Alternative
Santé - L'Impatient,
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Les
deux études qui prétendent innocenter le vaccin
hépatite B ne répondent pas aux questions qui se
posent, nous déclare le Pr Bégaud. De son côté,
le Pr Gherardi nous confirme la responsabilité de l'aluminium
des vaccins
et annonce le démarrage d'une étude épidémiologique.
La responsabilité
du vaccin hépatite B est indéniable, comme le soulignent
ci-dessous,
chacun dans son domaine, deux experts : le Pr Bernard Bégaud,
vice-président de la Commission nationale de pharmacovigilance,
et le Pr Romain Gherardi, spécialiste des maladies musculaires,
chef du service de l'hôpital Henri Mondor, à Créteil.
Inoffensif,
le vaccin hépatite B ? C'est ce que laisse entendre le
New England Journal of Medecine (NEJM), l'un des magazines médicaux
les plus réputés au monde. Et cela, au moment, où
notre magazine publiait des révélations sur la responsabilité
de l'aluminium dans les effets secondaires du vaccin hépatite
B (voir Alternative Santé - L'Impatient, février
2001). Ignorant les questions posées au sujet de l'aluminium
par l'OMS, ignorant aussi l'étude sur les maladies auto-immunes
après vaccination contre l'hépatite B chez les enfants,
publiée par son confrère Annals of Epidemiology
(n° 1, 2001), le NEJM prétendait, dans son édition
du 1er février, opposer la voix de la science à
celle du doute, avec deux études déclarant innocenter
le vaccin hépatite B.
Des
études sponsorisées par les labos fabricants les
vaccins !
La première,
dirigée par le Pr Confavreux, chef du service de neurologie
du CHU de Lyon, étudie les effets des vaccinations (cinq
vaccins dont le vaccin hépatite B) sur 600 personnes déjà
atteintes de SEP (sclérose en plaques) et conclut : "
Nous n'avons observé aucune augmentation du risque de poussée
à la suite d'une vaccination. " La seconde, du Dr
Ascherio, de l'École de santé publique de Harvard,
porte sur des infirmières américaines et conclut
de son côté : " Il n'existe aucune association
entre le vaccin hépatite B et le développement d'une
sclérose en plaques. "
La grande
presse et la presse médicale françaises ont fait
grand cas de ces études. Quelques articles apportent des
réserves, mais dans l'ensemble c'est l'idée de l'innocuité
du vaccin qui prime. En dehors de deux exceptions notables, TF1
(Corinne Lalo) et le Progrès de Lyon (Catherine Cognard),
la presse a préféré ignorer nos révélations.
Le Pr Bégaud
montre les failles des deux études publiées par
le NEJM. Il se demande si les chiffres de la seconde ne sont pas
manipulés. On notera d'ailleurs que les deux études
ont bénéficié de fonds des fabricants de
vaccins, la première en provenance des laboratoires Aventis
Pasteur-Mérieux et la seconde des laboratoires Merck, associé
américain de Pasteur-Mérieux.
Simple
coïncidence ?
De son côté,
le Pr Gherardi nous apporte des précisions sur la responsabilité
de l'aluminium des vaccins, et tout particulièrement celui
des vaccins hépatite B, dans l'apparition d'une nouvelle
maladie : la myofasciite à macrophages (interview ci-contre).
Le Pr Gherardi va publier dans quelques semaines un article sur
les maladies neurologiques graves et l'aluminium, dans une revue
internationale (Brain, mai 2001), et ses travaux ne laissent guère
de doute sur la responsabilité de celui-ci dans certains
cas de sclérose en plaques et de maladies auto-immunes
consécutives à cette vaccination. Certes, une étude
épidémiologique large est nécessaire pour
confirmer tout cela. L'OMS avait demandé, dès octobre
1999, à l'Agence française des produits de santé
et à l'Institut français de veille sanitaire d'organiser
cette étude. Nous nous étonnions dans notre numéro
de février que rien n'ait été fait depuis.
Le Pr Gherardi nous annonce que le démarrage de cette étude
est imminent (lire ci-dessous). Nous y sommes sans doute pour
quelque chose (et TF1 aussi). Ne relâchons pas la pression.
R. P.