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FEVRIER 2001

vaccin hépatite B

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Vingt ans de controverses sur l'aluminium

Les vaccins inactivés sont moins actifs quand ils ne sont préparés qu'avec la souche vaccinale. Aussi les fabricants de vaccins utilisent-ils des adjuvants de l'immunité qui renforcent leur action. L'hydroxyde d'aluminium est le principal adjuvant utilisé aujourd'hui et on le trouve dans les vaccins contre l'hépatite A, l'hépatite B, la fièvre jaune et dans la plupart des vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la polio, qu'ils soient utilisés seuls ou en association avec d'autres vaccins (Pentacoq, Infanrix). Pourtant, il y a plus de vingt ans que cet usage est discuté en raison de la toxicité de l'aluminium. Ce produit chimique est connu pour ses effets allergisants et certains chercheurs mettent en cause sa toxicité pour le système nerveux, le soupçonnant d'être l'une des causes de la maladie d'Alzheimer. Comme nous l'expliquons dans notre Guide des vaccinations (hors-série n° 20), à l'époque où Pasteur Vaccins était un laboratoire de l'Institut Pasteur, ses chercheurs avaient mis au point un adjuvant à base de phosphate de calcium. Il y a quinze ans, une polémique avait éclaté entre les chercheurs de Pasteur et ceux de Mérieux à propos de la toxicité des adjuvants aluminiques. Peu après, les laboratoires Mérieux rachetèrent Pasteur Vaccins. L'affaire fut enterrée, les vaccins à base de phosphate de calcium disparurent et l'utilisation de l'hydroxyde d'aluminium fut généralisée. Il est aujourd'hui très difficile de se procurer des vaccins inactivés non adsorbés sur hydroxyde d'aluminium.

L'aluminium au banc des accusés

 

 

L'une des causes des accidents du vaccin hépatite B a été découverte par des chercheurs français. Ce sont les adjuvants vaccinaux à base d'aluminium.
La responsabilité de l'aluminium est reconnue depuis 1999
par l'OMS et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
Mais rien n'a été rendu public. Pourquoi ?

"J'ai été vaccinée contre l'hépatite B en 1996. Depuis, je suis atteinte de douleurs musculaires et d'une grande fatigue. Lorsque mes muscles s'épuisent, je suis obligée de me tenir aux murs pour marcher. Je n'ai que deux heures d'autonomie par jour, au bout desquelles je dois laisser mon corps se reposer le reste de la journée. Lorsque je suis fatiguée, j'ai des problèmes d'élocution, des difficultés de mémorisation, du mal à mâcher et à avaler, des troubles digestifs et urinaires. Les gens ne comprennent rien, car le matin j'ai l'air en forme, l'après-midi je marche avec une canne. Si je force, je tombe dans des états de sommeil que je décrirais comme comateux : je n'entends rien alors que d'habitude mon sommeil est léger. Géniale la vaccination vous ne trouvez pas ???? ", écrit Patricia, qui nous interpelle : " Au bout de quatre ans, on a découvert que j'étais atteinte d'une maladie rare : la myofasciite à macrophages. Pourquoi ne parlez-vous pas de cette maladie ? Tout le monde nous abandonne, ou plutôt tout le monde nous ignore. Aidez-nous, je vous en supplie, car nous essayons de dénoncer ce scandale. "

C'est aussi la même maladie qui frappe Didier. En 1994, avant de partir au service militaire au Sénégal, il reçoit, en l'espace de deux mois, six vaccins en neuf injections, dont trois pour le vaccin hépatite B. Un an plus tard, en septembre 1995, les premiers symptômes de fatigue se déclarent, puis, au cours d'une marche, il s'effondre : il est hospitalisé à Dakar, réhospitalisé début 1996 à Paris. Atteint de douleurs musculaires et articulaires et d'une grande fatigue, il précise sur le site Internet qu'il vient d'ouvrir : " J'ai repris ensuite des activités sportives. Cela a été très difficile. Au bout d'un an, j'ai dû m'arrêter, car je tombais malade pendant les entraînements. Depuis, mon état se dégrade lentement mais sûrement. "
En 1998, une équipe de spécialistes français des myopathies, membres du Germmad (Groupe d'études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires), décrit dans le Lancet (n° 352 du 1er août 1998) (1) l'apparition d'une nouvelle maladie musculaire inflammatoire d'origine inconnue qu'ils baptisent du nom de myofasciite à macrophages (MFM).

