Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 

 

 

 

AVRIL 2001

La parole des "non-citoyens"

Pesticides
Air et eau pollués
Interview
Hépatite B:
Manipulations
Pr B. BEGAUD
Pr R. GHERARDI
Etudes
DOSSIER
PROBLEMES PSY
Aides et soins psy
Témoignage
Entraide
Psy au logis
Traitements naturels
Schizophrénie
Les 18-25 ans
Méditation et psychothérapie
Fiches pratiques
.... ...............................
Parents et hôpital
Tchernobyl
Terre et humanisme
   

 

 

 

 

Les patients de la psychiatrie n'ont jamais été considérés comme des patients et des citoyens comme les autres. Leur voix demeurait couverte par celles des pouvoirs publics, desprofessionnels, des groupements familiaux… Des associations de patients ont enfin vu le jour. Rencontre avec la présidente de la Fnap Psy.

 

 

La Fnap Psy (Fédération nationale des associations d'ex-patients en psychiatrie) a été créée en 1992. " Elle a pour but de regrouper les associations d'usagers, explique Claude Finkelstein, sa présidente, et de favoriser leur information. Elle doit en susciter et aider d'autres. Notre fédération vise à changer, enfin, le regard de chacun sur ce qui est appelé la "maladie mentale"."
Seize associations font aujourd'hui partie de la Fnap Psy. " Elles ont un but d'entraide entre patients, dit Claude Finkelstein. Elles leur permettent de parler de ce qu'ils subissent et de ce qu'ils ressentent. " Échanger des informations utiles, parler de ses difficultés, cela aide des personnes souvent fragiles à mieux naviguer dans la " jungle " des institutions et des professionnels " psy ".

Respecter les droits du patient

La Fnap Psy tente aussi de faire respecter les droits des patients en santé mentale. Le 8 décembre 2000, la " Charte de l'usager en santé mentale " était signée par Claude Finkelstein, Jacques Lombard et le secrétariat d'État à la Santé.
Cette charte rappelle le droit à l'information du patient et de ses proches. Elle prône le consentement éclairé et la participation active du patient aux décisions le concernant. Fait plus neuf encore, elle souligne que le patient " peut s'estimer lésé " et donc mener une action en justice.

Prévenir le pire

Les personnes présentant une forte souffrance psychique, avec ou sans troubles manifestes, ont droit à une aide appropriée. Or les lieux où la trouver sont moins identifiables ou accessibles que pour les maladies comme un rhume ou une jambe cassée. " Nous réclamons des centres médico-psychologiques (CMP) faciles à trouver, précise Claude Finkelstein. Accéder aux consultations, en ville, doit être aisé. Le premier contact de nombreux patients avec les soignants ne passe pas par le CMP, mais par une hospitalisation brutale. Nous préférons qu'il puisse se rendre à une consultation au CMP quand "ça ne va pas trop bien", plutôt qu'aux urgences ou à l'hôpital lors d'une crise grave. Les CMP devraient "faire de la pub" à travers les mairies, comme dans les lycées. Ils devraient organiser des "journées portes ouvertes" où chacun pourrait poser des questions aux soignants. Chacun doit pouvoir dire : "Pourquoi ne pas aller en parler" ? "

Les associations de patients réclament aussi une information " adaptée, claire et loyale ". " Les usagers souhaitent comprendre les soins et le suivi qui leur sont proposés, poursuit Claude Finkelstein. Ils souhaitent comprendre de quoi ils souffrent, même s'il n'existe pas toujours des certitudes absolues dans ce domaine. Le psychiatre doit au moins dire ce qu'il en pense et avancer un diagnostic probable. Ne rien nous dire est abominable. "
Les traitements éventuels méritent tout autant des explications. " Les patients doivent être informés des avantages escomptés comme des effets secondaires des médicaments préconisés, afin de pouvoir en discuter. Il y a souvent des risques d'effets secondaires dont on ne dit rien. " La Fnap Psy est également favorable à l'accès direct au dossier médical, le secret médical n'étant pas opposable au patient.

Richard Belfer

Abonnement Gratuit à la News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour

Accueil - Dossiers - S'abonner - Email - Livres conseillés - Forum - News letter -
Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2002