Alternative
Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
1- Faut-il attendre de ne plus avoir d'autres choix pour demander
le statut de travailleur handicapé (TH) ?
Pour la plupart
des gens, " travailleur handicapé " est synonyme
de personne invalide, diminuée Il faut sortir de
cette image négative. Le statut de travailleur handicapé
concerne toute personne qui, à cause d'un problème
de santé quel qu'il soit, rencontre des difficultés
pour trouver ou conserver une activité professionnelle.
Cela ne concerne pas seulement les cas graves et invalidants.
Ce statut n'est pas une condamnation, mais un moyen. Car il a
une valeur incitative pour les employeurs (prime à l'embauche,
exonérations de charges) ; une valeur de soutien qui permet
d'obtenir le financement des adaptations nécessaires du
poste de travail ; et enfin une valeur de protection en cas de
licenciement (indemnités doublées).
Non seulement il est conseillé de demander le statut dès
l'apparition des signes de handicap, mais il faut le faire le
plus tôt possible ; au moins pour bénéficier
de meilleures conditions de travail. Et ce, avant que le handicap
ne s'aggrave.
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Une fois acquise une situation professionnelle " stable ",
faut-il garder ce statut ?
Être
" TH " n'oblige pas à être employé
en tant que " TH ". Ce statut peut n'être utilisé
que pour le financement du matériel ou en cas de licenciement.
Si une personne handicapée trouve un emploi sans faire
état de son statut, tant mieux pour elle. Mais, une fois
le statut obtenu, il est conseillé de le garder : il est
plus facile de le faire renouveler à échéance
que de refaire une demande.
Qui
fait quoi ?
Outre la
Cotorep, par laquelle le " TH " fait un passage obligé,
il existe pour lui d'autres interlocuteurs.
le Médecin du Travail
Le rôle
du médecin du travail est souvent mal perçu. En
tant que salarié, il peut faire l'objet de pressions. Néanmoins
il est, comme tout médecin, soumis au secret professionnel.
Face à un problème de santé, tout travailleur
peut le consulter.
De par sa formation et sa connaissance de l'entreprise, il est
à même de comprendre l'incidence du problème
évoqué et d'envisager les aménagements susceptibles
d'être réalisés. C'est également à
lui qu'il incombe de dépister les pathologies d'ordre professionnel
et d'en préserver les salariés. Il intervient aussi
lors de l'embauche d'un travailleur handicapé. Il doit
participer à la définition de l'emploi, à
la recherche des aménagements éventuels du poste
de travail, et recevoir les candidats pour évaluer leur
aptitude à la fonction proposée. Il doit ensuite
assurer un suivi, pouvant déboucher sur d'autres aménagements,
tant dans le rythme que dans les conditions de travail. Il assure
le lien entre les différents acteurs de l'entreprise :
patron et cadres, mais aussi collègues, commission hygiène
et sécurité, syndicats Il faut que, à
chaque étape du processus de maintien à l'emploi
ou à l'insertion professionnelle, il agisse en étroite
coordination avec les structures qui accompagnent le handicapé
: EPSR, associations.
l'EPSR - Cap Emploi
(Équipe
de préparation et de suite de reclassement)
C'est la loi de 1975 qui a prévu l'existence d'une EPSR
dans chaque département : liste sur 3614 FIPH (0,45F/mn).
Appelées ici AIPTH (voir interview), ailleurs Ohé-Prométhée,
etc., ces associations sont, depuis l'an dernier, réunies
sous l'appellation Cap-Emploi. Quand la Cotorep prend une décision
d'orientation pour un travailleur handicapé, elle transmet
son dossier aux EPSR-Cap Emploi.
Mais toute personne reconnue " TH " peut fait appel
d'elle-même à l'EPSR pour être conseillée,
entreprendre des démarches, monter des dossiers de financement
(formation, aménagement poste, aides diverses), etc.
Comme elles assument une mission de service public, les EPSR doivent
garder une certaine neutralité.
Leur rôle est complémentaire de celui rempli par
les associations de défense des handicapés, type
FNATH.
Pour ne pas se perdre dans les méandres des procédures,
il vaut mieux contacter une association dès que se pose
un problème de santé et d'emploi. Son rôle
est irremplaçable et complémentaire de celui de
l'EPSR.
l'AGEFIPH
Association
pour la gestion des fonds d'insertion des personnes handicapées
(Agefiph). Regroupant des travailleurs et des employeurs, elle
gère les taxes versées par les entreprises de plus
20 salariés qui n'emploient pas de handicapés. Elle
est structurée en délégations régionales
: liste sur 3614 FIPH- 0,45 F/mn). Bras armé (financier)
du maintien dans l'emploi du " TH ", elle a mission
d'analyser les situations, d'impulser des programmes d'action,
de contrôler leur réalisation et d'en évaluer
les effets. Elle ne peut intervenir dans les domaines relevant
de la protection sociale.