Une nouvelle maladie musculaire…

Cette maladie se caractérise par des douleurs musculaires et articulaires diffuses, touchant particulièrement les membres inférieurs, souvent déclenchées ou aggravées par un effort musculaire important (la maladie touche des adultes jeunes et souvent sportifs), devenant progressivement chroniques et invalidantes, accompagnées dans de nombreux cas d'une fatigue persistante et, éventuellement, de fièvre ou d'autres symptômes. Sur le plan biologique, les analyses montrent une stimulation chronique du système immunitaire et la présence de divers auto-anticorps circulants. Des lésions musculaires sont décelables par biopsie et elles s'accompagnent de la présence de macrophages (2), d'où le nom de la maladie.

Au fil des mois, le nombre de cas recensés dans les principaux centres français de pathologies musculaires augmente : de 120 à 130 MFM pour la période 1993-2000. Les membres du Germmad publient les résultats de leurs recherches dans plusieurs grandes revues médicales françaises et internationales (Journal of neurology, Arthritis Rheum, Neuromuscular Disorders, Revue de médecine interne, La Presse médicale, etc.). La MFM est classée dans les maladies orphelines. Elle est signalée au CDC (Centre de contrôle des maladies aux États-Unis) et à l'Organisation mondiale de la santé. Une enquête épidémiologique nationale est menée par l'Institut national de veille sanitaire, en collaboration avec le Germmad, afin d'identifier l'origine du mal. Les chercheurs évoquent soit une infection, soit une cause environnementale, notamment une intoxication alimentaire ou médicamenteuse.

… provoquée par un dérivé de l'aluminium des vaccins

L'enquête permet d'aboutir en 1999, et de mettre en cause un dérivé de l'aluminium. En effet, après biopsie, toutes les analyses de microscopie électronique des macrophages (2) montrent la présence d'un corps étranger. L'analyse de cette substance révèle ensuite qu'il s'agit d'hydroxyde d'aluminium. L'hydroxyde d'aluminium est un adjuvant utilisé dans de nombreux vaccins, pour ses propriétés immunostimulantes. La totalité des patients ont été vaccinés avec des vaccins contenant cet adjuvant, dans les mois ou les années précédant la survenue des troubles, et les biopsies permettent de déceler systématiquement des lésions typiques de la maladie sur le site habituel d'injection des vaccins (muscle deltoïde : muscle de l'épaule). En outre, des rats à qui l'on injecte un vaccin contenant de l'hydroxyde d'aluminium présentent les mêmes lésions musculaires. Dans ces conditions, il est difficile de ne pas voir le lien de causalité entre la maladie et les vaccinations.

En octobre 1999, le Comité consultatif pour la sécurité des vaccins de l'Organisation mondiale de la santé valide les travaux des chercheurs français : " Les faits qui ont été soumis au Comité prouvent l'existence d'une entité histopathologique distincte, appelée myofasciite à macrophages, caractérisée d'une part par la présence dans le deltoïde d'amas denses,
persistants et localisés de macrophages […], accompagnés d'inclusions cristallines d'aluminium, et d'autre part par une réaction inflammatoire chronique " (Relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS, 15 octobre 1999).

" Le vaccin hépatite B est le plus suspecté "

L'OMS, tout en constatant que les chercheurs ont fait la preuve que les injections d'aluminium chez les rats entraînent les mêmes lésions, émet quelques réserves. Elle ne reconnaît pour le moment que l'existence d'un lien entre ces lésions et l'aluminium et demande des études plus larges, pour prouver le lien entre le vaccin et les symptômes des malades, notamment chez ceux qui sont atteints simultanément de MMF et d'une maladie auto-immune. Dans l'attente, l'OMS refuse de modifier les recommandations concernant les vaccinations.
Le Pr Chérin de l'hôpital de la Salpêtrière, qui anime le Germmad avec le Pr Gherardi, de l'hôpital Henri-Mondor, nous a confirmé qu'une enquête épidémiologique était en cours : " Le vaccin hépatite B est le plus suspecté, parce que c'est le plus utilisé. Mais il y a aussi le vaccin hépatite A et d'autres vaccins qui contiennent de l'aluminium et d'autres sources d'aluminium. Nous ignorons si c'est une question de doses du vaccin ou si les personnes qui font ces maladies ont une susceptibilité génétique. Il y a des hypothèses, mais nous devons rester prudents dans l'attente de nouvelles études ", assure-t-il. Comme les autres chercheurs, il ne veut pas en dire plus et minimise les effets indésirables de l'aluminium : " La myofaciite est une maladie peu douloureuse et qui ne s'aggrave pas ", concédant juste : " Il y a des cas plus sévères lorsque la myofasciite est associée à d'autres maladies. "

