratoires Pasteur-Mérieux d'autre part. Dans les
deux premières affaires, SKB est condamné. Dans
les deux autres, une expertise préalable est demandée
avant que le tribunal ne se prononce, ce qui pour les avocates
des deux victimes, Mes Gisèle Mor et Annick Sadurni, est
conforme à la situation particulière de ces dernières.
" Cela montre que le tribunal ne se contente pas d'un jugement
général pour des affaires similaires, mais étudie
chaque dossier pour lui-même ", estime Me Mor. Et cela
ne donne que plus de poids à la double condamnation décidée
à l'encontre de SKB.
Un
an après avoir condamné les laboratoires Pasteur-Mérieux
à indemniser Paulette Laignier-Colonna, victime d'un syndrome
de Guillain-Barré post-vaccination hépatite B (2),
le tribunal de Nanterre " déclare les laboratoires
SmithKline Beecham entièrement responsables du préjudice
subi par Mme Jeanpert consécutivement à l'administration
du vaccin Engérix B ", et condamne ce laboratoire
à l'indemniser pour l'intégralité de ce préjudice.
Se basant sur les certificats médicaux produits par la
plaignante et sur les notices des vaccins faisant état
des risques de sclérose en plaques, risques signalés
par ailleurs, par l'Agence du médicament, le tribunal estime
" qu'il existe un faisceau d'éléments permettant
de conclure avec certitude que la vaccination par le vaccin Engérix
a été l'élément déclencheur
de la maladie dont est atteinte Mme Jeanpert ".Le tribunal
retient par ailleurs, le manquement à l'obligation de sécurité
prévue par le droit de la consommation, obligation plaidée
par Me Mor. Un jugement semblable est rendu en faveur de Mme Arlette
Leroy. Dans l'attente d'une expertise destinée à
évaluer le préjudice, il condamne les laboratoires
SKB à verser une indemnité provisionnelle de 50
000 F à Armelle Jeanpert et de 80 000 F à Arlette
Leroy (celle-ci étant plus gravement touchée par
la maladie).
Sitôt le jugement connu, la presse quotidienne, la radio
et la télévision en font leurs gros titres et, à
cet égard, on peut signaler l'excellente analyse de Pascale
Justice au journal de FR3 le 9 juin. Mais, martelée par
les laboratoires, une thèse est mise en avant par plusieurs
journaux : le jugement n'est pas une preuve scientifique ! Certes,
le jugement n'est pas une démonstration du mécanisme
par lequel le vaccin est la cause de la SEP. Mais se basant sur
les éléments médicaux qu'il a en main, le
tribunal tranche, comme c'est son rôle, n'ayant pas les
pudeurs du secrétaire d'État à la Santé
qui, une nouvelle fois, reprend à son compte la thèse
des laboratoires, pour refuser de remettre en cause les campagnes
de vaccination. Rappelons que les neurologues, eux, sont très
sceptiques quant à l'innocuité du vaccin .
Comme Pasteur-Mérieux l'an dernier, les laboratoires SmithKline
Beecham ont bien sûr annoncé qu'ils feront appel
de cette double condamnation. Mais une cinquantaine d'autres procédures
sont en cours à Paris, Nanterre et Lyon ainsi qu'en Belgique.
Une première plainte au pénal vient d'être
déposée par les parents de la jeune Sarah décédée
l'an dernier (3) et une seconde plainte est envisagée par
les parents de Cédric décédé il y
a quelques semaines (4). L'affaire ne fait que commencer.
Régis Pluchet
(1) Voir Alternative
Santé - L'Impatient, mai 98.
(2) Voir ALternative Santé - L'Impatient, juin 97.
(3) Voir ALternative Santé - L'Impatient, septembre 97.
(4) Voir ALternative Santé - L'Impatient, avril 98.
La chasse aux opposants à la vaccination est ouverte
Le texte que nous reproduisons (ci-contre) est une note
du ministère de l'Intérieur aux services départementaux
des renseignements généraux.
