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Du 2 au 10
décembre 2000, dans le cadre du Programme des Nations unies
pour l'environnement (PNUE), la Conférence internationale
de Johannesbourg s'est intéressée notamment à
huit pesticides (1). Le point avec François Veillerette,
président du MDRGF.
ALTERNATIVE
SANTÉ - L'Impatient : Vous réclamez des études
sur les pesticides et les autres polluants ?
François
Veillerette :
Oui. Mais le nombre d'études à réaliser est
considérable. Il existe plus de 200 000 produits chimiques
à étudier. Les écotoxicologues devraient
étudier environ 280 milliards de combinaisons de produits
potentiellement dangereux et les espèces menacées
par eux.
Que
faire dès aujourd'hui ?
Nous devons
nous baser sur le principe de précaution en cas d'incertitude.
À Johannesbourg, les ONG (organisations non gouvernementales)
se sont démenées pour défendre ce principe.
Des pays comme les États-Unis ou le Canada ne voulaient
pas en entendre parler. L'Union européenne a défendu
une position plus proche de la nôtre.
Comment
se sont conclues les négociations ?
Un compromis
entre les positions des uns et des autres a pu donner lieu à
un accord. Le principe de précaution figure dans le préambule,
dans les objectifs, ainsi que dans un article de l'accord final.
Pour les POP, les ONG ont obtenu que l'accord stipule qu'il faut
les " réguler dans le but d'obtenir leur élimination
". Elles ont pesé en faveur de l'élaboration
d'instruments juridiques plus contraignants. Il faut renforcer
les lois dans ce domaine et les faire respecter.
Propos recueillis par R. B.
(1) Ces huit
pesticides sont : l'aldrine, la chlordane, l'heptachlore, le dieldrine,
l'endrine, le mirex, le toxaphène et le DDT.
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