Un jugement démenti par les témoignages des victimes. Comme Patricia et Didier (voir page 10), la mère de Rébecca insiste sur la gravité des symptômes : " Depuis un an, ma fille ne peut plus sortir seule, elle a besoin d'être aidée pour marcher. À 21 ans, elle doit poursuivre ses études par correspondance. Elle a été vaccinée contre l'hépatite B en 1994 et contre le tétanos en 1996, deux vaccins qui ont de l'aluminium. Les premiers symptômes ne sont apparus qu'au mois de janvier 2000. Au début, les médecins n'y comprenaient rien, le problème avec cette maladie, c'est qu'il n'y a rien dans le sang. Le diagnostic de myofasciite n'a été établi qu'au mois d'août 2000, après une biopsie. Les spécialistes reconnaissent que cette maladie est invalidante, mais pour eux ça se limite à une grande fatigue musculaire. Ils ne veulent pas entendre parler des autres symptômes : difficultés de concentration et d'élocution, besoin de dormir de longues heures avec un sommeil très profond. Je connais une dizaine de personnes atteintes de MFM et toutes ont ces symptômes. Personne ne sait comment la maladie peut évoluer dans l'avenir. Les spécialistes nous déconseillent de parler avec les autres malades, ils ont peur qu'un nouveau scandale éclate. "

Après l'affaire du sang contaminé et celle de la vache folle, ces spécialistes craignent les tempêtes médiatiques. Mais, outre le témoignage des victimes, les études, résumés d'études et communications déjà publiés ne laissent guère de doute sur le lien de causalité entre le vaccin hépatite B (ou éventuellement d'autres vaccins contenant de l'aluminium) et la MFM ainsi que d'autres maladies. Le Pr Gherardi doit s'exprimer prochainement sur ce sujet dans le cadre de la mission parlementaire sur le syndrome de la guerre du Golfe, que les vaccins aluminiques pourraient en partie expliquer.

La découverte du Germmad révèle une toxicité insoupçonnée, avec la persistance à long terme (plusieurs années) de l'aluminium sur le site de vaccination. Cet aluminium a des propriétés neurotoxiques et il semble mobiliser le fer présent dans l'organisme, ce qui pourrait expliquer le syndrome de fatigue chronique accompagné de douleurs musculaires et articulaires. En outre, l'activation immunitaire chronique produite par l'aluminium, dont témoignent les analyses biologiques, pourrait favoriser des réactions auto-immunes. Aussi les chercheurs du Germmad pensent-ils que l'aluminium pourrait être la cause des maladies auto-immunes dont souffrent 34 % des malades atteints de MFM. La plus fréquente de ces maladies est la sclérose en plaques (13 % des cas), qui s'expliquerait aussi bien par les effets auto-immuns de l'aluminium que par sa toxicité sur le système nerveux. Une étude des Prs Gherardi et Chérin à paraître dans une revue scientifique doit faire prochainement le point sur toutes ces questions et sur les liens entre la myofasciite et les maladies du système nerveux central, comme la SEP.
Leur découverte s'explique par une coïncidence : contrairement à leurs confrères étrangers, les myopathologistes français ont l'habitude de faire leurs biopsies au niveau du deltoïde, site d'injection des vaccinations.

