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Les vaccins
inactivés sont moins actifs quand ils ne sont préparés
qu'avec la souche vaccinale. Aussi les fabricants de vaccins utilisent-ils
des adjuvants de l'immunité qui renforcent leur action.
L'hydroxyde d'aluminium est le principal adjuvant utilisé
aujourd'hui et on le trouve dans les vaccins contre l'hépatite
A, l'hépatite B, la fièvre jaune et dans la plupart
des vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la
polio, qu'ils soient utilisés seuls ou en association avec
d'autres vaccins (Pentacoq, Infanrix). Pourtant, il y a plus de
vingt ans que cet usage est discuté en raison de la toxicité
de l'aluminium. Ce produit chimique est connu pour ses effets
allergisants et certains chercheurs mettent en cause sa toxicité
pour le système nerveux, le soupçonnant d'être
l'une des causes de la maladie d'Alzheimer. Comme nous l'expliquons
dans notre Guide des vaccinations (hors-série n° 20),
à l'époque où Pasteur Vaccins était
un laboratoire de l'Institut Pasteur, ses chercheurs avaient mis
au point un adjuvant à base de phosphate de calcium. Il
y a quinze ans, une polémique avait éclaté
entre les chercheurs de Pasteur et ceux de Mérieux à
propos de la toxicité des adjuvants aluminiques. Peu après,
les laboratoires Mérieux rachetèrent Pasteur Vaccins.
L'affaire fut enterrée, les vaccins à base de phosphate
de calcium disparurent et l'utilisation de l'hydroxyde d'aluminium
fut généralisée. Il est aujourd'hui très
difficile de se procurer des vaccins inactivés non adsorbés
sur hydroxyde d'aluminium.
L'aluminium
au banc des accusés
L'une
des causes des accidents du vaccin hépatite B a été
découverte par des chercheurs français. Ce sont
les adjuvants vaccinaux à base d'aluminium.
La responsabilité de l'aluminium est reconnue depuis 1999
par l'OMS et l'Agence française de sécurité
sanitaire des produits de santé.
Mais rien n'a été rendu public. Pourquoi ?
"J'ai
été vaccinée contre l'hépatite B en
1996. Depuis, je suis atteinte de douleurs musculaires et d'une
grande fatigue. Lorsque mes muscles s'épuisent, je suis
obligée de me tenir aux murs pour marcher. Je n'ai que
deux heures d'autonomie par jour, au bout desquelles je dois laisser
mon corps se reposer le reste de la journée. Lorsque je
suis fatiguée, j'ai des problèmes d'élocution,
des difficultés de mémorisation, du mal à
mâcher et à avaler, des troubles digestifs et urinaires.
Les gens ne comprennent rien, car le matin j'ai l'air en forme,
l'après-midi je marche avec une canne. Si je force, je
tombe dans des états de sommeil que je décrirais
comme comateux : je n'entends rien alors que d'habitude mon sommeil
est léger. Géniale la vaccination vous ne trouvez
pas ???? ", écrit Patricia, qui nous interpelle :
" Au bout de quatre ans, on a découvert que j'étais
atteinte d'une maladie rare : la myofasciite à macrophages.
Pourquoi ne parlez-vous pas de cette maladie ? Tout le monde nous
abandonne, ou plutôt tout le monde nous ignore. Aidez-nous,
je vous en supplie, car nous essayons de dénoncer ce scandale.
"
C'est aussi
la même maladie qui frappe Didier. En 1994, avant de partir
au service militaire au Sénégal, il reçoit,
en l'espace de deux mois, six vaccins en neuf injections, dont
trois pour le vaccin hépatite B. Un an plus tard, en septembre
1995, les premiers symptômes de fatigue se déclarent,
puis, au cours d'une marche, il s'effondre : il est hospitalisé
à Dakar, réhospitalisé début 1996
à Paris. Atteint de douleurs musculaires et articulaires
et d'une grande fatigue, il précise sur le site Internet
qu'il vient d'ouvrir : " J'ai repris ensuite des activités
sportives. Cela a été très difficile. Au
bout d'un an, j'ai dû m'arrêter, car je tombais malade
pendant les entraînements.
Depuis, mon état se dégrade lentement mais sûrement.
"
En 1998, une équipe de spécialistes français
des myopathies, membres du Germmad (Groupe d'études et
de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires),
décrit dans le Lancet (n° 352 du 1er août 1998)
(1) l'apparition d'une nouvelle maladie musculaire inflammatoire
d'origine inconnue qu'ils baptisent du nom de myofasciite à
macrophages (MFM).
