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FEVRIER 2001

Effets secondaires du vaccin hépatite B
Seize thèses de médecine
en apportent la preuve

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vaccin hépatite B
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Ces thèses confirment bien les très nombreux effets secondaires du
vaccin contre l'hépatite B.
L'une d'entre-elles va même jusqu'à remettre en cause son obligation ! Audacieux pour des études qui ont la caution de professeurs
de renom.

 

 

 

Depuis cinq ans, au moins seize thèses (quinze thèses de doctorat en médecine et un mémoire de fin d'études de neurologie) ont été consacrées aux effets secondaires du vaccin hépatite B. Ces études, qui allient un travail de recherche à l'observation de différents cas, représentent un apport considérable pour mieux cerner les effets (et les méfaits) de ce vaccin. Réalisées dans les hôpitaux de plusieurs grandes villes (Amiens, Bordeaux, Lille, Limoges, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Paris, Reims, Rennes, Toulouse), elles montrent que les mêmes problèmes se retrouvent dans toute la France.
Si l'on prend en compte l'ensemble des études, le nombre de cas observés et étudiés - une centaine - est relativement important. S'y ajoutent plusieurs dizaines de cas non retenus pour des raisons statistiques. En outre, certaines de ces thèses dressent un inventaire très " fouillé " des effets secondaires du vaccin décrits dans la littérature médicale internationale. Si les troubles neurologiques sont les plus fréquents (et les seuls étudiés parfois), la variété des maladies auto-immunes et autres effets secondaires (observés aussi bien dans les services autres que la neurologie où travaillent les auteurs de ces thèses que dans la littérature médicale) correspondent aux maladies décrites dans les témoignages que notre journal a publiés depuis 1995 : troubles cutanés, hépatiques, sanguins, polyarthrites, lupus, vascularites, périartérite noueuse, etc. Dans les cas observés, les atteintes sont souvent sévères ; si certaines régressent après traitement en milieu hospitalier mais d'autres sont durables, un décès ayant même été observé.


Il est difficile pour les auteurs de se prononcer de manière décisive sur la responsabilité du vaccin. Mais la confrontation des données cliniques (et notamment les aggravations après une ou plusieurs nouvelles injections du vaccin), des analyses biologiques et des examens spécialisés (scanner, IRM, électroencéphalogramme) permet dans de nombreux cas de conclure à l'imputabilité de la vaccination, c'est-à-dire à sa responsabilité vraisemblable, même si cette responsabilité paraît parfois douteuse. En dehors de quelques cas où ce sont les conservateurs (mercure, formaldéhyde) ou l'adjuvant de l'immunité (aluminium) qui sont directement en cause, c'est l'antigène vaccinant lui-même qui semble le plus souvent être la cause ou le facteur déclenchant des troubles.

Les auteurs sont prudents dans leurs conclusions sur la responsabilité du vaccin, une prudence visiblement " diplomatique " vis-à-vis du jury. Tous estiment que la vaccination reste nécessaire, mais demandent de plus grandes précautions d'emploi, une prise en compte de nouvelles contre-indications et des études épidémiologiques plus larges (ces thèses ont été rédigées, pour la plupart, avant le changement de stratégie vaccinale décidé par Kouchner, fin 1998). L'importance des contre-indications pour les sujets ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladies neurologiques est particulièrement soulignée par la Dr Catherine Bougniot. Dans sa thèse de plus de 200 pages, présentée dans le cadre d'une spécialisation en médecine du travail, Mme Bougniot note que ces contre-indications posent un problème pour les personnels de santé pour qui la vaccination est obligatoire, dans la mesure où ils risqueraient ainsi d'être déclarés inaptes à leur emploi. Elles conclut donc en remettant en cause cette obligation. Une conclusion hardie qui prend d'autant plus de poids, lorsque l'on sait que cette thèse repose sur l'analyse minutieuse de huit cas observés dans la Fédération de neurologie de l'hôpital parisien de la Salpêtrière où, depuis cinq ans, sont suivis de très nombreux cas de maladies neurologiques après vaccination hépatite B. Le Pr Lyon-Caen, chef de ce service, et le Dr Goût (qui a, selon l'auteur de la thèse, " une grande expérience des pathologies neurologiques postvaccinales ") figuraient d'ailleurs parmi les membres du jury.


Régis Pluchet


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