L'innocuité des vaccins est remise en cause

C'est aussi la raison pour laquelle il y a très peu de cas de MMF chez des jeunes enfants, chez qui la vaccination se fait dans la fesse (l'OMS signale toutefois trois cas de MMF chez de jeunes enfants).
La découverte des chercheurs a des conséquences considérables, car elle remet en cause l'innocuité des vaccins contenant de l'hydroxyde d'aluminium. Il est possible que la majorité des personnes vaccinées avec de tels vaccins ne fassent pas de réaction à ce produit et que des facteurs génétiques expliquent la réaction des autres. Toutefois, sachant désormais que l'aluminium est susceptible de rester plusieurs années dans l'organisme des personnes vaccinées, de se cumuler avec d'autres sources d'aluminium et de déclencher des symptômes après un effort physique intense, il est urgent d'analyser la toxicité réelle des adjuvants aluminiques et le rapport bénéfices/risques qui en résulte.

Le vaccin hépatite B est particulièrement en cause, parce qu'il a été utilisé sur une grande échelle. Certes, il n'est pas prouvé que tous les effets indésirables de ce vaccin soient dus à l'aluminium. Certains pourraient être provoqués par d'autres composants du vaccin. Mais de nombreux malades sont atteints de symptômes difficiles à étiqueter, accompagnés d'une grande fatigue et de douleurs musculaires et articulaires chroniques, comme nos enquêtes sur ce vaccin l'ont montré depuis cinq ans. Ces malades vont peut-être pouvoir enfin trouver une explication à leurs problèmes, en s'adressant aux spécialistes de la MFM. En outre, tous ceux qui sont atteints de SEP ou d'une maladie auto-immune après vaccin hépatite B ont eux aussi intérêt à vérifier s'ils ne sont pas simultanément atteints de MFM et d'une intoxication à l'aluminium qui serait la cause ou l'une des causes de leur maladie. Une enquête épidémiologique s'impose comprenant notamment une biopsie musculaire au niveau du deltoïde et la recherche d'une hyperactivation immunitaire. Selon le Pr Gherardi, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé et l'Institut national de veille sanitaire s'y préparent, en collaboration avec les laboratoires Aventis-MSD et l'OMS.

Un lien de causalité étant désormais établi, lorsque l'affaire sera rendue publique, il sera difficile à l'administration et aux tribunaux de laisser les victimes sans indemnisation. Difficile aussi de continuer à cacher que tout a été fait pour étouffer les travaux des chercheurs qui dénonçaient depuis trente ans la toxicité de l'aluminium. Sans attendre des études supplémentaires, le principe de précaution doit conduire à la suspension immédiate des vaccinations obligatoires avec les vaccins à base d'aluminium.

Régis Pluchet

(1) Le Lancet est l'une des grandes revues médicales de référence au niveau international.
(2) Les macrophages sont des cellules chargées d'éliminer les substances étrangères à l'organisme (microbes ou produits toxiques).

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Une association de
malades atteints de
myofasciite à macrophages

La myofasciite à macrophages est-elle une maladie grave? " Les troubles ne s'aggravent pas ", déclare ci-contre le Pr Chérin.

Ce n'est pas l'avis de plusieurs malades qui viennent de se regrouper dans une association. " La maladie est comme un yoyo : les troubles vont et viennent. Et il est difficile de se prononcer sur leur gravité, car elle semble préparer le terrain à des maladies plus graves, comme la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde ou d'autres maladies auto-immunes ", explique Christelle qui s'est fait vacciner contre l'hépatite B en 1990, alors qu'elle était secrétaire médicale.

Les premiers troubles sont apparus après le rappel en 1991. Au début, les médecins avaient pensé à une sclérose en plaques et les examens neurologiques montraient des lésions de la moelle épinière. Mais ces lésions ont disparu. Aujourd'hui, Christelle fait partie des personnes diagnostiquées pour MFM. Mais elle craint, comme beaucoup d'autres, que son état n'évolue vers une maladie plus grave. Il n'y a pas actuellement de traitement efficace de la MFM, même si des traitements, à base de corticoïde notamment, peuvent en améliorer les symptômes.

Certains malades se retrouvent dans des situations très difficiles, à cause de leur état de santé et des difficultés économiques et sociales qui peuvent en résulter (perte d'emploi, incompréhension de l'entourage). Tout en collaborant avec le Revahb, plusieurs d'entre eux envisagent donc de créer une association et l'un d'eux propose un site Internet, pour mettre les expériences en commun.
Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages, c/° Christelle Dupont, 17, rue des Alènes, 37380 Reugny.
Tél. : 02 47 52 28 18.

http://didier.douchet.free.fr/myofasciite.htm

 

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