Une
nouvelle maladie musculaire
Cette maladie
se caractérise par des douleurs musculaires et articulaires
diffuses, touchant particulièrement les membres inférieurs,
souvent déclenchées ou aggravées par un effort
musculaire important (la maladie touche des adultes jeunes et
souvent sportifs), devenant progressivement chroniques et invalidantes,
accompagnées dans de nombreux cas d'une fatigue persistante
et, éventuellement, de fièvre ou d'autres symptômes.
Sur le plan biologique, les analyses montrent une stimulation
chronique du système immunitaire et la présence
de divers auto-anticorps circulants. Des lésions musculaires
sont décelables par biopsie et elles s'accompagnent de
la présence de macrophages (2), d'où le nom de la
maladie.
Au fil des
mois, le nombre de cas recensés dans les principaux centres
français de pathologies musculaires augmente : de 120 à
130 MFM pour la période 1993-2000. Les membres du Germmad
publient les résultats de leurs recherches dans plusieurs
grandes revues médicales françaises et internationales
(Journal of neurology, Arthritis Rheum, Neuromuscular Disorders,
Revue de médecine interne, La Presse médicale, etc.).
La MFM est classée dans les maladies orphelines. Elle est
signalée au CDC (Centre de contrôle des maladies
aux États-Unis) et à l'Organisation mondiale de
la santé. Une enquête épidémiologique
nationale est menée par l'Institut national de veille sanitaire,
en collaboration avec le Germmad, afin d'identifier l'origine
du mal. Les chercheurs évoquent soit une infection, soit
une cause environnementale, notamment une intoxication alimentaire
ou médicamenteuse.
provoquée par un dérivé de l'aluminium des
vaccins
L'enquête
permet d'aboutir en 1999, et de mettre en cause un dérivé
de l'aluminium. En effet, après biopsie, toutes les analyses
de microscopie électronique des macrophages (2) montrent
la présence d'un corps étranger. L'analyse de cette
substance révèle ensuite qu'il s'agit d'hydroxyde
d'aluminium. L'hydroxyde d'aluminium est un adjuvant utilisé
dans de nombreux vaccins, pour ses propriétés immunostimulantes.
La totalité des patients ont été vaccinés
avec des vaccins contenant cet adjuvant, dans les mois ou les
années précédant la survenue des troubles,
et les biopsies permettent de déceler systématiquement
des lésions typiques de la maladie sur le site habituel
d'injection des vaccins (muscle deltoïde : muscle de l'épaule).
En outre, des rats à qui l'on injecte un vaccin contenant
de l'hydroxyde d'aluminium présentent les mêmes lésions
musculaires. Dans ces conditions, il est difficile de ne pas voir
le lien de causalité entre la maladie et les vaccinations.
En octobre
1999, le Comité consultatif pour la sécurité
des vaccins de l'Organisation mondiale de la santé valide
les travaux des chercheurs français : " Les faits
qui ont été soumis au Comité prouvent l'existence
d'une entité histopathologique distincte, appelée
myofasciite à macrophages, caractérisée d'une
part par la présence dans le deltoïde d'amas denses,
persistants et localisés de macrophages [ ], accompagnés
d'inclusions cristallines d'aluminium, et d'autre part par une
réaction inflammatoire chronique " (Relevé
épidémiologique hebdomadaire de l'OMS, 15 octobre
1999).
"
Le vaccin hépatite B est le plus suspecté "
L'OMS, tout
en constatant que les chercheurs ont fait la preuve que les injections
d'aluminium chez les rats entraînent les mêmes lésions,
émet quelques réserves. Elle ne reconnaît
pour le moment que l'existence d'un lien entre ces lésions
et l'aluminium et demande des études plus larges, pour
prouver le lien entre le vaccin et les symptômes des malades,
notamment chez ceux qui sont atteints simultanément de
MMF et d'une maladie auto-immune. Dans l'attente, l'OMS refuse
de modifier les recommandations concernant les vaccinations.
Le Pr Chérin de l'hôpital de la Salpêtrière,
qui anime le Germmad avec le Pr Gherardi, de l'hôpital Henri-Mondor,
nous a confirmé qu'une enquête épidémiologique
était en cours : " Le vaccin hépatite B est
le plus suspecté, parce que c'est le plus utilisé.
Mais il y a aussi le vaccin hépatite A et d'autres vaccins
qui contiennent de l'aluminium et d'autres sources d'aluminium.