Elle intervient pour :
l'octroi de primes à l'embauche d'un handicapé ;
le financement d'aménagement du poste de travail ;
le financement d'actions de formation : bilan de compétence,
mise à niveau, redynamisation, formation professionnelle,
etc. ;
le soutien de l'insertion : une personne handicapée peut
obtenir 50 000 F (maximum) d'aides techniques auxquels s'ajoutent
éventuellement 2 500 F pour apprendre à les utiliser
ou bénéficier de l'aide d'un auxiliaire professionnel
pendant un an (non renouvelable) ;
la création d'entreprise : subvention (maximum 70 000 F)
- formation à la gestion (maximum 250 heures) - participation
au suivi de l'entreprise
L'Agefiph est réputée d'un accueil ouvert et d'une
grande rigueur sur le plan financier. Pour ne pas gaspiller ses
droits à financement, il convient de bien réfléchir
avant de faire une demande. L'étude des besoins doit être
faite avec l'EPSR.
la FNATH
La Fédération
nationale des accidentés du travail et handicapés
est une association (loi 1901) reconnue d'utilité publique.
Elle est organisée en sections départementales qui
figurent dans les pages jaunes de l'annuaire.
Elle joue un rôle de :
représentation des handicapés : elle est en particulier
présente dans les Cotorep ;
revendication : elle mène des actions pour faire évoluer
la réglementation et son application. Elle demande par
exemple la retraite à 55 ans pour les handicapés,
une meilleure prévention des risques professionnels, l'accessibilité
des lieux publics ou privés ;
conseil et soutien pour monter les dossiers, les défendre,
faire appel des décisions ;
service juridique : elle a capacité légale de représenter
ses adhérents devant les juridictions compétentes
du travail et de la Sécurité sociale ;
publie un journal bimestriel À part entière.
Entreprises
protégées
La loi a
prévu l'existence d'entreprises réservées
aux personnes handicapées. L'affectation d'un handicapé
dans ces établissements dépend d'une décision
d'orientation de la Cotorep. Ces entreprises protégées
sont de deux types :
Les CAT ou Centres d'aide par le travail : prévus pour
accueillir les handicapés dont le rendement est inférieur
au tiers de celui d'un travailleur normal. Les CAT sont en fait
à la fois des centres médico-sociaux et des structures
de travail. Il en existe 1 300 en France, employant 89 000 handicapés
encadrés par 18 000 agents. Ils accueillent deux types
de public : les jeunes adultes sortant d'éducation spécialisée
; les adultes atteints tardivement par un handicap ;
Les AP ou Ateliers protégés : destinés à
recevoir des personnes dont le rendement est inférieur
à la normale, mais supérieur au tiers. Il en existe
480, recevant 16 000 handicapés. Ils se rapprochent plus
d'entreprises normales, fournissent des emplois durables ou qui
servent d'étape avant la réinsertion en milieu ordinaire.
CAT et AP génèrent parfois leur propre activité
(de jardinage, d'horticulture, de parc de loisir, d'atelier spécialisé
dans les fournitures de cuir pour
équitation ) ou travaillent en sous-traitance avec
des entreprises qui remplissent ainsi l'obligation qu'elles ont
de faire
travailler des handicapés (lire page 25).
Plus de 100 000 personnes handicapées trouvent dans les
entreprises protégées la dignité d'une activité
professionnelle !
la
fonction publique
Comme les
entreprises privées, les entreprises publiques sont soumises
à la loi de 1987 et ont l'obligation d'employer des handicapés,
à hauteur de 6 % de la masse salariale. Dans les faits,
ce quota n'est atteint qu'à hauteur de 3,1 % !
La fonction publique regroupe trois catégories d'entreprises
: État, collectivités territoriales (région,
département, commune, etc.), secteur hospitalier. Pour
y accéder, les handicapés peuvent suivre trois filières
d'accès :
Les concours ordinaires ;
Les emplois réservés pour les catégories
B, C et D de la fonction publique. Chaque candidat peut solliciter
plusieurs emplois dans des catégories différentes,
mais il sera obligé d'accepter le premier poste qui se
trouvera libéré ;
Le recrutement par contrat pour les catégories A, B, C
de la fonction publique : c'est la voie la plus souple, mais aussi
la moins sûre car elle dépend de lignes budgétaires
non fixes.
Certaines administrations ont des fonctionnements spécifiques,
telle l'Éducation nationale où les candidatures
sont examinées par une commission rectorale (régionale)
pour un handicap inférieur à 80 %, et par une commission
nationale au-delà.