On croyait
les RG (Renseignements généraux) sur le pied de
guerre pour la Coupe du monde. Nenni ! Simple manuvre de
diversion. Il y avait bien plus urgent : découvrir, identifier,
portraiturer avant le 3 juillet qui - association ou individu
- s'opposait à la vaccination en général,
et à celle contre l'hépatite B en particulier.
Les RG obéissent aux ordres. Leur mission est " républicaine
". Rien à dire à cela. Mais qui est leur commanditaireÊ?
Selon nos sources, la décision de cette enquête viendrait
du ministère de la Santé.
Dès nos premières révélations en 1995,
les fabricants du vaccin faisaient courir le bruit que les informations
sur sa dangerosité étaient d'origine sectaire. Thèse
reprise en écho par le secrétaire d'État
à la Santé lui-même qui affirmait le 21 janvier
dernier, lors de sa conférence de presse au sujet des vaccins
hépatite B surdosés : " Je comprends l'inquiétude
des parents, mais il faut savoir qu'il y a des sectes qui militent
contre la vaccination et qui ont intérêt à
monter cet événement en épingle ".
Aujourd'hui 1 300 victimes ont fait parvenir leurs dossiers au
REVAHB (1). Face à cette évidence, que faire, sinon
gagner du temps et diaboliser l'adversaire ?
La thèse de l'origine sectaire de l'information sert les
labos, dont les ventes de vaccins ont chuté au plus bas,
et le ministère. Mais je ne suis pas loin de penser que
ses auteurs sont (presque) persuadés de son bien-fondé
!
Héritier de mai 68, nous avons appris de nos maîtres
(2). À un moment donné, tout le monde croit (de
bonne foi !) à la même chose. Penser autrement relève
du bûcher, de la marginalisation, du délit de vagabondage
intellectuel. Il en va de même aujourd'hui pour les vaccins.
" Il va de soi " qu'ils sont bons, les critiquer est
aller contre le progrès, tout soupçon sur leurs
conséquences secondaires et leur généralisation
intempestive est jugé irresponsable.
Le but de l'enquête du ministère a un objectif clair
: chercher à disqualifier ceux qui veulent que la lumière
soit faite sur les effets secondaires du vaccin, faire taire les
journalistes qui seraient tentés d'enquêter sérieusement
auprès des victimes, et museler les médecins ou
professeurs de médecine qui osent exprimer leurs doutes.
Nous ne sommes pas antivaccinalistes (je me tue à le répéter
depuis des mois à chaque édito !). Nous n'avons
aucun lien avec les sectes. Nous regrettons que certains se servent
aujourd'hui du vrai scandale de cette vaccination pour récupérer
cette affaire à des fins partisanes.
Ce qui nous semble condamnable dans cette enquête des RG,
c'est que l'argent des citoyens qui aurait pu servir à
faire la vérité sur la dangerosité du vaccin
soit détourné pour étayer des élucubrations
fumeuses. Cette inversion des objectifs montre à elle seule
que dès à présent on cherchera à cacher
la vérité aux Français.
Pierre Dhombre
(1) Réseau
vaccin hépatite B, 18, rue Joséphine, 94170 Le Perreux-sur-Marne.
Tél. : 07 48 71 80 20.
(2) Citons pour mémoire Lucien Febvre et Michel Foucault,
Henri Maldiney
Une association de sclérosés en plaques déconseille
le vaccin
Suite au résultat du procès contre les laboratoires
SKB, la NAFSEP (Nouvelle association française de sclérosés
en plaques [1]) rappelle qu'en attendant les résultats
des enquêtes épidémiologiques concernant le
lien entre la vaccination et la sclérose en plaques "
la plupart des neurologues déconseillent la vaccination
antihépatite B chez les malades atteints de SEP ainsi que
chez leurs descendants ". Cette position des neurologues
a été signalée plusieurs fois dès
1996 dans les bulletins de la NAFSEP et de l'ARSEP (Association
pour la recherche sur la SEP). Les personnes atteintes de SEP
qui veulent en savoir plus peuvent contacter le service médical
de la NAFSEP. R. P.
(1) NAFSEP, 1, rue de Montespan, 91000 Evry. Tél. : 01
69 36 95 00.