Nous ignorons si c'est une question de doses du vaccin ou si les
personnes qui font ces maladies ont une susceptibilité
génétique. Il y a des hypothèses, mais nous
devons rester prudents dans l'attente de nouvelles études
", assure-t-il. Comme les autres chercheurs, il ne veut pas
en dire plus et minimise les effets indésirables de l'aluminium
: " La myofaciite est une maladie peu douloureuse et qui
ne s'aggrave pas ", concédant juste : " Il y
a des cas plus sévères lorsque la myofasciite est
associée à d'autres maladies. "
Un jugement
démenti par les témoignages des victimes. Comme
Patricia et Didier (voir page 10), la mère de Rébecca
insiste sur la gravité des symptômes : " Depuis
un an, ma fille ne peut plus sortir seule, elle a besoin d'être
aidée pour marcher. À 21 ans, elle doit poursuivre
ses études par correspondance. Elle a été
vaccinée contre l'hépatite B en 1994 et contre le
tétanos en 1996, deux vaccins
qui ont de l'aluminium. Les premiers symptômes ne sont apparus
qu'au mois de janvier 2000. Au début, les médecins
n'y comprenaient rien, le problème avec cette maladie,
c'est qu'il n'y a rien dans le sang. Le diagnostic de myofasciite
n'a été établi qu'au mois d'août 2000,
après une biopsie. Les spécialistes reconnaissent
que cette maladie est invalidante, mais pour eux ça se
limite à une grande fatigue musculaire. Ils ne veulent
pas entendre parler des autres symptômes : difficultés
de concentration et d'élocution, besoin de dormir de longues
heures avec un sommeil très profond. Je connais une dizaine
de personnes atteintes de MFM et toutes ont ces symptômes.
Personne ne sait comment la maladie peut évoluer dans l'avenir.
Les spécialistes nous déconseillent de parler avec
les autres malades, ils ont peur qu'un nouveau scandale éclate.
"
Après
l'affaire du sang contaminé et celle de la vache folle,
ces spécialistes craignent les tempêtes médiatiques.
Mais, outre le témoignage des victimes, les études,
résumés d'études et communications déjà
publiés ne laissent guère de doute sur le lien de
causalité entre le vaccin hépatite B (ou éventuellement
d'autres vaccins contenant de l'aluminium) et la MFM ainsi que
d'autres maladies. Le Pr Gherardi doit s'exprimer prochainement
sur ce sujet dans le cadre de la mission parlementaire sur le
syndrome de la guerre du Golfe, que les vaccins aluminiques pourraient
en partie expliquer.
La découverte
du Germmad révèle une toxicité insoupçonnée,
avec la persistance à long terme (plusieurs années)
de l'aluminium sur le site de vaccination. Cet aluminium a des
propriétés neurotoxiques et il semble mobiliser
le fer présent dans l'organisme, ce qui pourrait expliquer
le syndrome de fatigue chronique accompagné de douleurs
musculaires et articulaires. En outre, l'activation immunitaire
chronique produite par l'aluminium, dont témoignent les
analyses biologiques, pourrait favoriser des réactions
auto-immunes. Aussi les chercheurs du Germmad pensent-ils que
l'aluminium pourrait
être la cause des maladies auto-immunes dont souffrent 34
% des malades atteints de MFM. La plus fréquente de ces
maladies est la sclérose en plaques (13 % des cas), qui
s'expliquerait aussi bien par les effets auto-immuns de l'aluminium
que par sa toxicité sur le système nerveux. Une
étude des Prs Gherardi et Chérin à paraître
dans une revue scientifique doit faire prochainement le point
sur toutes ces questions et sur les liens entre la myofasciite
et les maladies du système nerveux central, comme la SEP.
Leur découverte s'explique par une coïncidence : contrairement
à leurs confrères étrangers, les myopathologistes
français ont l'habitude de faire leurs biopsies au niveau
du deltoïde, site d'injection des vaccinations.
L'innocuité
des vaccins est remise en cause
C'est aussi
la raison pour laquelle il y a très peu de cas de MMF chez
des jeunes enfants, chez qui la vaccination se fait dans la fesse
(l'OMS signale toutefois trois cas de MMF chez de jeunes enfants).