Il existe un " correspondant handicap " dans chaque
ministère. Un fonds d'intervention pour l'accessibilité,
dépendant des services du Premier ministre, peut financer
les aménagements de postes de travail.
Adresses
et Bibliographie
Centre technique national d'études
et de recherches sur les handicaps et les inadaptations (CTNERHI)
236 bis, rue de Tolbiac, 75013 Paris. Tél. : 01 45 65 59
24 ; fax : 01 45 65 44 94.
Un très bon centre de documentation qui publie différents
ouvrages et Handicap, revue de sciences humaines et sociales ;
en particulier trois dossiers professionnels de grande qualité
:
* La formation professionnelle des personnes handicapées
(mai 1999, 110 F) ;
* L'intégration professionnelle des personnes handicapées
(le travail en milieu ordinaire, septembre 1999, 90 F) ;
* L'intégration professionnelle des personnes handicapées
(les aides à l'emploi, février 2000, 90 F).
Annuaire de l'orientation et de la formation
pour l'insertion des personnes handicapées
publié par la Fédération des associations
gestionnaires et des établissements de réadaptation
pour handicapés (Fagerth) 14, rue de la Tombe-Issoire,
75014 Paris. Tél. : 01 45 89 14 07 ; fax : 01 45 89 45
01.
Guide Neret pour les handicapés,
sous la direction de Jean-Michel Rêve, éd. Lamarre,
1993, (épuisé).
Journaux
et revues
Être, handicap information, bimestriel 5, villa Wagram-Saint-Honoré,
75008 Paris. Tél. : 01 40 68 07 04 ; fax : 01 40 68 03
81.
En particulier Le Guide de l'emploi 2000, n° double oct.-déc.
1998, 50 F.
Faire face, mensuel, magazine de l'Association des paralysés
de France.
17 bd, Auguste-Blanqui, 75013 Paris. Tél. : 01 40 78 27
09 ; fax : 01 40 78 69 33. E-mail : faire-face @wanadoo.fr - http://www.apf.asso.fr
Agefiph (Association pour la gestion des fonds d'insertion des
personnes handicapées) 192, avenue Aristide-Briand, 92226
Bagneux cedex. Tél. : 01 43 11 01 11 ; fax : 01 46 11 00
12. 3614 FIPH (0,45 F/mn)
pour adresses délégations régionales, et
adresses des EPSR par département.
FNATH (Fédération nationale des accidentés
du travail et handicapés),
20, rue Tarentaise, BP 520, 42007 Saint-Etienne cedex 01. Tél.
: 04 77 49 42 42.
Adresses des délégations départementales
dans les pages jaunes de l'annuaire ou sur 3611.
Syndicat national professionnel des médecins du travail
12, impasse Mas, 31000 Toulouse. Tél. : 05 61 99 20 77
;
fax : 05 61 62 75 66.
Pour créer son entreprise :
Comité de liaison des boutiques de gestion (114 en 2000)
14, rue Delambre, 75682 Paris cedex 14. Tél. : 01 43 20
54 87. http://www.boutiques-de-gestion.com
Travail
intérimaire :
Manpower, 9, rue Jacques-Bingen, 75017 Paris. Tél. : 01
44 15 40 40. 3614 manpower. http://www.manpower.fr
Propose aux entreprises d'embaucher des TH en mission d'intérim
(3500 missions pour 1000 TH en 1999).
Fonction publique
Pour avoir
plus d'informations Secrétariat
d'État aux anciens combattants
Direction des statuts, des pensions et de la réinsertion
sociale (DSPRS), 8, rue Neuve-Bourg-l'Abbé, BP 552, 14037
Caen cedex. Tél. : 02 31 38 46 25.
Ministère
de l'Économie et des Finances, cellule de
recrutement et d'insertion des personnes handicapées, Direction
du personnel,
120, rue de Bercy, 75572 Paris cedex 12. Tél. : 01 53 18
22 58 ; fax : 01 53 18 37 42.
C'est le seul service ministériel ayant pour mission spécifique
de faciliter l'insertion des TH. Il diffuse un Guide pour l'emploi
des personnes handicapées dans la fonction publique.
Concours de la fonction publique
consultable sur plusieurs services télématiques
Journal Officiel : 3616 JOEL
Onisep : 36 15 OnisepCONC. www.fonctionpublique.gouv.fr
Association
pour le développement du télétravail et de
la téléformation (ANDT), : www.andt.org
01 48 56 02 15
Association
française du télétravail et des téléactivités
(AFTT), 6, rue Ernest-Gaugiran, BP 34, 41600 Lamotte-Beuvron.
Tél. : 02 54 96 61 61 ; fax 02 54 88 19 19. Site internet
: http://www.aftt.net
AFPA, formations télétravail avec la Cotorep.
Tél. : 01 55 25 18 00.