La découverte des chercheurs a des conséquences
considérables, car elle remet en cause l'innocuité
des vaccins contenant de l'hydroxyde d'aluminium. Il est possible
que la majorité des personnes vaccinées avec de
tels vaccins ne fassent pas de réaction à ce produit
et que des facteurs génétiques expliquent la réaction
des autres. Toutefois, sachant désormais que l'aluminium
est susceptible de rester plusieurs années dans l'organisme
des personnes vaccinées, de se cumuler avec d'autres sources
d'aluminium et de déclencher des symptômes après
un effort physique intense, il est urgent d'analyser la toxicité
réelle des adjuvants aluminiques et le rapport bénéfices/risques
qui en résulte.
Le vaccin
hépatite B est particulièrement en cause, parce
qu'il a été utilisé sur une grande échelle.
Certes, il n'est pas prouvé que tous les effets indésirables
de ce vaccin soient dus à l'aluminium. Certains pourraient
être provoqués par d'autres composants du vaccin.
Mais de nombreux malades sont atteints de symptômes difficiles
à étiqueter, accompagnés d'une grande fatigue
et de douleurs musculaires et articulaires chroniques, comme nos
enquêtes sur ce vaccin l'ont montré depuis cinq ans.
Ces malades vont peut-être pouvoir enfin trouver une explication
à leurs problèmes, en s'adressant aux spécialistes
de la MFM. En outre, tous ceux qui sont atteints de SEP ou d'une
maladie auto-immune après vaccin hépatite B ont
eux aussi intérêt à vérifier s'ils
ne sont pas simultanément atteints de MFM et d'une intoxication
à l'aluminium qui serait la cause ou l'une des causes de
leur maladie. Une enquête épidémiologique
s'impose comprenant notamment une biopsie musculaire au niveau
du deltoïde et la recherche d'une hyperactivation immunitaire.
Selon le Pr Gherardi, l'Agence française de sécurité
sanitaire des produits de santé et l'Institut national
de veille sanitaire s'y préparent, en collaboration avec
les laboratoires Aventis-MSD et l'OMS.
Un lien de
causalité étant désormais établi,
lorsque l'affaire sera rendue publique, il sera difficile à
l'administration et aux tribunaux de laisser les victimes sans
indemnisation. Difficile aussi de continuer à cacher que
tout a été fait pour étouffer les travaux
des chercheurs qui dénonçaient depuis trente ans
la toxicité de l'aluminium. Sans attendre des études
supplémentaires, le principe de précaution doit
conduire à la suspension immédiate des vaccinations
obligatoires avec les vaccins à base d'aluminium.
Régis Pluchet
(1) Le Lancet
est l'une des grandes revues médicales de référence
au niveau international.
(2) Les macrophages sont des cellules chargées d'éliminer
les substances étrangères à l'organisme (microbes
ou produits toxiques).
Une
association de
malades atteints de
myofasciite à macrophages
La myofasciite
à macrophages est-elle une maladie grave? " Les troubles
ne s'aggravent pas ", déclare ci-contre le Pr Chérin.
Ce n'est pas
l'avis de plusieurs malades qui viennent de se regrouper dans
une association. " La maladie est comme un yoyo : les troubles
vont et viennent. Et il est difficile de se prononcer sur leur
gravité, car elle semble préparer le terrain à
des maladies plus graves, comme la sclérose en plaques,
la polyarthrite rhumatoïde ou d'autres maladies auto-immunes
", explique Christelle qui s'est fait vacciner contre l'hépatite
B en 1990, alors qu'elle était secrétaire médicale.
Les premiers
troubles sont apparus après le rappel en 1991. Au début,
les médecins avaient pensé à une sclérose
en plaques et les examens neurologiques montraient des lésions
de la moelle épinière. Mais ces lésions ont
disparu. Aujourd'hui, Christelle fait partie des personnes diagnostiquées
pour MFM. Mais elle craint, comme beaucoup d'autres, que son état
n'évolue vers une maladie plus grave. Il n'y a pas actuellement
de traitement efficace de la MFM, même si des traitements,
à base de corticoïde notamment, peuvent en améliorer
les symptômes.
Certains malades
se retrouvent dans des situations très difficiles, à
cause de leur état de santé et des difficultés
économiques et sociales qui peuvent en résulter
(perte d'emploi, incompréhension de l'entourage). Tout
en collaborant avec le Revahb, plusieurs d'entre eux envisagent
donc de créer une association et l'un d'eux propose un
site Internet, pour mettre les expériences en commun.
Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages, c/°
Christelle Dupont, 17, rue des Alènes, 37380 Reugny.
Tél. : 02 47 52 28 18. http://didier.douchet.free.fr/myofasciite.htm